La cathédrale de Rimouski sera transformée, tout en conservant un espace de culte de petite dimension.

Cathédrale de Rimouski: la fin d’une longue saga

RIMOUSKI — Plus de quatre ans après la fermeture de la cathédrale de Rimouski, l’archevêque a tranché : la cathédrale sera transformée pour en faire un lieu multifonctionnel, tout en conservant un espace restreint pour le culte. C’est ce qu’a fait savoir Mgr Denis Grondin lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée mercredi sous la surveillance d’agents de sécurité qui contrôlaient l’accès des visiteurs.

«C’est une conférence publique à huis clos, a justifié Mgr Grondin. Il y a eu différents téléphones qui nous disaient que ce serait plus simple si on n’avait pas à se préoccuper de cette dimension [la sécurité], si jamais quelqu’un arrivait et voulait forcer quelque chose. Ça nous stressait.» Il faut rappeler qu’au cours des dernières années, un bras de fer s’était engagé entre l’archevêque et certains groupes qui avaient une vision diamétralement opposée de celle du prélat et qui contestaient ses décisions. 

La partie qui demeurera sacralisée devrait passer de 800 à 200 places. Le siège de l’évêque sera ainsi conservé dans ce lieu de culte de petite dimension. La balance de l’espace sera dédiée à des projets sociaux, communautaires, culturels et/ou touristiques.

Alors que l’archevêché a toujours prêché qu’il n’avait pas d’argent pour réparer la cathédrale, Mgr Grondin change de discours : «L’archevêché contribuera financièrement de façon significative […] en assumant les coûts reliés à la partie qui sera réservée au culte». Il n’écarte pas la possibilité de vendre des terrains et des bâtiments pour financer le projet. L’archevêché se dit prêt à allonger des sommes se chiffrant dans les millions $. «Les terrains et le presbytère, on disait que c’était évalué à environ 1,5 million $», indique l’homme d’Église. Mgr Grondin s’engage aussi à conserver l’orgue dans le temple.

Nouvelle structure

La première étape de ce chantier est d’embaucher un chargé de projet. Celui-ci sera soutenu par un comité aviseur formé de gens issus des domaines patrimonial, architectural, touristique, socioculturel et religieux afin d’en arriver à un plan fonctionnel et technique.

Mgr Denis Grondin a pris ces décisions à la suite du dépôt du rapport de l’évêque auxiliaire de Québec, Mgr Marc Pelchat, qui avait été mandaté comme médiateur. Dans son rapport, Mgr Pelchat a soumis douze recommandations, dont celle de dissoudre la fabrique Saint-

Germain, celle-là même qui administre la cathédrale et son presbytère, pour en faire une structure administrative qui pourrait prendre la forme d’une coopérative, d’un condominium ou d’une corporation. «J’ai pu constater que la structure mise en place n’est pas opérante, ni efficace», critique Mgr Pelchat.

Le maire de Rimouski se montre satisfait des décisions prises par l’archevêque. «Pour une première fois depuis toute cette saga [...], j’ai vraiment l’impression que l’archevêché et Mgr Grondin prennent leurs responsabilités et ça, c’est une bonne nouvelle», se réjouit Marc Parent. 

Pour le maire, il est toutefois hors de question que s’installent dans la cathédrale des organisations qui viendraient «cannibaliser d’autres commerces ou la Salle Desjardins-Telus». L’élu ne sait pas encore si la Ville contribuera financièrement au projet tant et aussi longtemps que les besoins ne seront pas identifiés.

L'Est du Québec

Saaremaa I: une erreur humaine a causé l'incident, dit Bonnardel

Une erreur humaine est à l'origine de l'incident survenu mercredi à la traverse Matane-Baie-Comeau-Godbout, a commenté jeudi le ministre des Transports, François Bonnardel.

Cet incident, qualifié de «mineur» par ce dernier, s'ajoute cependant à toute une série de déconvenues qui viennent perturber depuis des mois la circulation entre les deux rives du fleuve, en vue de permettre à ceux qui le désirent de relier le Bas-Saint-Laurent et la Côte-Nord.

«La saga malheureuse» de la traverse de Matane se poursuit, a commenté le ministre en mêlée de presse, jeudi, disant malgré tout chercher «à redorer le blason» de la Société des traversiers du Québec (STQ), malmenée ces derniers mois par les déboires successifs du traversier F.-A.-Gauthier et du navire Apollo.

Mercredi, c'était au tour du traversier Saaremaa I, qui a été endommagé après avoir accosté à Godbout, sur la Côte-Nord, un scénario semblable à ce qui s'est produit dans le passé, à plusieurs reprises, avec les traversiers précédents.

L'incident de mercredi n'a fait aucun blessé, mais a forcé les autorités à détourner le trafic vers Baie-Comeau pour un temps indéterminé.

Toutes les traversées à l'aller comme au retour ont dû être annulées.

C'est un «manque de communication entre le capitaine et l'officier» qui a causé l'incident, a expliqué le ministre Bonnardel, disant ignorer pour l'instant l'étendue des dégâts et le cout des réparations à venir.

SItuation «exaspérante»

Le ministre a qualifié la situation d'«impardonnable».

Avant le Saaremaa I, il y avait eu l'Apollo.

Dans un passé récent, le navire Apollo, un vieux navire payé 2 millions $ qui devait prendre la relève du F.-A.-Gauthier, avait lui aussi à deux reprises frappé le quai de Godbout, avant d'être retiré de l'eau après seulement un mois de service.

Et avant l'Apollo, il y avait eu le F.A.-Gauthier.

Acquis au cout de 175 millions $, le navire, qui devait au départ couter beaucoup moins cher, a été mis hors service en décembre dernier, en raison de vices de construction majeurs, après moins de quatre ans de service.

La semaine dernière, le gouvernement demandait à la vérificatrice générale de faire enquête sur les vices de construction associés au traversier F.-A.-Gauthier.

Le chef péquiste par intérim, Pascal Bérubé, qui est aussi député de Matane, a dit juger la situation «exaspérante».

Il demande au gouvernement de préparer un plan visant à dédommager les gens qui ne peuvent plus utiliser le traversier.

L'Est du Québec

La traverse de Matane vers Godbout redirigée à Baie-Comeau

GODBOUT — La Société des traversiers du Québec annonce qu’un bris survenu à la rampe d’embarquement de Godbout force l’annulation de tous les départs et arrivées jusqu’à nouvel ordre.

La traverse Matane—Baie-Comeau-Godbout ne se fait donc plus qu’entre Matane et Baie-Comeau.

Selon le communiqué publié mercredi par la STQ, l’horaire des départs demeure inchangé.

«La direction de la traverse est consciente des inconvénients causés, peut-on lire dans le document. La sécurité des passagers est la priorité qui dicte les décisions dans les conditions actuelles.»

La traverse Matane—Baie-Comeau-Godbout est assurée depuis le mois de juillet par le NM Saaremaa I, un navire ayant la capacité d’accueillir 600 passagers, 150 véhicules et 12 camions.

Ce traversier a pris la relève du NM Félix-Antoine-Savard dont les traversées du fleuve ont été fréquemment annulées pendant plusieurs semaines en raison des conditions restrictives imposées par Transports Canada.

Les usagers de la traverse Matane—Baie-Comeau-Godbout ont subi de multiples interruptions de service depuis une avarie aux propulseurs du NM F.-A.-Gauthier, en décembre dernier. Ce navire italien flambant neuf avait été acquis en 2015 au coût de 175 millions $.

L'Est du Québec

Deuxième Festival des cordes de bois à Matapédia et sur les Plateaux

SAINT-ALEXIS – Le deuxième Festival des cordes de bois prendra son envol vendredi dans les cinq villages du secteur de Matapédia et des Plateaux, en Gaspésie. Il serait toutefois juste de dire que cet envol est amorcé depuis des semaines puisque les familles, les commerces et les organismes travaillent souvent depuis août à transformer du bois de chauffage en œuvres d’art populaire.

En 2018, le premier festival a surpris tout le monde à Saint-Alexis, Saint-François, Saint-André-de-Restigouche, l’Ascension-de-Patapédia et Matapédia parce que l’affluence a parfois créé des mini-bouchons de circulation aux carrefours des routes rurales de ce secteur s’étalant sur 50 kilomètres de bout en bout.

«Le trafic, les grosses fins de semaine, était d’une intensité qu’on ne voit pas ici. Il y avait souvent deux ou trois autos arrêtées devant une même corde de bois, des gens attendant le groupe précédent pour prendre des photos», précise Sylvie Gallant, l’une des coordonnatrices du festival.

En 2018, les citoyens des cinq villages ont monté 150 œuvres. Ce sont donc souvent des centaines de véhicules par jour qui convergeaient vers le secteur.

Combien y aura-t-il de cordes de bois de vendredi à dimanche? «C’est difficile à dire. Au début, je pensais qu’il n’y en aurait pas autant que l’an passé, mais il en pousse des nouvelles tous les jours. J’en ai découvert 15 nouvelles en fin de semaine. C’est contagieux. Quand il en part une sur une rue, ça part aussi chez les voisins (…) Dans le rang Saint-Benoit, il y en a partout. Tout le monde en fait», ajoute Mme Gallant.

Les organisateurs du festival essaient de convaincre les monteurs de cordes de bois de se limiter au bois de chauffage, de ne pas utiliser trop de clous, de planches et de peinture.

«Mais en même temps, on ne veut pas rabattre la créativité des gens. On a un fermier de l’Ascension qui n’avait pas le temps de faire une œuvre compliquée et il a fait un lance-mouton, avec des pieux et un tas de laine», précise Sylvie Gallant.

Les organisateurs ont même réservé une place pour créer des œuvres à ceux qui ne vivent pas sur les Plateaux ou à Matapédia, au 177 Saint-Benoit, à Saint-Alexis. Samedi à 13h, au parc Adams de Matapédia, il y aura un concours, quelques heures après le «déjeuner des cordeurs». Dimanche, le «déjeuner des gueules de bois» aura lieu à Saint-André. Le programme réserve une bonne place à des spectacles animés par des musiciens locaux.

