Tant que la grève dure, aucun passager ne sera admis à bord du Bella Desgagnés, sauf pour des raisons médicales.

Bella Desgagnés: loi spéciale jeudi matin si le conflit n'est pas réglé

Si le conflit perturbant la desserte de la Basse-Côte-Nord par le navire Bella Desgagnés n'a pas été réglé au cours de la soirée de mercredi ou dans la nuit qui suit, une loi spéciale sera présentée jeudi matin afin de forcer un retour au travail.
Tard mercredi soir, au moment d'écrire ces lignes, il ne restait que quelques heures aux parties pour s'entendre. À défaut, Québec fixera les règles du jeu, disait-on. Et ce, avec la panoplie d'amendes accompagnant toujours ce genre de loi spéciale en cas de non-respect. Exceptionnellement, un Conseil des ministres est au programme jeudi à 7h.
Environ 10 officiers de navigation de l'entreprise Relais Nordik, assurant la desserte maritime des villages isolés de la Basse-Côte-Nord avec le Bella Desgagnés, ont déclenché une grève mardi à minuit. Dès le début du conflit, le gouvernement a fait savoir qu'il ne le laisserait pas perdurer.
Cette desserte est considérée comme un «service de base» par les élus municipaux et les chefs innus de cette vaste région. Ils ont réclamé l'intervention du gouvernement du Québec.
Ils ont fait valoir que cette desserte maritime est l'équivalent d'une route pour les communautés de la Basse-Côte-Nord et d'Anticosti. Et que les «services essentiels» assurés par le Bella Desgagnés sont insuffisants.
Un conciliateur a été nommé par la ministre du Travail, Dominique Vien, pour tenter d'aplanir les différends et rapprocher les parties.
En début de semaine, Le Soleil rapportait que les négociations achoppaient sur la manière dont les employés sont rémunérés.
Ils veulent être payés pour chacune des heures travaillées alors que l'employeur continue de les rémunérer en fonction d'un forfait journalier - comme à l'époque du Nordik Express, le bateau qui assurait auparavant la desserte maritime de la Basse-Côte-Nord.
Le syndicat des Métallos affirme que le Bella Desgagnés nécessite plus de travail que le navire qu'il a remplacé.