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L'entrepreneure et stratège en communications de Gaspé Marie-Claude Brière
L'entrepreneure et stratège en communications de Gaspé Marie-Claude Brière

Cinq questions à l'entrepreneure Marie-Claude Brière: «J’ai horreur des webinaires Zoom»

Simon Carmichael
Simon Carmichael
Initiative de journalisme local - Le Soleil
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Rencontre avec l'entrepreneure et stratège en communications de Gaspé Marie-Claude Brière dans le cadre de notre série «Cinq questions à». Entretien avec cette femme dynamique à la tête de l'agence-conseil mcbrière, qui se spécialise dans le soutien aux entreprises, notamment pour la gestion de leurs réseaux sociaux et de leurs stratégies d'affaires.

Étant donné votre large champ d'expertise. Pourriez-vous nous expliquer un peu en quoi consiste votre emploi?

Je suis stratège sénior en communication et en gestion. Essentiellement, j’aide les entreprises dans leurs stratégies de communication et pour la gestion. Autant pour les relations de presse que les colloques et les médias sociaux. Je fais des plans de match pour aider les entreprises à bien communiquer à mon compte depuis 14 ans. Je suis aussi gestionnaire de médias sociaux.

Même avant la pandémie, votre travail était axé sur les technologies de télétravail et d'efficacité. Comment est-ce que cette vague de nouveaux télétravailleurs a été perçue?

J’ai bien souri de voir tout le monde trouver ça le fun au tout début, et ensuite difficile. Il faut se rendre compte que travailler de la maison, c’est travailler. C’est un état d’esprit. Ça ne veut pas dire travailler et penser pouvoir poursuivre ses tâches ménagères. 

Il faut être capable de se mettre en mode travail. Ce qui n’a pas aidé, surtout les jeunes familles, ce sont les jeunes enfants. C’est impossible de bien travailler avec de jeunes enfants à la maison. Ça ne se fait pas, et ce sont surtout les femmes qui ont écopé. Ça a mené à de la surcharge de travail et parfois à des problèmes de santé mentale.

Ce qui nous manque encore en télétravail, surtout lors des multiples rencontres Zoom, c’est de faire des tours de tables pour briser la glace. On a oublié de faire le tour de notre monde, on est trop expéditif. On sort des réunions sans avoir connecté avec nos collègues, et en résolution de problèmes, on doit garder la connexion humaine pour sentir le pouls de nos équipes. On doit éviter de faire seulement des tâches, il faut recréer un environnement de travail. 

Qu'est-ce que les différentes entreprises et organismes ont réussi à tirer de la pandémie? Quelles façons de faire devraient-on conserver? 

Tout d’abord, dès le début il y a eu un amalgame. En se retrouvant en télétravail, on s’est ramassé dans des rencontres les unes après les autres, sans prendre de temps d’arrêt. On a besoin de mettre nos yeux sur autre chose qu’un ordinateur dans une journée. 

On s’est aussi rendu compte que les gens et les organisations rigides n’ont pas pu s’adapter. C’est une leçon de vie d’être agile, souple et adaptable en tant qu’entreprise. Tout le monde s’est rendu compte que malgré la pression de vouloir continuer, il fallait s’ajuster. Les structures rigides ne s’en sont pas sorties.

En étant agile, on peut sentir les choses et être créatif. Les entreprises sans plans se sont éparpillées, et  cela a mis en lumière les entreprises mal organisées. Avec les plans de match, les entreprises ont pris des opportunités, se rapprochant des projets futurs. Ils savaient où aller.  Il a fallu rapidement écrire, nommer et placer des choses. 

Vous avez organisé et participé à plusieurs conférences, rencontres et colloques, même en pandémie. Comment est-ce qu'on réussit à rendre ce genre de rencontres intéressantes sans le côté personnel? 

Tout d’abord, quand on monte des événements, il faut s’assurer de bien connaître nos intentions. Ensuite, on doit trouver le contenu, qui doit être de qualité. Il faut aussi avoir un contenant de qualité. On parle de pré-enregistrement, de visuels léchés, d’une vraie scène, de l’animation, des interactions un à un, etc. 

Le webinaire Zoom, j’ai horreur de ça. Je me dis ‘’enregistrez une vidéo et mettez ça sur Youtube’’. On n’a pas de dynamisme ni d’interactions. Ça vaut vraiment la peine de prendre 20 minutes pour présenter les gens. Il faut créer l’impression d’être dans un groupe. On monte un spectacle, une émission, pas un monologue. 

Comment est-ce que les médias sociaux ont changé depuis le début de la pandémie? 

Sur les réseaux sociaux, on a de plus en plus de réactions en instantané, sans recul. C’est un miroir de l’âme, et les gens ont peur en ce moment. Ça ne fait pas sortir le meilleur. Pour certains réseaux, c’est très difficile, mais pour d’autres c’est de plus en plus positif. Il faut se mettre dans de bons groupes d’entraide et d’échange, de bons réseaux qui nous passionnent. Il faut sortir des commentaires sous les publications du premier ministre.