Dévitalisation

«Certaines personnes se cherchent un sujet, et nous disent que tout a été fait. Je leur réponds que des centaines de peintres dessinent des fleurs et qu’il n’y a jamais eu deux tableaux pareils (…) Je leur dis de penser à quelque chose qu’ils aiment. Une dame est partie en me disant qu’elle aime faire la cuisine et qu’elle montera quelque chose en ce sens. D’autres me disent : «moi, j’ai des idées pour les cinq prochaines années». Le plus beau, c’est quand les gens se mettent ensemble pour aider ceux qui ne pensent pas y arriver tout seuls», raconte Mme Gallant.

La population des cinq villages totalise environ 2100 personnes, alors qu’il y a 50 ou 60 ans, chacun d’eux comptait plus de 1000 personnes ou tout près. Cette dévitalisation a incité un groupe à créer l’organisme Territoires solidaires, et le Festival des cordes de bois découle de ce brassage d’idées.

«Les gens ont du fun à créer ensemble. Il est important que des activités soient prévues dans les cinq villages. Les cinq chorales d’églises veulent chanter ensemble. On n’aurait pas vu ça avant. À Territoires solidaires, on voulait un projet rassembleur, on l’a. On voulait attirer les touristes, on les a. Lors des Jeux des 50 ans et plus au printemps, il fallait trouver des bénévoles. Ça a été une «peanut». On peut dire qu’il y a un «avant» et un «après» les cordes de bois. Maintenant, on est sur la mappe. Les gens viennent voir la Route des belvédères et les cordes de bois», dit Mme Gallant.

Quelques commanditaires

L’événement est organisé avec quelques milliers de dollars venant de commanditaires, puisqu’il n’est pas admissible à des subventions, étant trop récent. Ses organisateurs comptent bien le garder longtemps.

«Les cordes de bois resteront en place jusqu’à la neige, donc pendant plusieurs semaines encore. À long terme, nous avons encore bien des idées, comme approcher les groupes organisant des voyages d’autobus et les inciter à arrêter ici. Les effets positifs pour nos communautés sont visibles. Les clochers (d’églises, symboles de rivalité) ont baissé d’au moins 15 pieds», conclut Sylvie Gallant

L'Est du Québec

Désistement d’un recours contre un ex-dg: le Cégep de Matane refuse de s’expliquer

MATANE — Une entente survenue entre le Cégep de Matane et son ancien directeur général, Emery Béland, confinerait les deux parties au silence. Cette entente fait suite au désistement d’un recours judiciaire de l’établissement contre M. Béland, à qui l’institution réclamait 215 000 $ versés en trop.

C’est ce que Le Soleil a appris d’une source fiable qui requiert l’anonymat, tout en admettant que la situation était pour le moins «questionnable». «Je souhaite vous mentionner que nous n’accorderons pas d’entrevue et ne commenterons pas ce dossier, a pour sa part répondu la responsable des communications du Cégep, Brigitte Lavoie, à notre demande d’entrevue. Le Cégep de Matane ne commente pas sur la place publique des dossiers liés à ses étudiants, à ses employés ou à ses ex-employés.»

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Le président du conseil d’administration de l’établissement, Nicolas Leclerc, n’a pas non plus répondu à notre demande d’entrevue. «Aucun commentaire. Je suis tanné de ça!» a réagi le principal intéressé, Emery Béland, avant qu’il ne nous raccroche la ligne au nez. 

Par ailleurs, deux sources bien informées du dossier ont confirmé au Soleil que l’Unité permanente anticorruption (UPAC), qui serait débarquée au Cégep de Matane, faisait toujours enquête. «Le règlement de ce dossier-là n’empêche pas l’UPAC de poursuivre son travail, a laissé tomber l’une des sources. Mais, ce sont deux dossiers différents.» Selon nos informations, l’enquête viserait un contrat entre le Cégep et la firme Cormier Groupe Conseil de Matane qui a, par la suite, engagé l’ex-directeur général Emery Béland pour le soutien à l’entrée en fonction de son successeur, Rémi Massé.

Quelques mois plus tard, M. Massé a été élu député fédéral d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia. Au lendemain de son élection, le nouveau député libéral a engagé Emery Béland à titre d’adjoint parlementaire. Par ailleurs, le président de Cormier Groupe Conseil, Marcel Cormier, qui avait octroyé le contrat à M. Béland pour qui il ne cache pas ses liens d’amitié, était un bénévole de l’équipe de campagne électorale de M. Massé. Celui-ci brigue actuellement un deuxième mandat de député.

Rappelons que le Cégep de Matane s’est désisté, le 31 mai, de la poursuite intentée en cour supérieure contre Emery Béland. Les procédures avaient été entreprises sur une ordonnance de l’ancienne ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, en janvier 2017. 

L'Est du Québec

Un thon de 940 livres pêché par le chef du Gîte du Mont-Albert

Le chef du Gîte du Mont-Albert, Jean-Alexandre Dubé, a capturé dans la nuit de mardi à mercredi un thon d’une taille exceptionnelle, à 940 livres, au large des côtes gaspésiennes. C’est le plus imposant thon capturé cette année en Gaspésie.

Néophyte dans ce type de pêche, le chef Dubé a été particulièrement impressionné par deux aspects de sa sortie en mer : la vitesse avec laquelle son poisson a mordu une fois les appâts jetés en mer et le combat mené pour remonter son gigantesque thon.

«Une fois rendu au spot de pêche, ça n’a pas pris 10 minutes. On a garroché la boëtte à l’eau et un premier thon a mordu en cinq minutes, mais on l’a perdu. On a remis la ligne à l’eau et ça a mordu tout de suite après. Là, il était bien accroché. Au total, ç’a été plus long se rendre au point de pêche que de faire mordre le thon. J’en suis tombé à terre», raconte Jean-Alexandre Dubé.

Sports

Marathon de Rimouski: beau prétexte pour courir en famille

RIMOUSKI — Le froid, la pluie et le vent n’ont pas empêché les quelque 3300 participants de prendre le départ à 8h30 dimanche du 18e Marathon de Rimouski, qui s’est déroulé trois semaines plus tôt cette année. Pour les familles Lafontaine et Rancourt, l’événement est devenu une tradition et une belle occasion de se réunir pour courir.

Chez les Lafontaine de Rimouski, six membres de la famille issus de trois générations âgées de 13 à 74 ans participent au Marathon de Rimouski chaque année depuis six ans. Le patriarche, Claude, raconte que l’inspiration lui est venue de sa nièce, Julie Lafontaine, et de son conjoint, Félix Thériault-Bérubé, qui avaient l’habitude de boucler le parcours de 5 km. «Moi, je faisais le photographe», indique l’homme de 74 ans. Il y a sept ans, Julie et Félix l’ont mis au défi de s’inscrire au marathon.

Il n’en fallait pas plus pour qu’il se mette à l’entraînement. «Au début, j’avais de la misère à courir pendant 2 minutes, se souvient-il. Je me disais que je ne pourrais pas courir 1 km. Puis, j’ai réussi à faire 5 km. Je me suis alors dit : “Pourquoi pas faire 10 km?” Par la suite, j’ai même fait deux fois le demi-marathon!» Dimanche, sur les 13 participants du parcours de 10 km dans la catégorie 70 ans et plus, Claude Lafontaine a été le premier à franchir le fil d’arrivée avec un temps de 58 minutes.

De Victoriaville

Son fils Martin et sa conjointe, Josée Parent, partent de Victoriaville chaque année avec leurs adolescentes, Anne et Élyse. Une fois son 10 km terminé, Martin se joint au groupe qui parcourt les 5 km.

Pour la première fois cette année, Claude Lafontaine a réussi à convaincre son petit-fils, Renaud Beaulieu, de s’inscrire au parcours de 5 km. L’adolescent de 15 ans, qui s’entraîne tous les deux jours avec son grand-père, a parcouru la distance en 30 minutes. «C’est dans mes meilleurs temps, se réjouit Renaud. L’année prochaine, je vais le faire en 25 minutes.»

L'est du Québec

Phare cherche volonté politique

GASPÉ — À quelques jours du déclenchement de l’élection fédérale, l’organisme Patrimoine Gaspésie presse Diane Lebouthillier, ministre du Revenu national et députée de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, de faire de la réfection du phare de Cap-des-Rosiers un enjeu majeur de campagne afin d’assurer la pérennité de ce lieu historique national, classé ainsi depuis 1973.

Le phare a été inauguré il y a 160 ans. Il demeure à ce jour la plus imposante structure du genre au pays, avec ses 37 mètres de hauteur. À l’instar d’autres phares au Canada, il a été négligé par diverses vagues de compressions budgétaires au cours des dernières années, note le président de Patrimoine Gaspésie, Jean-Marie Fallu, qui confère au phare de Cap-des-Rosiers un statut assez unique au pays.

«Ce phare a été la grande sentinelle du Saint-Laurent pour presque toute l’immigration européenne au Canada. Les gens arrivaient à Québec, à Montréal. C’est la raison pour laquelle l’enjeu dépasse les frontières de la Gaspésie. C’est un symbole du peuplement entier de tout le pays», aborde M. Fallu.

«En 2007, la réfection du phare était évaluée à 3 millions $. C’est maintenant rendu à 6,5 millions $. Plus le gouvernement va attendre, plus ça va coûter cher. Un abandon pur et simple du bâtiment est impensable», poursuit M. Fallu.

«Lieu historique»

Le phare de Cap-des-Rosiers, a été déclaré «lieu historique national du Canada» le 11 juin 1973 et classé «bâtiment fédéral du patrimoine», le 31 mars 1994. Seulement sept phares au pays bénéficient de ce double classement.

Jean-Marie Fallu n’arrive pas à comprendre la négligence du ministère des Pêches et des Océans et de tout le gouvernement canadien à l’égard d’un bâtiment classé lui appartenant, et la façon avec laquelle la ministre Diane Lebouthillier évite le sujet depuis des mois, voire deux ans.

«Le gouvernement doit comprendre qu’il est de sa responsabilité devant les contribuables canadiens d’assurer la restauration du phare dans les meilleurs délais, à cause du coût croissant venant avec les retards. Quant à Mme Lebouthillier, nous ne comprenons pas son refus de répondre aux questions touchant le phare. Elle doit réunir Mélanie Joli (ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie) et Catherine McKenna (ministre de l’Environnement et des Changements climatiques), responsable de Parcs Canada et trouver une solution», assure M. Fallu.

