L’accès au quai de Baie-Comeau étant strictement contrôlé, en raison entre autres de sa vocation industrielle, des résidents se sont dits un peu déçus de la situation, se contentant d’observer le bateau à environ 150 mètres au plus près.

Baie-Comeau a mis le paquet pour le Disney Magic

BAIE-COMEAU — La Ville de Baie-Comeau a mis le paquet pour recevoir pour la première fois de son histoire l’imposant Disney Magic, un navire de croisière qui ne laisse personne indifférent sur son passage.

Question de se démarquer auprès du géant mondial du divertissement, Croisières Baie-Comeau, l’organisme responsable de ce dossier à la municipalité, a reçu une aide financière de 20 000 $ pour animer le parc des Pionniers, tout près du quai. Quelques jeux gonflables et jeux d’adresse étaient en place pour faire du principal parc de la localité un Disneyworld (très) miniature.

«Il y a trois endroits où Disney va s’arrêter : Québec, Saguenay et Baie-Comeau. Ce n’est pas n’importe quoi, c’est même majeur et ça valait la peine d’y mettre autant d’efforts, y compris financiers», a fait valoir le maire de Baie-Comeau, Yves Montigny. «On veut devenir une destination touristique importante au Québec et on est en train de prendre notre place», a-t-il ajouté en disant vivre «quelque chose d’exceptionnel. On accueille 2000 passagers qui viennent nous visiter».

La directrice de Croisières Baie-Comeau, Renée Dumas, parlait de concrétisation «de plus de deux ans de travail avec Disney». Une bonne partie des croisiéristes se sont procuré un ou des forfaits touristiques disponibles pour découvrir les alentours, tandis que d’autres ont dépensé dans le centre-ville du secteur Marquette, maximisant ainsi les retombées économiques.

À leur arrivée au quai vers 8h15, avec une vingtaine de minutes d’avance, les passagers du Disney Magic ont été bruyamment accueillis par les joueurs du Drakkar de Baie-Comeau, l’équipe de hockey junior majeur de la ville, et la mascotte Snorri. À leur grande surprise, ces derniers ont reçu en retour un «Go Drakkar Go», la première famille à descendre du paquebot étant une famille de Baie-Comeau!

Les jeunes croisiéristes et leurs parents n’ont pas été les seuls à pouvoir profiter de l’animation au parc des Pionniers, car la commission scolaire de l’Estuaire est même allée jusqu’à déplacer ce mardi une journée de congé pédagogique précédemment prévue lundi pour les jeunes du primaire et du secondaire de Baie-Comeau, rien de moins.

Voie d’avenir

La présidente de Tourisme Côte-Nord, Josée Girard, a rappelé que les croisières sont une voie d’avenir en matière touristique et que Baie-Comeau semble l’emprunter de la bonne façon. «Plus ça va, plus on s’ouvre sur le monde. Là, on voit des gens qui viennent dans une destination nordique pour voir qui on est et établir un dialogue entre citoyens et touristes.»

Cet éventuel dialogue ne pouvait toutefois pas se faire à proximité du navire, l’accès au quai étant strictement contrôlé, en raison entre autres de sa vocation industrielle. Quelques résidents se sont dits un peu déçus de la situation, se contentant d’observer le bateau à environ 150 mètres au plus près. Disney a également des exigences «plus pointues en matière de sécurité», a confié Renée Dumas.

Parti de New York le 20 septembre, le Disney Magic a fait une première escale à Halifax avant de mouiller lundi dans les eaux du Saguenay. Après cette escale à Baie-Comeau, le paquebot qui compte 1750 croisiéristes et 950 membres d’équipage s’arrêtera pour deux jours à Québec, où de nouveaux touristes embarqueront. Il accostera de nouveau à Saguenay le 29 et à Baie-Comeau le 30.