C’est le 13 septembre qu’Anthony Ricard Bérubé connaîtra le sort qui lui sera réservé par la justice.

Conduite dangereuse ayant causé la mort: les dés sont jetés pour Anthony Ricard Bérubé

MONT-JOLI — Les dés sont jetés pour Anthony Ricard Bérubé, dont le procès s’est terminé mercredi au palais de justice de Mont-Joli. L’individu de 21 ans est accusé de conduite dangereuse ayant causé la mort d’un résident de Québec, André Fortier, qui était âgé de 70 ans. L’accident est survenu le 29 mai 2018 à Saint-Simon, près de Trois-Pistoles. C’est à la mi-septembre que le prévenu connaîtra le sort qui lui sera réservé par la justice.

Selon le service du greffe du palais de justice de Mont-Joli, la poursuite a fait entendre onze témoins, dont un reconstitutionniste en collisions de la Sûreté du Québec. La preuve a été close mercredi après que la défense eut fait témoigner l’accusé, qui a ensuite dû se prêter au contre-interrogatoire de la Couronne. Anthony Ricard Bérubé a soutenu la thèse qu’il avait fait valoir au Soleil le lendemain de l’accident, soit celle voulant qu’il se soit endormi au volant. 

Conduite dangereuse

Pour la poursuite, la thèse du sommeil momentané n’est pas plausible. La Direction des poursuites criminelles et pénales (DPCP) croit plutôt qu’il s’agit d’une manœuvre de dépassement ou d’une tentative de dépassement dans un moment d’inattention. «La collision qui a été fatale a été précédée sur plusieurs kilomètres à partir de l’est du village de Saint-Fabien, rappelle la procureure de la Couronne, Me Julie Gagné. Plusieurs témoins ont vu le véhicule conduit par monsieur à haute vitesse et en train d’effectuer des dépassements ou des tentatives de dépassement qu’ils ont jugé dangereux. Ils sont venus en témoigner. La poursuite allègue que cette façon de conduire, sur les nombreux kilomètres précédant l’impact fatal, est une preuve circonstancielle valable et fiable.»

Selon le DPCP, «le reconstitutionniste est venu témoigner que le véhicule de l’accusé était totalement dans la voie inverse lorsqu’il a eu un impact avec un véhicule de marque Chevrolet Cruze, faisant en sorte que le véhicule de l’accusé a été déporté et a fait un tonneau pour atteindre le deuxième véhicule, soit celui de la victime décédée». Pour Me Gagné, c’est une «totale responsabilité factuelle». Mireille Pouliot était au volant de la Chevrolet Cruze. Selon la procureure de la Couronne, «elle est venue témoigner que des douleurs cervicales et au dos étaient apparues plus tard». 

Le Soleil a tenté d’obtenir la version de la Défense, mais Me Caroline Bérubé n’a pas retourné nos appels. Le juge Richard Côté a pris le dossier en délibéré et rendra sa décision le 13 septembre au palais de justice de Rimouski.

Au moment de l’accident, Anthony Ricard Bérubé, qui est originaire de Sainte-Angèle-de-Mérici, près de Mont-Joli, retournait à Drummondville, où il travaillait depuis quatre mois pour une entreprise de remorquage. Anthony Ricard Bérubé est sans antécédent judiciaire.