Pourquoi Parcs Canada? Parce que le phare de Cap-des-Rosiers est situé à un jet de pierre du Parc national Forillon et que Jean-Marie Fallu, comme un nombre grandissant de Gaspésiens, croit que son inclusion dans les limites du parc constituerait la meilleure façon d’en assurer la pérennité et de rehausser la mise en valeur historique de ce parc.

Leadership politique

«Le budget de Parcs Canada en 2018 était de 718 millions $. À 6,5 millions $, les réparations du phare coûteraient moins de 1 % du budget annuel de ce ministère. Ce qu’il manque, c’est une volonté politique. On vient d’investir 32 millions $ dans la mise à niveau du parc, qui était tout à fait nécessaire. Quand la volonté est là, ça bouge. Mme Lebouthillier doit prendre le leadership de ce dossier pendant la campagne électorale. Elle ne doit pas agir comme une agente d’information du gouvernement fédéral dans la circonscription», analyse Jean-Marie Fallu.

Patrimoine Gaspésie demande officiellement à Diane Lebouthillier d’afficher ce leadership depuis la mi-juillet 2017, moment choisi par Pêches et Océans Canada pour exprimer son intention de s’en départir. Il était alors fermé temporairement en raison de son état. D’importantes lézardes apparaissent notamment sur les murs extérieurs en pierre.

Le ministère a offert le phare au gouvernement québécois et à la Ville de Gaspé, et il a essuyé un refus dans les deux cas. Le maire de Gaspé, Daniel Côté, a maintes fois déclaré que sa municipalité n’avait pas les moyens de prendre sous sa responsabilité une pareille structure, d’autant plus qu’elle a été négligée pendant des années.

L'Est du Québec

Pas de services d’obstétrique au Témiscouata

MATANE — Les femmes enceintes du Témiscouata qui se présenteront à l’hôpital Notre-Dame-du-Lac pour accoucher seront redirigées 70 km plus loin vers l’hôpital de Rivière-du-Loup. Il en sera ainsi jusqu’à samedi à 8h.

L’hôpital Notre-Dame-du-Lac dispose de deux chirurgiens qui sont formés pour pratiquer des césariennes. Cependant, l’un d’eux est absent pour le reste de la semaine. Pour le remplacer, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent n’a pas réussi à trouver un chirurgien dépanneur qui pratique des césariennes.

L'Est du Québec

De gros cadeaux du fédéral pour Baie-Comeau

BAIE-COMEAU — Pour sa première visite à Baie-Comeau en carrière, le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, avait de gros cadeaux dans sa valise. Il a d’abord confirmé que le gouvernement cédera, dans les prochains mois, la propriété du port de Baie-Comeau au milieu. M. Garneau a aussi annoncé 7,4 M$ pour l’étude de faisabilité du projet QcRail.

Ça fait au moins 10 ans que la région Manicouagan réclame la propriété du port fédéral et que la Corporation de gestion du port de Baie-Comeau (CGPBC) y travaille. «Notre ville doit son origine et sa croissance à son port. On pourra maintenant lancer une nouvelle ère de développement», de faire valoir le président de la corporation, Marc Lefebvre qui, selon ses dires, «vient de s’acheter de l’ouvrage» avec cette cession.

L'Est du Québec

Ottawa injecte 45,8 M$ dans le chemin de fer gaspésien

PABOS MILLS — Le gouvernement fédéral injectera 45,8 millions$ dans la réfection du chemin de fer en Gaspésie, en vertu d’un programme visant d’abord à protéger l’emprise ferroviaire de l’érosion côtière. La somme sera administrée par Transports Québec, qui possède le réseau Matapédia-Gaspé depuis 2015.

Le gouvernement du Québec pourra aussi se servir de l’argent d’Ottawa pour réparer l’emprise ferroviaire et les nombreux ponts qui caractérise le chemin de fer gaspésien. La somme sera principalement concentrée sur la portion Port-Daniel-Gaspé, qui représente 127 des 325 kilomètres de l’axe Matapédia-Gaspé.

En annonçant le montant venant du Fonds d’atténuation et d’adaptation en matière de catastrophe, la ministre du Revenu national et députée de la circonscription de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Diane Lebouthillier, a refusé de faire un lien entre l’argent et l’imminence de la campagne électorale fédérale.

«Le gouvernement provincial a sollicité le gouvernement fédéral», a-t-elle indiqué. Depuis la fin de 2015, Mme Lebouthillier avait régulièrement indiqué qu’Ottawa n’interviendrait pas dans un chemin de fer de propriété provinciale. Elle a précisé lundi que les deux paliers de gouvernement collaboraient en matière d’infrastructures.

Ces 45,8 M$ s’ajoutent aux 100 M$ annoncés en 2017 par le gouvernement du Québec pour la réfection du tronçon Matapédia-Gaspé.

Le premier ministre François Legault, qui avait indiqué en avril que ça prendrait sept ans avant de terminer cette réfection, a établi la semaine dernière, à la suite d’une rencontre avec les dirigeants de la Société du chemin de fer de la Gaspésie, qu’il serait possible de retrancher un an à ce parachèvement de travaux.

Le maire de Gaspé, Daniel Côté, croit que l’argent d’Ottawa permet d’entrevoir une réalisation plus rapide du retour du train dans sa ville. La portion Caplan-Gaspé du réseau est en dormance depuis un peu plus de quatre ans.

«Le PM (Legault) n’a pas perdu espoir que ça aille plus vite», souligne M. Côté.

Quant à Éric Dubé, président de la Société du chemin de fer de la Gaspésie, l’entité municipale exploitant les trains de marchandises sur la partie fonctionnelle du réseau, il précise que des rapports d’études restent à compléter avant de savoir s’il sera possible de terminer la réfection plus rapidement, ce qu’il souhaite ardemment.

Présentement, la capacité concurrentielle d’entreprises gaspésiennes est affectée parce qu’elles ne peuvent compter sur le chemin de fer à proximité de leurs usines. C’est le cas du fabricant de pales éoliennes LM Wind Power de Gaspé et de Ciment McInnis, à Port-Daniel.

Expositions

«Elsie vue par...»: la vie de la fondatrice des Jardins de Métis revisitée

GRAND-MÉTIS – Plusieurs invités et visiteurs ont pris part, dimanche à la villa Estevan des Jardins de Métis, à la présentation de l’exposition sur la vie d’Elsie Reford. L’exposition «Elsie vue par...» était commentée par l’arrière-petit-fils de la fondatrice des lieux, Alexander Reford, et l’équipe qui a monté le parcours en collaboration avec la firme Umanium de Montréal.

L’événement a aussi été l’occasion pour l’équipe de lancer le catalogue de l’exposition, tiré à 440 exemplaires. «C’est un ouvrage fascinant qui se lit comme un roman», estime Sylvain Legris, qui a supervisé sa réalisation.

L’exposition raconte l’histoire de cette femme entreprenante aux multiples talents à partir de lettres et de témoignages de gens qui l’ont connue. Selon le président d’Umanium, Pierre Fauteux, le concept des installations met l’accent sur l’esprit de la villa construite en 1886. Le design des panneaux d’interprétation évoque subtilement le mobilier et le papier peint de la résidence.

L'est du Québec

Groupe Océan donne 100 000 $ à la Fondation de l’Institut maritime du Québec

MATANE — Groupe Océan verse un don de 100 000 $ à la Fondation de l’Institut maritime du Québec (IMQ).

L’entreprise est partenaire depuis longtemps dans divers projets innovants mis de l’avant par l’établissement de Rimouski, comme la réfection, en 2015, du café étudiant désormais nommé Café Océan. «Groupe Océan est à nos côtés depuis la plus grande partie de notre histoire», souligne la présidente de la Fondation, Geneviève Allard. «Groupe Océan renforce l’identité maritime du milieu étudiant et de la vie communautaire au sein de l’IMQ», ajoute la directrice de l’Institut, Mélanie Leblanc. Ce don s’inscrit dans le cadre de la campagne majeure de financement 2019-2024 lancée en juin, dont l’objectif est de 2,5 millions $. 

L'est du Québec

Une première Maison Martin-Matte dans l’Est

TROIS-PISTOLES — La huitième Maison Martin-Matte et première dans l’Est-du-Québec est en construction à Trois-Pistoles. Entouré d’élus locaux, le député de Rivière-du-Loup-Témiscouata, Denis Tardif, a soulevé la première pelletée de terre symbolisant la mise en chantier du bâtiment.

Le réseau des maisons Martin-Matte vise à offrir des logements adaptés aux traumatisés crâniens. Mais, comme la MRC des Basques est peu populeuse, l’édifice sera également habité par des personnes handicapées physiques et intellectuelles.

Les fondations de la Maison Martin-Matte de Trois-Pistoles sont déjà coulées. La livraison est prévue en mai ou juin 2020. En période de pointe, le chantier compte une quinzaine de travailleurs. La résidence comprendra 14 logements communautaires, en plus de plusieurs services dans les aires de vie commune. 

Le coût total du projet est d’un peu plus de 3,1 millions $. La contribution du milieu s’élève à plus de 1,34 million $. Elle provient principalement de la Ville de Trois-Pistoles, mais aussi notamment du parc éolien Nicolas-Riou. «Le milieu a contribué pour plus de 40 %, a souligné Denis Tardif, qui n’a pas manqué de mentionner qu’il était natif de Trois-Pistoles. C’est un exemple à suivre dans tout le Québec! L’implication citoyenne est fondamentale dans tout projet.» Le député a tenu à souligner le travail exceptionnel de Marie-Ève Ouellet de L’Éveil des Basques, l’organisme promoteur du projet.

La Société d’habitation du Québec (SHQ) allonge un peu plus de 1,3 million $.

«La première fois que la Maison Martin-Matte m’a été présentée, c’était un rêve, se rappelle Bertin Denis, préfet de la MRC des Basques et président du parc éolien Nicolas-Riou. Je crois que c’est un bel investissement pour la MRC. Ce sera une maison du bonheur!»

