La ministre Catherine McKenna est allée à la rencontre des travailleurs de l’usine Marmen de Matane.

Catherine McKenna en Gaspésie: «Ici, l’environnement et l’économie vont de pair»

MATANE — La ministre fédérale de l’Environnement et du Changement climatique est débarquée à Matane, mardi. À sa première visite en Gaspésie, Catherine McKenna s’est dite impressionnée par les solutions locales et régionales mises de l’avant en matière d’énergies renouvelables et de lutte aux changements climatiques. «Ici, l’environnement et l’économie vont de pair», a-t-elle constaté.

Après une rencontre privée avec la direction et une visite de l’usine Marmen de Matane, à laquelle la direction a interdit la présence des médias, la parlementaire a déclaré: «Marmen fait partie de la solution. C’est une compagnie qui crée de bons emplois. Il y a 175 emplois directs, ici, pour construire des éoliennes qu’on exporte aux États-Unis. Je vois beaucoup d’opportunités. La Gaspésie est un chef de file dans les éoliennes.» Avec les mesures restrictives du président Donald Trump en matière d’exportation vers les États-Unis, Mme McKenna a insisté sur l’importance de développer de nouveaux marchés, notamment avec l’Europe.

Elle s’est ensuite dirigée vers Saint-Ulric afin de constater les actions mises de l’avant par l’organisme Uni-Vert. Dans le but de combattre l’érosion des berges, l’organisme a planté de l’élyme des sables. «Quand il y a des tempêtes — et il y en a de plus en plus —, ça offre une protection naturelle, a constaté la politicienne. Ce sont des solutions qui marchent et qu’on peut exporter.»

La directrice du comité ZIP de l’Estuaire, Françoise Bruaux, avait apporté des exemples d’ordures, dont beaucoup sont en plastique, que son organisme ramasse lors de corvées de nettoyage des berges. «Le plastique est un gros problème, a rappelé la ministre de l’Environnement. Ça a un grand impact sur l’économie. Présentement, on mange pratiquement du plastique, parce qu’il se retrouve dans les poissons. Quand on est sur le bord de l’eau, dans un lieu où le tourisme est important, c’est un grand enjeu. Pour les pêcheurs aussi. Dans le contexte du G7, nous avons annoncé une charte pour s’attaquer à la pollution du plastique.»

Tournée gaspésienne

Avant de débarquer à Matane, Catherine McKenna avait visité les Îles-de-la-Madeleine, le parc Forillon et les Jardins de Métis. Visiblement sous le charme des vastes étendues sauvages de ces régions et du fleuve Saint-Laurent qu’elle appelait «l’océan», la ministre McKenna a souvent répété qu’elle trouvait la région très belle. Elle a dit souhaiter revenir avec ses trois enfants.

Avant de quitter la région, elle a lancé une invitation à tous pour prendre part au World CleanUp Day, le 15 septembre. L’objectif est de ramasser le maximum de déchets sauvages. La ministre de l’Environnement a terminé sa tournée par une visite de l’Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli, un centre de recherche de Pêches et Océans Canada.