Le plan financier dans le secteur de l'agroalimentaire prévoit entre autres 95 millions $ pour la modernisation d'installations et 42,5 millions $ pour venir appuyer l'agriculture novatrice, dont l'agriculture biologique et la transformation alimentaires.

1,2 milliard $ pour les régions

Québec investira 1,2 milliard $ sur cinq ans pour aider le développement économique des régions, entre autres en créant un fonds de 310 millions $, dont 30 millions $ seront disponibles dès avril 2017.
Les sommes du Fonds d'appui au rayonnement des régions (FARR), qui sera administré par le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, serviront à soutenir les projets porteurs. Chaque région aura pour rôle de former un comité qui s'occupera de sélectionner les meilleures idées.
Outre le FARR, le gouvernement Couillard augmentera également dès l'année prochaine de plusieurs millions de dollars l'enveloppe du Fonds de développement des territoires. Elle passera de 100 à 105 millions $ en 2018-2019 et à 115 millions $ en 2019-2020.
Dans son pactole de 1,2 milliard $, on retrouve aussi des huards, soit 62 millions $ pour la reconnaissance des statuts de capitale nationale de la Ville de Québec. Près de 150 millions $ sont également disponibles pour la reconnaissance du statut de métropole de la Ville de Montréal.
Les secteurs du tourisme (125 millions $), des boissons alcooliques (9 millions $), de l'agroalimentaire (159 millions $) et forestier (46 millions $) obtiennent aussi leur part du gâteau. Également, une enveloppe de 231 millions $ sera dédiée à des projets en lien avec la protection de l'environnement.
«Le secteur agroalimentaire [126 000 emplois] est en pleine mutation. Les consommateurs sont de plus en plus exigeants, notamment en matière de qualité des aliments et de diversité des produits», note dans son budget 2017 le ministère des Finances. «De plus, les modes de production et les technologies disponibles sont en constante évolution. Les producteurs doivent donc s'adapter et innover afin de demeurer compétitifs», poursuit-il.
Le plan financier dans le secteur de l'agroalimentaire prévoit entre autres 95 millions $ pour la modernisation d'installations et 42,5 millions $ pour venir appuyer l'agriculture novatrice, dont l'agriculture biologique et la transformation alimentaires. D'ailleurs, depuis 10 ans, la vente de produits biologiques grimpe en moyenne annuellement d'environ 10 %.
Le développement des serres est également dans la mire du ministère des Finances. Le Plan économique du Québec prévoit la création d'un nouveau programme de rabais d'électricité. Cette mesure devrait se traduire par des investissements des compagnies d'environ 13,5 millions $ d'ici le 31 décembre 2020, estime le gouvernement.
«Avec ce programme, les entreprises pourront bénéficier d'un rabais d'électricité maximal de 20 % pendant quatre ans, qui permettra un remboursement équivalant à 40 % des investissements admissibles effectués», peut-on lire dans le budget. Un rabais supplémentaire (10 %) sera également accordé aux producteurs souhaitant convertir leurs systèmes de chauffage à combustible fossile vers des systèmes de chauffage électrique.
Pour le secteur touristique, 100 millions $ seront injectés dans les parcs de la SEPAQ, notamment 51,1 millions $ pour la mise en valeur du patrimoine bâti, et l'aide financière pour les festivals et les évènements sera bonifiée de 34,9 millions $ sur cinq ans. Un plan de 15 millions $ pour le développement de la pêche au saumon et de la pêche sportive est également sur la table. À elle seule, l'industrie de la pêche au saumon génère des retombées économiques de 50 millions $ par année à travers la province.
Environnement
Du côté des mesures touchant l'environnement, Québec a l'intention de poursuivre son plan d'extension du réseau de distribution de gaz naturel entamé en 2015. Trois territoires seront priorisés pour les prochains mois, soit Thetford Mines, Saint-Éphrem-de-Beauce et Saint-Marc-des-Carrières. L'argent proviendra en partie de l'enveloppe de 20,5 millions $ du Fonds vert.
Par ailleurs, 45 millions $ seront disponibles pour soutenir les municipalités dans leurs travaux de prévention ainsi que pour atténuer les risques associés à l'érosion côtière. Les régions de la Côte-Bord, du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine sont entre autres prises avec ce problème.
«Cette problématique s'intensifie et menace de plus en plus la sécurité des infrastructures et des bâtiments d'une centaine de communautés, ce qui pourrait entraîner d'importantes répercussions économiques et sociales, ainsi que des risques pour la sécurité des populations», indique le ministère des Finances. Cet argent s'ajoutera au Cadre pour la prévention de sinistre 2013-2020 de 97 millions $.
Près de 45 millions $ seront également investis pour poursuivre le développement du Plan Nord. «La société du Plan Nord disposera, au cours de l'année financière 2017-2018, d'une enveloppe de près de 72 millions $ pour soutenir de nouvelles initiatives», affirme le budget Leitão.