Le maire de Trois-Pistoles a indiqué que le terrain, sur lequel est érigée la maison, avait été acquis par la Ville pour une usine d’eau potable. «On a choisi de le céder pour la Maison Martin-Matte», a affirmé Jean-Pierre Rioux. Le terrain est d’une valeur de 200 000 $ et la Ville accordera un congé de taxes d’une durée de 35 ans. Selon l’élu, L’Éveil des Basques a, en 40 ans d’existence, ouvert les consciences à la différence. «C’est un beau projet collectif», a terminé M. Rioux.

Quinze résidents

«J’ai un moment d’émotion en voyant ça [le chantier], a laissé tomber le directeur général de L’Éveil des Basques, Benoît Beaulieu. On a été des nuits à ne pas dormir, à se demander si on allait réussir. C’est vrai, maintenant! Bientôt, une quinzaine de résidents vont pouvoir s’épanouir dans leur logement. Pour plusieurs, ils vont avoir leur logement à eux pour la première fois.»

M. Beaulieu n’était pas le seul à être ému. David Thibault, un futur résident qui a pris part à la cérémonie officielle en compagnie de ses parents, Gilles Thibault et Hélène Bélanger, ne pouvait contenir ses larmes. «C’est une place où David sera bien encadré et supervisé, ce qui va nous permettre de vivre une vie acceptable et normale, a exprimé la mère de l’homme de 24 ans atteint de déficience intellectuelle et de dysphasie. Ça nous rassure!»

L'est du Québec

Accident mortel à Baie-des-Sables: des artistes solidaires avec leur famille éprouvée

BAIE-DES-SABLES — La comédienne Marianne Fortier et le leader du groupe Will Driving West, David Ratté, ont lancé une campagne de sociofinancement pour venir en aide à la famille de Pascale Ratté, éprouvée par l’accident mortel survenu le 5 août à Baie-des-Sables, près de Matane.

Avec l’aide d’Hélène Bernier, une résidente de l’endroit, les deux artistes appellent à la générosité de leurs fans pour contribuer à la collecte de fonds «Aidons Édouard et sa famille», sur la plateforme GoFundMe.

Le 5 août, le terrible accident a coûté la vie à Israël Beaulieu, 41 ans. Son fils de 19 ans, Édouard, qui prenait place à l’arrière de l’auto qui a été emboutie de plein fouet par un camion semi-remorque, a été gravement blessé. Il a d’abord été transporté à l’hôpital de Rimouski pour subir des interventions chirurgicales d’urgence, avant d’être envoyé à l’hôpital de l’Enfant-Jésus de Québec. «Le simple fait qu’il soit toujours parmi nous tient carrément du miracle», se réjouit son oncle, David Ratté. 

Ce «miracle» est, selon l’auteur-compositeur-interprète originaire de Baie-des-Sables, le résultat d’une série d’événements qu’il qualifie d’incroyables : l’arrivée par hasard sur les lieux de l’accident d’un urgentologue, d’un paramédic et d’une infirmière qui lui ont prodigué les premiers soins ainsi que du médecin Geoffrey Smith qui a fait le trajet en ambulance jusqu’à Rimouski avec lui. 

David Ratté souligne le travail de la chirurgienne Josée Bilodeau du centre hospitalier régional de Rimouski qui, selon lui, «a réussi l’impossible pour freiner l’hémorragie interne et préserver ses organes vitaux». «Les médecins de l’Enfant-Jésus ne cessent de nous répéter à quel point l’opération de la Dre Bilodeau était une prouesse olympique, souligne-t-il. Si tout va pour le mieux, Édouard en aura pour quelques mois à Québec aux soins intensifs et ne sera pas chez lui avant Noël.»

La campagne de sociofinancement vise à permettre à Pascale, la sœur de David Ratté et cousine de Marianne Fortier, de pouvoir demeurer à Québec au chevet de «son Ned adoré», qui est l’aîné de ses cinq enfants. 

Pour la mère de famille, cela représente des dépenses importantes puisqu’en plus d’être sans revenu d’emploi pendant des mois, elle doit payer ses frais d’hébergement et de repas ainsi que ses frais de déplacement, sans compter les frais encourus par les quatre frères et sœurs d’Édouard qui veulent voir leur grand frère et qui auront besoin de consultations en psychothérapie pour vivre le deuil de leur père et l’hospitalisation prolongée de leur aîné. 

Si les dons recueillis devaient dépasser les dépenses encourues, Mme Ratté versera les sommes excédentaires aux fondations des hôpitaux de Rimouski et de l’Enfant-Jésus afin d’exprimer sa reconnaissance pour avoir sauvé la vie de son fils.

Justice et faits divers

Collision mortelle à Baie-des-Sables: témoins recherchés

BAIE-DES-SABLES — Afin de faire progresser son enquête visant à comprendre les causes et les circonstances de la collision mortelle survenue lundi sur la route 132 à Baie-des-Sables, près de Matane, la Sûreté du Québec (SQ) recherche des témoins

«[…] Nous demandons la collaboration du public afin de retracer toute personne ayant été témoin de la collision ou du comportement des véhicules précédant celle-ci», précise la porte-parole de la SQ, Ann Mathieu.

L’accident s’est produit vers 18h lundi lorsqu’une voiture, qui s’apprêtait à amorcer un virage dans une entrée privée, a été percutée par un véhicule lourd. La collision a coûté la vie à Israël Beaulieu, 41 ans, de Baie-des-Sables, qui était l’un des deux passagers de l’auto. L’autre passager, qui est âgé de 19 ans, a été transporté dans un hôpital de Québec pour y soigner d’importantes blessures. Selon nos informations, le jeune homme prendrait du mieux, mais repose toujours dans un état critique. La conductrice a subi des blessures, mais sa vie n’est pas en danger. Quant au conducteur du camion semi-remorque, il s’en est tiré indemne.

Toute personne qui détient des informations pouvant faire avancer l’enquête est priée de communiquer avec la centrale de l’information criminelle de la SQ au 1 800 659-4264.

l'est du Québec

Eve Salvail: le retour de l’enfant prodigue [VIDÉO]

MATANE – Depuis qu’elle est revenue vivre au Québec en 2014, le mannequin et DJ Eve Salvail prend goût à revenir dans son alma mater. Alors qu’elle avait été quinze ans sans mettre les pieds à Matane, voilà qu’elle y est débarquée en fin de semaine pour la deuxième fois en quatre ans. Si la star a davantage fait carrière à l’international, il n’en demeure pas moins que pour les Matanais, elle est demeurée l’une des leurs. Plusieurs ont encore en tête la petite Eve de leur enfance et l’adolescente avec qui ils se sont éclatés.

Authentique, vraie, spontanée et naturellement souriante, Eve Salvail leur rend bien ce débordement d’amour. Elle multiplie les accolades et n’hésite pas à aller vers eux pour se prêter à tous les égoportraits. Dans la capitale de la crevette, elle est comme un poisson dans l’eau. Elle est résolument chez elle. «C’est malade, laisse-t-elle tomber. Vraiment, j’aime tellement ça! Il y a quelque chose de magique à Matane. Je ne sais pas pourquoi. C’est peut-être la mer ou les couchers de soleil fabuleux? C’est peut-être l’air frais?» Elle compare le sentiment qu’elle éprouve pour son lieu d’origine à ses grands-parents. «Nos grands-parents ont une place spéciale dans notre coeur, explique-t-elle. On a une certaine complicité avec nos grands-parents. Ma mère m’a dit, un jour, que moi, c’était ça avec Matane.»

L’artiste retrouve des amis de longue date. «Je suis choyée, considère-t-elle. J’ai une super bonne chum à moi, avec qui j’ai passé beaucoup, beaucoup d’années à rigoler, à faire le party et à faire de la natation.» Sonia Harrisson et elle se sont retrouvées devant un café, vendredi, à se remémorer de lointains souvenirs. «On a placoté comme deux petites adolescentes, raconte Eve Salvail. On s’était perdues de vue. Mais, grâce à Facebook, j’ai retrouvé beaucoup, beaucoup d’amis d’enfance et d’adolescence que j’avais ici. C’est cool!»

«Moi, mon sport, c’était la nage synchronisée, continue-t-elle. J’étais tout le temps dans la piscine: avant l’école, après l’école, les week-ends. Cette fille-là [Sonia Harrisson] était dans l’équipe de nage synchro avec moi. On a fait les Jeux du Québec ensemble, on est devenues coachs ensemble, on est devenues sauveteuses ensemble. J’ai commencé vers l’âge de 12 ans et j’ai fait ça longtemps.»

Lorsqu’elle séjourne à Matane, Eve Salvail loge chez le député de Matane-Matapédia et chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé. C’est un ami très proche. Ils sont d’ailleurs allés dans un supermarché de l’endroit, jeudi, ce qui a été fort remarqué. «Je suis chez lui et je mange des choses que lui ne mange pas, indique-t-elle. Il me manquait deux ou trois petites affaires et on est allés les chercher. C’est drôle parce que c’était toute une excursion! On arrêtait à toutes les 5 secondes pour placoter avec le monde!»

Bien qu’ils soient tous les deux originaires de Matane, le député a connu Eve Salvail en 2013. «J’ai connu Eve à New York lorsque j’étais ministre du Tourisme, raconte M. Bérubé. Je l’avais invitée à venir manger avec moi.» Le politicien croit que les Matanais et les Québécois en général sous-estiment la renommée de l’artiste aux multiples talents puisqu’elle a bâti sa célébrité ailleurs dans le monde. 

Eve Salvail, alias DJ Evalicious, était à Matane vendredi pour animer la soirée sous le chapiteau, dans le cadre du 5e Festin de rue organisé par le Comité centre-ville de Matane. Pendant la soirée, où elle a fait danser les gens et où elle a enseigné à Pascal Bérubé les rudiments du métier de DJ, elle  a créé toute une surprise en faisant jouer la chanson «Matane, c’est ma ville» de Bobby Tremblay, comme un clin d’oeil à la joie qu’elle voulait exprimer d’être à Matane.

Le 16 juillet, elle a assuré la première partie du groupe Duran Duran à Orlando pour célébrer le 50e anniversaire de l’alunissage d’Apollo 11. «Ça fait longtemps que je les connais, mais c’est la première fois que je les voyais «live», souligne DJ Evalicious. On a beaucoup rigolé. J’ai vraiment aimé ça.»

