Des cols bleus de la Ville de Rimouski viennent en renfort à la buanderie de la clinique COVID-19 installée à l'intérieur du Colisée Financière Sun Life.
Des cols bleus de la Ville de Rimouski viennent en renfort à la buanderie de la clinique COVID-19 installée à l'intérieur du Colisée Financière Sun Life.

COVID-19: 29 personnes guéries sur 34 cas au Bas-Saint-Laurent

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
MATANE – Sur les 34 personnes qui ont été infectées par la COVID-19 au Bas-Saint-Laurent, 29 d'entre elles en sont guéries. C'est le bilan qu'a dressé, mardi, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent, qui n'a enregistré aucun nouveau cas depuis onze jours.

Ces statistiques placent le Bas-Saint-Laurent au premier rang, per capita, des régions les moins affectées par la maladie à coronavirus. Notons toutefois que le CISSS refuse de fournir le nombre de tests réalisés à ce jour au Bas-Saint-Laurent. Sur les 34 cas, une personne est décédée et, parmi celles qui ne sont pas rétablies, l'une est hospitalisée à l'extérieur de la région et trois autres sont en isolement à la maison.

Des cols bleus en renfort

Devant le manque de personnel affecté à la buanderie de la clinique COVID-19, installée au Colisée Financière Sun Life de Rimouski, le CISSS du Bas-Saint-Laurent a lancé un appel auprès de la Ville de Rimouski afin d'avoir du renfort. L'administration municipale a répondu favorablement en déléguant deux de ses ouvriers qui, sur une base volontaire, ont accepté de participer à l'effort régional dans la lutte contre le virus. Qualifiant l'initiative de louable, le conseiller du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Yanick Proulx, indique qu'il n'est pas exclu, en fonction de la demande, que des effectifs additionnels soient déployés dans les prochaines semaines, voire dans les prochains jours.

«Il semble que la personne qui était à la buanderie n'avait personne pour la relever, explique le conseiller syndical. Elle faisait 55 à 60 heures par semaine depuis le début de la crise, quasiment sept jours sur sept. Il s'agit de laver tout ce qui est utilisé dans la journée à la clinique COVID par ceux qui font passer des tests.» Les employés utilisent la laveuse et la sécheuse qui sont déjà à l'intérieur de l'amphithéâtre et qui appartiennent au club de hockey L'Océanic. Le buandier régulier du CISSS travaille de jour et les deux employés de la Ville sont à l'oeuvre cinq soirs par semaine pour une durée indéterminée.

Ces travailleurs municipaux n'avaient pas été mis à pied, mais leurs tâches avaient été allégées en raison de la crise sanitaire. L'un des deux, qui a un statut de surnuméraire, était appelé à faire différentes besognes. Quant à l'autre col bleu, il s'agit d'un employé qui travaille déjà au sein des arénas. «Ils sont dans les installations de la Ville, mais ils sont réquisitionnés par le CISSS, précise M. Proulx. Ils ont leur salaire habituel de la Ville.» Le porte-parole du SCFP salue le caractère innovant de la Ville de Rimouski qui, contrairement à d'autres municipalités, n'a pas mis ses employés à pied «pour sauver de l'argent».