Six jours avant, elle a participé, toujours comme disc jockey, à la présentation de la nouvelle montre Tag Heuer à New York. «C’est un gros événement, décrit-elle. C’était super chic avec des célébrités que je ne reconnais pas tout le temps parce que je suis pourrie là-dedans, probablement parce que je n’écoute pas la télé!»

DJ Evalicious participera aussi à Fierté Montréal le 11 août. «Ça va être la première fois que je fais le «stage» pour Fierté Montréal, indique-t-elle. Je suis vraiment excitée!»

Depuis la semaine dernière, celle qui s’est davantage fait connaître avec le crâne rasé arborant un tatouage de dragon, révèle une chevelure poivre et sel. «Ce nouveau look sort du four, indique la dame de 48 ans. Je les laisse pousser un petit peu. Le but de l’exercice, c’est d’avoir l’air de mon âge.»

Si elle affirme avoir «100 millions de projets», celui sur lequel elle se concentre actuellement est l’écriture de sa biographie, qui devrait être publiée par les Éditions de l’Homme au printemps 2020 . «C’est un gros morceau, reconnaît-elle. Ça prend beaucoup de temps.» La vie d’Eve Salvail sera écrite par Claire Gaillard. «Il faut connaître ses forces, explique le mannequin, DJ, comédienne, conférencière, chanteuse et dessinatrice. Moi, je n’écris pas dans la vie. De toute façon, je n’ai pas le temps. Je n’ai pas essayé de prendre la plume et ça ne m’intéresse pas non plus d’essayer. Claire est une bonne amie qui écrit tellement bien! Elle me comprend plus que je me comprends moi-même. Elle est éditrice d’un magazine et elle m’avait interviewée. Puis, j’avais vraiment aimé la manière avec laquelle elle s’exprimait et ce qu’elle avait écrit de moi. Je lui avais demandé, il y a très longtemps, si un jour, je faisais ma biographie, si elle l’écrirait pour moi. Elle avait dit oui tout de suite. Plusieurs années plus tard, ce jour-là est arrivé.»

L’ancienne top model, qui avait pris un certain recul du mannequinat, revient vers ses anciennes amours. «Je suis en pourparlers pour faire des trucs de mannequin à Montréal, confie-t-elle. Ce n’est pas confirmé. Donc, je ne peux pas en parler, malheureusement. Mais, il y a des choses qui se brassent à Montréal. C’est le «fun»!»

L'est du Québec

La saison du traversier Rimouski-Forestville est terminée

BAIE-COMEAU – Décidément, traverser le Saint-Laurent dans l’est du Québec représente toute une épopée ces derniers mois. Après les problèmes de toutes sortes à la traverse Matane-Baie-Comeau-Godbout, voilà que le service à la traverse Rimouski-Forestville est interrompu depuis jeudi et ce, pour le reste de la saison.

En raison d’un bris majeur, le CNM Évolution a vu sa saison de traversées entre Rimouski et Forestville prendre fin, saison qui devait s’étendre jusqu’au 16 septembre. Des centaines de personnes devront donc se dénicher une autre alternative afin de traverser le fleuve.

« Une des transmissions du navire est brisée et pour la réparer, il faut la sortir du bateau et pour ce faire, il faut sortir le bateau de l’eau «, a expliqué Isabelle Journault, porte-parole de l’entreprise propriétaire du CNM Évolution. « Ça nous aurait amené fin août au plus tôt (pour la reprise du service) «, a-t-elle ajouté.

Mme Journault a assuré que le navire est régulièrement inspecté et qu’au début de la saison, rien ne laissait présager le bris de cette transmission. Pour la vingtaine d’employés de l’entreprise, la saison se termine donc plutôt abruptement. D’ici là, l’entreprise tente de rejoindre les gens qui avaient une réservation afin qu’ils puissent prendre les mesures nécessaires.

Le CNM Évolution se retrouvera bientôt à Sainte-Flavie pour y être réparé afin de pouvoir reprendre ses activités au printemps prochain.

Évidemment, la nouvelle de cette fin de service pour 2019 ne pouvait que décevoir la mairesse de Forestville, Micheline Anctil. « C’est une très mauvaise nouvelle, a-t-elle commenté. Le carnet de réservations était complet et ça nous amenait un bel achalandage. C’est important de rappeler que ce lien maritime est indispensable pour notre développement touristique et économique. «

Mme Anctil entend d’ailleurs interpeller la Société des traversiers du Québec (STQ) afin que la traverse Rimouski-Forestville soit considérée comme celles opérées par la STQ.

« Même s’il s’agit ici d’une entreprise privée, est-ce que ce lien essentiel ne devrait pas passer dans le giron de la STQ? En tout cas, il faut revoir cette organisation «, a-t-elle martelé.

La mairesse n’a évidemment pas passé sous silence le fait que bien des commerçants de la localité de 3000 habitants auront à pâtir de cette perte d’achalandage estival. « Il y a beaucoup de gens d’un peu partout qui passent par cette traverse «, a-t-elle affirmé en conclusion.

L'est du Québec

Dégât d’eau majeur à l’hôpital de Rimouski

MATANE — Un important dégât d’eau est survenu à l’hôpital de Rimouski, causant des dommages sur six des sept niveaux de l’établissement. Le bris d’une conduite d’eau dans une chambre du cinquième étage est à l’origine du sinistre.

L’incident est survenu samedi soir, mais ce n’est que jeudi que le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent en a avisé la population. «On voulait mettre en place l’organisation et bien coordonner les travaux entre les différents secteurs qui étaient impactés par le dégât d’eau», justifie la conseillère aux communications du CISSS, Ariane Doucet-Michaud.

La porte-parole du centre hospitalier confirme que beaucoup d’eau s’est infiltrée d’un étage à l’autre, mais de façon très localisée. «C’est dans un périmètre très circonscrit, explique-t-elle. C’est d’une chambre à l’autre en hauteur.» Des experts examinent actuellement la pièce défaillante afin de comprendre la nature du bris.

Aucune évacuation n’a été nécessaire, si ce n’est d’avoir dû déménager certains patients au même étage. «On les a changés de chambre pour permettre de faire un périmètre autour de la chambre qui nécessite des travaux d’assèchement, précise Mme Doucet-Michaud. Ça a très bien été géré à l’interne.»

Pas de conséquences sur les patients

Si l’incident n’a pas de conséquences sur la clientèle de l’hôpital, il n’en demeure pas moins que l’équipement servant à l’assèchement sur les six étages est bruyant.

«C’est inévitable, indique la conseillère aux communications du CISSS. On ne peut pas s’en sortir, si on veut bien assécher les parois. Il y a des bâches et des zones de sécurité autour d’une chambre par étage. Ça réduit un peu la largeur du corridor.» Mais, selon elle, les employés n’en sont pas affectés. «On s’est assurés que ça permette le bon déroulement des fonctions de chacun et que ça ne nuise pas en termes de sécurité et santé au travail, pour la réalisation des codes bleus et des codes blancs.»

Aucun appareil spécialisé n’a été touché, ce qui, autrement, aurait pu faire grimper l’évaluation des dommages. À ce chapitre, le CISSS n’avance aucun chiffre. «Pour le moment, il est trop tôt pour avoir un estimé du budget», affirme Ariane Doucet-Michaud. C’est la même chose pour l’échéancier des travaux.

«Il est un peu tôt pour avoir un échéancier final, mais on parle de deux à trois semaines de travail d’assèchement et de réparations mineures, dit-elle. On parle de faire certaines rénovations aux murs qui ont été percés et dans les salles de bain, s’il y a du carrelage à refaire.»

C’est Assek Technologie de Lévis qui a obtenu le contrat d’assèchement d’un montant de 54 000 $. «C’est une firme qui se spécialise en dégâts d’eau et qui est certifiée pour travailler avec des organisations publiques et des hôpitaux, spécifie la porte-parole du CISSS. Donc, elle connaît les normes auxquelles nous sommes assujettis pour éviter qu’il y ait des moisissures ou des infections qui se propagent.»

L'Est du Québec

Le Clipper Ranger bon pour le service

Quatre jours après son arrivée aux Îles-de-la-Madeleine, le cargo Clipper Ranger a réalisé lundi son premier voyage pour la CTMA. Plusieurs éléments de ce rapide démarrage satisfont au plus haut point les dirigeants de cette coopérative chargée de l’essentiel du transport des marchandises et de passagers en direction ou au retour des Îles-de-la-Madeleine.

Le Clipper Ranger possède plus du double de la capacité du navire qu’il remplace, le CTMA Voyageur, vieux de 47 ans, dont les 33 dernières au service de la Coopérative de transports maritime et aérien.

Construit en Espagne et livré en 1998, le Clipper Ranger peut transporter 53 remorques de 53 pieds, comparativement à 22 pour son prédécesseur. Lors de son premier voyage entre Cap-aux-Meules et Souris, à l’Île-du-Prince-Édouard, il transportait aussi des voitures, de façon à supporter le Madeleine, le traversier desservant l’archipel, qui a bien besoin d’un coup de pouce en période de fort achalandage estival.

«Il a transporté une vingtaine de remorques à son premier voyage, et toutes les autos qui étaient en attente du prochain traversier, précise Emmanuel Aucoin, directeur général de la CTMA. C’est un bon navire. Il va nous être très utile».

La CTMA a loué le Clipper Ranger pour un an, avec option d’achat. Son propriétaire, Challenge Shipping, est britannique et il a passé ses 21 ans d’histoire à relier des ports irlandais, écossais et britanniques entre eux, en fonction de desserte stables. Il mesure 122,3 mètres de longueur, ou 401 pieds.

Malgré sa forme de cargo conventionnel avec superstructure à l’arrière, il est équipé d’une grande porte arrière lui conférant la capacité de prendre à son bord des véhicules, comme un traversier, sur trois ponts, dont le pont extérieur. Il n’a toutefois qu’une capacité de 12 passagers, un usage dont la CTMA ne se sert pas pour le moment.

Investissement de 12 M$

Son acquisition représenterait un investissement d’environ 12 millions $. Son démarrage pour le transporteur madelinien s’est tellement bien passé qu’il faudrait des ennuis majeurs pour que cette acquisition déraille.

«C’est particulier, mettre un navire en service en quatre jours. Il y a l’ajustement aux rampes (de chargement) qui prend généralement du temps. D’habitude, le démarrage d’un navire, c’est majeur. Ça prend des semaines. Nous, ça a été instantané. Il était affecté à des opérations qui ressemblent aux nôtres. Ça aide mais on voit que c’est un bon bateau, qui a été bien entretenu», analyse Emmanuel Aucoin.

Le Clipper Ranger possède plusieurs avantages économiques sur son prédécesseur, dont la possibilité de générer davantage de revenus en transportant plus de marchandises, mais ce n’est pas tout.

 «Il fallait bientôt envoyer le CTMA Voyageur en cale sèche. C’est de 1,5 million à 2 millions $ en partant. Le Clipper Ranger ira en cale sèche seulement à la fin de 2020. Il a une fiabilité accrue, ce qui est normal pour un navire plus jeune de 26 ans. Le CTMA Voyageur a été largement sollicité l’hiver dernier en dépannant la Société des traversiers du Québec à Matane», précise M. Aucoin, en faisant référence à la liaison Matane-Côte-Nord, affectée par les ennuis techniques du traversier F.A.-Gauthier.

Le CTMA Voyageur à vendre

Équipé de deux moteurs développant 9900 chevaux et classé pour la navigation dans les glaces, «le Clipper Ranger consomme du carburant diesel, pas du mazout lourd, ce qui laisse une empreinte (écologique) pas mal moins importante», souligne M. Aucoin.

En plus de la nécessité de valider sur des mois les avantages apparus d’emblée, la décision de l’acquérir dépendra aussi des négociations à venir entre la CTMA et les gouvernements québécois et canadien, qui subventionnent en partie les liaisons maritimes vers les Îles-de-la-Madeleine, parce qu’elles équivalent à la route.

Ottawa appuie le service Cap-aux-Meules-Souris parce qu’il est interprovincial, tandis que Québec finance une partie des liaisons entre Montréal et l’archipel, ou entre Matane et les Îles.

«Le Clipper Ranger nous donnera la possibilité de prendre une partie beaucoup plus grande du transport de marchandises que le CTMA Voyageur à partir de Matane et de Montréal», note Emmanuel Aucoin au sujet de ce service automnal, hivernal et printanier.

La CTMA et les acteurs socio-économiques des Îles-de-la-Madeleine travaillent aussi au remplacement du CTMA Vacancier, vieux de 46 ans, et qui assure une partie du ravitaillement en marchandises entre Montréal, Matane et l’archipel, en plus d’offrir 16 allers-retours comme navire de croisières. La contribution accrue du Clipper Ranger libérerait le remplaçant du CTMA Vacancier pour un plus grand nombre de croisières.

D’autre part, le remplacement du traversier Madeleine a récemment été annoncé par le gouvernement fédéral, qui n’a pas encore confirmé officiellement le choix de la CTMA comme exploitant du futur navire.

Quant au CTMA Voyageur, «si on peut, on le vendra le plus tôt possible. Il est encore capable de naviguer, comme remplaçant», précise M. Aucoin.

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Un premier festival de danse contemporaine en Gaspésie

AMQUI – En organisant le premier festival Furies à Marsoui, la compagnie Mandoline hybride fait le pari qu’il y a un public pour la danse contemporaine professionnelle en Gaspésie. L’événement se tiendra du 26 au 28 juillet dans ce village de moins de 300 habitants.

La programmation propose cinq numéros de danse, deux ateliers, une causerie, deux cocktails et une projection de cinédanse à la belle étoile. Toutes les activités sont gratuites.

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Baleine noire remorquée en Gaspésie: aucune marque de collision ni d’empêtrement

MATANE — La nécropsie pratiquée dimanche sur la baleine noire remorquée à Cloridorme, dans le secteur de Grand Étang en Gaspésie, n’a pu permettre de dégager d’hypothèses sur la cause probable de son décès. Selon Stéphane Boulay de Pêches et Océans Canada, le cétacé ne portait pas de cordages ou de marques d’empêtrement, pas plus que de blessures qui auraient pu témoigner d’une collision avec un navire.

Dimanche en fin de journée, les scientifiques n’étaient toujours pas en mesure de fournir davantage d’information, d’autant plus qu’ils n’avaient pas encore pu l’identifier. Tout ce qu’ils pouvaient confirmer était son sexe et son poids : il s’agit d’un mâle qui pèse entre 40 et 45 tonnes. 

Ils n’ont pu non plus déterminer son âge. «Elle est beaucoup déplumée, c’est-à-dire que la couche noire est beaucoup partie, décrit M. Boulay, qui est chef intérimaire pour la conservation et la protection de Pêches et Océans Canada, secteur Bas-Saint-Laurent-Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. On devra attendre l’analyse et l’avis des scientifiques.» On ne sait pas non plus depuis quand l’animal est mort.

Nécropsie en cours

La carcasse de cette baleine a été retrouvée jeudi lors d’un vol de Pêches et Océans Canada, alors qu’elle dérivait au milieu du golfe du Saint-Laurent, entre la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine. Une vingtaine de personnes sont débarquées dimanche vers 8h pour débuter la nécropsie. En fin de journée, les scientifiques n’avaient toujours pas terminé leurs travaux. Le groupe était composé de spécialistes de la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal à Saint-Hyacinthe, de biologistes de l’Île-du-Prince-Édouard et de l’Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli ainsi que de bénévoles du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins.

Les chercheurs devraient être en mesure, lundi, de fournir un résumé sommaire des premières observations, dont son identité. «Elles sont toutes archivées avec leurs marques», fait savoir le porte-parole de Pêches et Océans. Les détails plus complets de la nécropsie devraient être connus dans environ un mois.

Cette baleine noire est l’une des deux qui ont été aperçues, jeudi, à la dérive. L’autre a été découverte près de la Nouvelle-Écosse. «Elles ne font pas partie des trois qu’on suit et qui s’étaient empêtrées, précise M. Boulay. Il y en a deux des trois qui traînaient des cordages et qui ont été partiellement désempêtrées.»

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SAUVETAGE IMPOSSIBLE

MATANE — Pêches et Océans Canada poursuit ses efforts afin de retirer les cordages ou engins de pêche dans lesquels sont empêtrées trois baleines noires de l’Atlantique Nord. Malgré tous les efforts déployés sur l’eau, les conditions météorologiques difficiles de dimanche ont empêché l’équipe de sauvetage de baleines de Campobello, au Nouveau-Brunswick, d’effectuer un sauvetage. 

«Les efforts reprendront de plus belle quand les conditions s’amélioreront», promet le ministère fédéral par voie de communiqué. 

Rappelons que l’équipe de sauvetage avait réussi, le 11 juillet, à retirer les agrès de pêche qui empêchaient l’une de ces baleines, dont l’identification est EG#4423, d’utiliser sa queue lors de ses plongées. Collaboration spéciale Johanne Fournier

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Crabe: pour un début de saison hâtif

CHANDLER — Un crabier de Chandler, en Gaspésie, Luc Gionest, croit qu’il y aurait moyen d’atténuer considérablement les interactions potentielles entre les pêcheurs semi-hauturiers de crabe des neiges et les baleines noires, en débutant la saison plus tôt, en éliminant la zone statique d’interdiction de capture et en modifiant légèrement le taux d’exploitation du crustacé.

M. Gionest croit qu’avec davantage d’équipements, la Garde côtière canadienne et le ministère fédéral des Pêches et des Océans auraient été capables d’assurer une ouverture de la saison de pêche au crabe à la mi-avril, au lieu du 2 mai, et que cette saison aurait conséquemment terminé plus tôt.

«Pêches et Océans Canada a failli à la tâche, à sa responsabilité d’assurer un début de saison hâtif. Le ministère n’a pas réussi à ouvrir les ports de la Péninsule acadienne à temps pour assurer que la saison ne s’étire pas. Il manque d’équipement pour déglacer ces ports», précise M. Gionest.

Il pêche dans le sud du golfe Saint-Laurent, une zone que les Gaspésiens et les Madelinots partagent avec une majorité de Néo-Brunswickois et un nombre assez limité de crabiers de l’Île-du-Prince-Édouard et de la Nouvelle-Écosse.

«La Garde côtière a manqué son coup»

Pêches et Océans Canada attend toujours que les ports de la Péninsule acadienne soient dégagés des glaces avant d’ouvrir la capture. Pourtant, la répartition du contingent global est réalisée en fonction de quotas individuels, ce qui garantit à chaque pêcheur de capturer la quantité qui lui est dévolue.

«L’aéroglisseur de la Garde côtière n’a pas réussi à dégager les ports néo-brunswickois. Il est arrivé tard. Les ports gaspésiens étaient dégagés et les crabiers étaient prêts à sortir en mer. Il y a maintenant de plus en plus de gars [crabiers] du Nouveau-Brunswick qui veulent apporter leur bateau ici l’automne pour être prêts au printemps. Ils voient l’urgence de commencer la saison plus tôt, à cause de la baleine noire», note Luc Gionest.

Comme d’autres, il a vu la Garde côtière tenter avec un seul aéroglisseur, le Sipu Muin, de prévenir une inondation au village de Matapédia et d’ouvrir le port de Shippagan pour les crabiers. «La Garde côtière a manqué son coup aux deux endroits. Matapédia a été inondé et la pêche a commencé trop tard», résume-t-il.

Zone statique «inutile»

Depuis la mort de 12 baleines noires en eaux canadiennes en 2017, Pêches et Océans Canada instaure une zone statique de fermeture de la pêche au crabe le 28 avril. C’est arrivé en 2018 et cette année. L’aire statique couvrait 6490 kilomètres carrés l’an passé et 2300 en 2019. Elle est assortie de «zones dynamiques», des secteurs qui ferment pour deux semaines quand des baleines noires y sont observées.

Les deux années, le ministère s’est engagé à tout faire pour que la pêche au crabe ouvre avant le 28 avril dans le sud du golfe. 

«Il a manqué son coup les deux années. Elle est inutile, cette zone statique. Les zones dynamiques font le travail. Le ministère serait mieux de surveiller les déplacements de baleines noires beaucoup plus tôt. Le suivi aérien devrait se faire à l’entrée du détroit de Cabot, au nord du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, avec la même attention que celle qu’on voit dans le golfe. On pourrait pêcher jusqu’au moment où les baleines arrivent dans nos secteurs de pêche», souligne Luc Gionest.

En 2017 comme en 2019, les deux pires années pour les baleines noires dans le golfe, ces mammifères n’ont été vus qu’à partir de la mi-mai.

«On aurait donc pu pêcher dans la zone statique pendant deux semaines. Je suis certain que si on avait eu accès à tout le golfe à partir de la mi-avril, tout le monde aurait terminé la pêche après la première semaine de juin. Cette année, on a terminé le 30 juin», note le crabier.

Cinq des six baleines mortes jusqu’à maintenant en 2019 dans le golfe du Saint-Laurent ont été localisées après la première semaine de juin.

Même si des collisions avec des bateaux ou des navires constituent la cause à peu près certaine de trois de ces six mortalités, il est loin d’être assuré que des crabiers soient à l’origine de ces collisions, tout comme pour les empêtrements dans les engins de pêche, précise Luc Gionest. 

«En mer, il y a toujours un certain risque […] C’est pourquoi le but, c’est de ne pas être là quand les baleines arrivent, ou d’être là le moins possible», insiste-t-il.

À la nécessité d’entamer la saison plus tôt et d’abolir la zone statique, Luc Gionest ajoute une autre suggestion, «moduler les taux de capture pour diminuer les pics et les creux de quotas. Je suis certain qu’on pourrait diminuer les taux d’exploitation de la biomasse légèrement, quand on a des stocks très forts, comme en 2017 et cette année. On pourrait faire des essais. Toute l’industrie, les pêcheurs comme les travailleurs d’usines, bénéficieraient de saisons plus égales», assure-t-il.

Le contingent de 2017 représentait une hausse de 102 % par rapport à celui de 2016. Cette année, le contingent de 32 480 tonnes marquait un bond assez important de 35 % comparativement à 2018.

Luc Gionest entrevoit de longues discussions avec le ministère des Pêches et des Océans (MPO) pour faire valoir son point de vue, qui est partagé par bien des crabiers gaspésiens.

«Le MPO est plus vite pour imposer des choses aux pêcheurs, et moins vite pour revoir ses façons de faire», conclut-il.

L'Est du Québec

Un neuvième béluga retrouvé mort dans le fleuve Saint-Laurent

MATANE — Un neuvième béluga a été retrouvé mort au large de Grosses-Roches, à l’est de Matane. Ce sont des plaisanciers qui, mardi, ont remarqué la carcasse à la dérive et qui l’ont remorquée jusqu’au havre de Grosses-Roches. Elle a ensuite été récupérée mercredi pour être conduite jusqu’à Saint-Hyacinthe, où une nécropsie sera pratiquée par des pathologistes de la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal.

Il s’agissait d’une femelle. «Dans la fente génitale, il y avait présence d’un fœtus, indique la porte-parole du Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins, Marie-Ève Muller. C’est possible que le fœtus ait descendu. Est-ce qu’elle était en train de mettre bas? La nécropsie va permettre de le confirmer. Pour l’instant, on peut seulement confirmer qu’elle était gestante.»

Il s’agit de la deuxième femelle gestante à mourir dans l’estuaire du Saint-Laurent. Le 4 juillet, une huitième carcasse avait été repérée au large de Sainte-Flavie, près de Mont-Joli, puis s’était échouée plus tard sur la plage. La nécropsie a confirmé que la femelle, qui était connue des chercheurs depuis 1990 et dont l’âge était estimé à 34 ans, est morte lors de sa mise bas. «C’est un cas de dystocie, c’est-à-dire qu’elle n’a pas été capable d’expulser le nouveau-né et en est morte», a expliqué le Dr Stéphane Lair, qui supervise l’équipe chargée des nécropsies de mammifères marins de la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal.

Comme les femelles atteignent leur maturité sexuelle entre 9 et 12 ans, les vétérinaires croient qu’elle avait déjà mis bas. Selon le Réseau, elle était souvent aperçue avec un jeune âgé d’un an ou deux et qui semblait être son veau. Mais, il est difficile d’établir les liens filiaux avec certitude puisque les femelles bélugas peuvent parfois s’occuper d’un petit qui n’est pas le leur.

En étudiant le fœtus que cette femelle portait, les scientifiques ont constaté, toujours selon le Réseau québécois d’urgences, qu’il s’agissait du plus gros veau répertorié à ce jour dans la population de bélugas du Saint-Laurent. Ce facteur a pu jouer un rôle dans sa difficulté de mettre bas. Les analyses des tissus pourraient fournir de nouvelles informations.

Mme Muller indique que la septième dépouille de béluga a été retrouvée sur la grève de Saint-Ulric, à l’ouest de Matane, le 19 juin. Le mâle, d’une longueur de près de cinq mètres et d’un poids estimé à 1300 kg, serait le plus gros béluga à s’être échoué au cours des 30 dernières années. Il serait mort des suites d’une blessure à un œil qui, en apparence, aurait été crevé par un pieu de bois.

L'Est du Québec

Refinancement de 500 millions $ pour Ciment McInnis

PORT-DANIEL – Ciment McInnis vient de compléter un refinancement de 500 millions $ afin de rembourser des prêts contractés en 2016 et pour investir dans des infrastructures additionnelles. Ce refinancement est effectué sans injection de capitaux d’Investissement Québec.

Une tranche de 300 millions (M) $ de ce refinancement consiste en une augmentation du prêt senior initialement consenti par un syndicat de 11 banques canadiennes et internationales, à l’aube de la construction de la cimenterie de Port-Daniel, en mai 2014.

De plus, un bloc de capital de 200 M$, sous forme de prêt, est consenti par la Caisse de dépôt et de placement du Québec et par le conglomérat Beaudier, à raison de 150 M$ et 50 M$ respectivement.

Beaudier constituait l’actionnaire de contrôle initial du projet, mais il a été remplacé en août 2016 par la Caisse de dépôt et de placement du Québec, à la suite d’un dépassement de coût de 444 M$ lors de la construction du complexe de Port-Daniel.

Ce dépassement de coût avait alors nécessité l’injection de 250 M$ supplémentaires dans le projet, dont un prêt de 125 M$ venant de BlackRock Alternative Capital, une firme américaine. Comme il s’agissait d’une débenture, un prêt sans bien en garantie, il était caractérisé par un taux d’intérêt élevé.

«Nous avons remboursé le solde du prêt de BlackRock», précise Yann Langlais-Plante, porte-parole de la Caisse de dépôt et de placement du Québec (CDPQ). Il précise que le refinancement de 500 M$ ne constitue pas une façon de réparer le dépassement de coût de 2016.

«On ne peut le voir comme ça. C’est la bonne performance du projet qui explique le refinancement. On ajoute des silos, des terminaux de réception. On est dans une perspective de soutien de la croissance», précise M. Langlais-Plante.

Investissement Québec, qui a versé 100 M$ dans l’équité et qui a accordé un prêt de 250 M$ à Ciment Mcinnis, «a procédé à certains ajustements à la structure de sa dette tout en conservant un rang prioritaire dans la structure de capital d’un projet dont le risque opérationnel et financier a diminué de façon importante» dit-on dans un communiqué. Dans ce refinancement, le gouvernement du Québec ne réinvestit donc aucune somme.

Une partie appréciable des 500 M$, environ 40 % bien que M. Langlais-Plante refuse de confirmer cette proportion, servira donc à agrandir certaines installations de Ciment McInnis.

La capacité d’accueil du terminal maritime du Bronx à New York a été doublée quant à la réception de camions. Un nouvel entrepôt de 40 000 tonnes métriques est actuellement en construction au terminal de Providence, ce qui porte sa capacité totale à 75 000 tonnes. On y retrouvera aussi une nouvelle voie de chargement de camions.

Ciment McInnis ajoutera de plus au cours de l’automne deux nouveaux silos à Port-Daniel-Gascons, un chantier qui mobilisera 200 personnes. La compagnie confirme en outre le nolisement d’un troisième navire auto-déchargeur pour le transport du ciment, le NACC New Yorker, qui joindra le NACC Québec, le Cielo di Gaspesie.

L’équipe de planification de Ciment McInnis réalise aussi l’ébauche d’une cour de triage en prévision du retour du service ferroviaire à Port-Daniel, dans environ 18 mois. Des terminaux satellites devraient s’ajouter dans le nord-est américain.

«L’ensemble de la production de 2019 est vendu. Si on produisait plus, on vendrait plus », précise Maryse Tremblay, porte-parole de Ciment McInnis.

90 000 tonnes

Le rythme mensuel de production de l’usine de Port-Daniel augmente régulièrement, dit-elle. «En 2017, nous avons produit 40 000 tonnes par mois, et en 2018, c’est passé à 90 000 tonnes. On dépasse cette moyenne depuis le début de 2019 malgré l’arrêt de production du début de l’année».

La production prévue de la cimenterie de Port-Daniel s’établira à 2,3 millions de tonnes par an, quand l’usine aura atteint sa vitesse de croisière. C’est l’équivalent de 190 000 tonnes métriques par mois.

La cimenterie procure du travail à 153 personnes directement. L’investissement pour la construire et débuter la production a atteint 1,5 milliard $, en comptant les terminaux érigés dans l’ouest du Québec, en Ontario et aux États-Unis.

L'Est du Québec

Programme Agir tôt: 908 000 $ pour le Bas-Saint-Laurent

RIMOUSKI — Dans le cadre d’une tournée qui l’amène un peu partout au Québec, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux s’est arrêté, lundi, à Rivière-du-Loup afin de présenter le programme Agir tôt. Lionel Carmant en a profité pour annoncer un premier soutien financier de 908 200 $, qui permettra de déployer le programme au Bas-Saint-Laurent.

Ce montant s’inscrit au sein d’investissements totaux de 48 millions $ pour l’ensemble du Québec dès 2019-2020. Ceux-ci atteindront progressivement une somme de 88 millions $ annuellement d’ici 2023-2024. «C’est une bonne nouvelle», se réjouit le directeur des programmes en déficience intellectuelle et physique et du trouble du spectre de l’autisme pour le Bas-Saint-Laurent, Éric St-Laurent. «C’est un premier pas dans la bonne direction. Moi, je dis toujours qu’investir dans les jeunes, c’est investir dans le futur et dans la société de demain. Pour nous, c’est rassurant de voir que la jeunesse demeure une priorité au sein de ce gouvernement-là […]. C’est très encourageant pour les jeunes et les familles qui ont beaucoup de besoins à combler dans la région.»

Agir tôt vise à identifier le plus tôt possible les difficultés chez l’enfant, à évaluer son profil de développement et à l’orienter vers le bon service, tout en lui offrant le soutien dont lui et sa famille ont besoin. «Agir tôt est un tremplin incroyable qui permettra de donner des services dès la visite en première ligne pour tous nos enfants, décrit le ministre Carmant. Il s’agit d’un engagement phare de notre gouvernement : nous nous donnons les moyens d’influencer positivement la trajectoire de vie de nos enfants et de leur permettre de développer leur plein potentiel.»

Pour le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent, cet octroi permettra de créer des emplois supplémentaires qui auront pour effet d’atténuer les listes d’attente. «Pour la direction jeunesse, qui offre des services de première ligne et ma direction, qui offre des services spécialisés, on a des enjeux sur le plan des délais d’accès», reconnaît M. St-Laurent. «On sait que ça ne viendra pas enrayer complètement les délais d’accès. On est une grande région. Donc, on va cibler un secteur où on est le plus en difficulté.»

Le programme Agir tôt favorisera les interventions précoces. Il sera accompagné d’une plateforme informatique à laquelle la population aura accès et qui regroupe des questionnaires de dépistage sur le développement de l’enfant de 0 à 5 ans.

Parmi les avantages du programme, notons une meilleure orientation de l’enfant vers les services requis, un portrait plus précis de son développement, de plus courts délais d’orientation et la participation de la famille dès le début du processus.

Sports

Rimouski, candidate pour les Jeux du Québec 2022

RIMOUSKI — Rimouski figure parmi les trois villes en lice pour l’obtention de la 57e finale des Jeux du Québec d’été de 2022, aux côtés de Drummondville et de Châteauguay. Pour mousser sa candidature et augmenter ses chances d’être retenue comme ville hôtesse par Sports Québec, la Ville de Rimouski a officiellement lancé, lundi midi, sa campagne visant à mobiliser la communauté régionale.

«Pour la jeunesse, les Jeux du Québec sont un événement extraordinaire, a souligné le maire de Rimouski, Marc Parent. Rimouski a déjà été hôte des Jeux du Québec, mais c’était en hiver. Maintenant, on est prêts pour les Jeux d’été en 2022!»

L'est du Québec

Santé mentale: nouvelle unité à l'Hôtel-Dieu de Gaspé

De passage à Gaspé vendredi, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, a annoncé le déménagement de l’unité de santé mentale de courte durée du Centre d’hébergement Mgr-Ross vers l’hôpital Hôtel-Dieu. Il s’agit d’un projet de 5 millions $ financé à 82 % par l’État québécois.

La nouvelle unité comprendra six lits en chambres individuelles et une chambre dite sécuritaire. L’unité sera aménagée au sixième étage de l’hôpital. Cet établissement contribuera 800 000 $ dans le projet à même ses budgets réguliers.

Les travaux de réaménagement du sixième étage commenceront au début de 2020, pour être complétés en novembre. Les bureaux administratifs occupant présentement cet espace seront déménagés ailleurs.

Quant aux locaux vacants au Centre Mgr-Ross, ils seront récupérés pour réaliser un autre projet, le regroupement de l’hébergement en lits de soins de longue durée. Il s’agit d’une initiative d’au moins 2 millions $ qui n’est pas approuvée encore.

Organismes communautaires

La ministre a aussi annoncé l’ajout de 1 million $ récurrents pour les organismes communautaires de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, ce qui porte le budget de la centaine d’organismes à 15,6 millions $ pour l’année financière courante.

La coordonnatrice du Regroupement des organismes communautaires de la Gaspésie et des Îles, Geneviève Giguère, accueille favorablement cet ajustement mais elle rappelle que le manque à gagner s’établit à 13 millions $ par an.

«Malgré l’importance de ces investissements, les besoins financiers des groupes communautaires sont loin d’être comblés. Pensons à l’augmentation de la facture d’épicerie, d’électricité, les distances à couvrir, les besoins criants des gens de notre communauté, du défi de manque de main-d’œuvre et de son recrutement, etc. Du chemin reste encore à faire. Que ce soit pour un organisme en sécurité alimentaire, un centre de femmes, un centre d’action bénévole, une maison des jeunes ou une maison d’hébergement, un montant de 10 000 $ [par organisme] n’est malheureusement pas suffisant pour combler le sous-financement chronique des dernières années», dit-elle.

L'est du Québec

Une baleine noire en partie libérée

MATANE — L’équipe de sauvetage de baleines de Campobello, au Nouveau-Brunswick, a réussi, jeudi, à retirer les engins de pêche qui empêchaient une baleine noire d’utiliser sa queue pendant sa plongée.

Les tentatives visant à la débarrasser des autres engins qu’elle traîne ont été interrompus au crépuscule.

Il s’agit de la baleine dont l’identification est EG#4423, qui avait été repérée vers 10h jeudi pendant un vol de surveillance de la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis. Elle avait été vue empêtrée le 4 juillet à l’est de l’île Miscou, au Nouveau-Brunswick. «On croit que cet animal s’était empêtré avant d’arriver dans les eaux canadiennes, soutient le ministère fédéral par voie de communiqué. […] Il pourrait s’agir d’une baleine qui s’est empêtrée pour la première fois en avril dans les eaux américaines.» 

Les vols de surveillance se sont poursuivis pour localiser les deux autres baleines noires empêtrées dans le golfe du Saint-Laurent. Une opération pour sauver la baleine EG#4440, qui a été observée plusieurs fois depuis le 29 juin, a été impossible. Une troisième baleine empêtrée, qui avait été aperçue pour la première fois le 4 juillet à l’est de la Gaspésie, n’a pas été revue et n’a pu être identifiée. 

L'est du Québec

Le F.-A.-Gauthier pas de retour avant l’hiver

MATANE — Le traversier NM F.-A.-Gauthier, qui assure la liaison entre Matane et la Côte-Nord, ne sera pas de retour en août, comme l’avait annoncé le ministre des Transports, François Bonnardel. En réparation au chantier Davie depuis janvier, sa livraison est reportée à l’hiver.

Amarré à Lévis depuis plusieurs semaines après que ses propulseurs eurent été démontés, le navire est entré en cale sèche mardi. 

Le fournisseur avait en stock des pièces pour un seul propulseur. Par conséquent, la société d’État a commandé les pièces du deuxième propulseur, qui sont fabriquées sur mesure. Elles ont mis six mois à arriver. «J’ai donné l’autorisation de remonter les propulseurs pour avoir le F.-A.-Gauthier en service au début de l’hiver», affirme le président-directeur général de la Société des traversiers du Québec (STQ), Stéphane Lafaut.

Les experts ne comprennent toujours pas la nature et les causes des problèmes mécaniques ni des vibrations anormales. «On investigue encore, indique M. Lafaut. On a trouvé des problèmes avec les pièces des propulseurs qui ont probablement causé les vibrations. On travaille sur les causes.»

Longue enquête

«Si j’attends la conclusion de toute l’enquête et des tests qu’il y a encore à faire, je laisserais le Gauthier une autre année, ce que je trouvais inacceptable, a confié le patron de la STQ. Donc, on va remonter les propulseurs et je vais demander aux équipages de revoir les protocoles d’utilisation s’il y a lieu. Puis, on va avoir le Gauthier en service et ça va nous donner le temps de bien comprendre les problématiques et d’apporter les ajustements si requis.»

Le report à l’échéance inclut une période de cale sèche réglementaire de deux mois. «J’ai demandé à mes équipes de devancer la cale sèche réglementaire du F.-A.-Gauthier qui était prévue en 2020 pour la faire maintenant, pendant que le navire est en cale sèche. Donc, ça va éviter de retourner le navire en cale sèche […] l’année prochaine.»

Jusqu’à maintenant, les coûts liés aux réparations du traversier construit en 2015 s’élèvent à environ 15 millions $. Ces frais incluent le contrat pour la desserte aérienne, les coûts d’entretien normaux du navire et diverses dépenses relatives à l’Apollo, excluant cependant l’achat de ce dernier.

L'Est du Québec

Le Saaremaa I effectue sa traversée inaugurale entre Matane et Baie-Comeau

MATANE — Il y avait beaucoup d’effervescence au port de Matane, tôt mercredi matin, alors que les employés de la Société des traversiers du Québec (STQ) procédaient à l’embarquement des passagers et des véhicules sur le NM Saaremaa I. Cinquième traversier à remplacer le NM F.-A.-Gauthier qui est hors service depuis janvier, la nouvelle acquisition de la société d’État a fait sa traversée inaugurale entre Matane et Baie-Comeau.

La phase 1 de mise aux normes canadiennes du navire, acheté au coût de 39 millions $ en Allemagne, aura pris sept semaines au lieu des huit semaines prévues à l’échéancier. Ces travaux ont coûté de 5 à 6 millions $. «Il y aura une phase 2 des travaux, indique le président-directeur général de la STQ, Stéphane Lafaut. Avant, il fallait aller à l’essentiel. […] On voulait offrir un navire de grande capacité qui est confortable, avec un service qui est prévisible.»

Il faut dire que la patience de la clientèle a été mise à rude épreuve par le NM Félix-Antoine-Savard, qui a fait la liaison fluviale pendant quelques semaines en attendant le Saaremaa, puisqu’il est demeuré à quai en moyenne une journée sur deux en raison de ses restrictions de navigation. Le patron de la STQ rassure les usagers que «dans 99 % des cas, on va être capables de traverser [...]». 

Le Saaremaa, qui porte le nom de la plus grande île de l’Estonie, sera éventuellement rebaptisé au nom d’une femme qui aura contribué ou marqué l’histoire de la Matanie ou de la Côte-Nord.