Arts

Samuel Bolduc sacré «photographe étudiant de l’année»

MATANE — Un finissant du programme de photographie du Cégep de Matane originaire de Saint-Félicien, Samuel Bolduc, s’est vu décerner le titre de «photographe étudiant de l’année» au Sony World Photography Awards 2018, l’un des concours de photographie parmi les plus prestigieux au monde. C’est sa série de photos intitulée «The Burden» qui a séduit le jury.

«Je suis sans mots, s’est exclamé le lauréat, tout juste revenu de Londres où le prix lui a été décerné jeudi. Je flotte sur un nuage! Je nage dans le bonheur.»

En région

Rebondissement dans le dossier de la cathédrale de Rimouski

RIMOUSKI — Devant l’impasse entourant le sort de la cathédrale de Rimouski, qui a donné lieu à de multiples conflits depuis sa fermeture en novembre 2014, l’archevêque de Rimouski tranche en scindant la paroisse en deux. Par cette décision, Mgr Denis Grondin empêche les marguilliers de vendre les cinq églises de la paroisse pour financer la réfection de la cathédrale. Pour l’un des membres du conseil de fabrique, il s’agit d’une forme d’intimidation.

L’archevêque annonce deux décrets. La paroisse Saint-Germain est aujourd’hui confinée uniquement à la cathédrale, au presbytère et aux terrains qui leur sont adjacents. Puisque personne n’habite ce territoire, «la paroisse Saint-Germain devient une paroisse sans paroissien, sans prêtre et sans lieu de culte». Cependant, les Rimouskois qui voudront faire partie de cette paroisse pourront s’inscrire à un registre. «Ils doivent s’engager à payer la capitation et faire un don à la mesure de leurs moyens pour la restauration de la cathédrale, précise toutefois le chancelier diocésain, Yves-Marie Melançon. On est optimistes, on a prévu 900 noms!»

L’autre décret consiste en l’érection d’une nouvelle paroisse nommée Bienheureuse-Élisabeth-Turgeon, qui englobe les cinq églises de Rimouski qui étaient sous la gouverne de l’ancien conseil de fabrique. «La création d’une nouvelle paroisse, c’est rare, ça fait choc, admet l’archevêque. On veut sauvegarder la cathédrale, mais pas aux dépens des autres églises.»

Pas une volte-face

Mgr Grondin précise qu’il ne fait pas volte-face par rapport à la vocation qu’il souhaite pour la cathédrale. Il continue d’espérer qu’elle devienne un lieu multifonctionnel, en n’excluant pas le culte. «Un lieu de rencontres, d’expositions, un lieu plus ouvert, aspire le prélat. On reste ouverts aux projets.»

Justice et faits divers

Un possible drame conjugal fait deux mortes à Sept-Îles

SEPT-ÎLES — Une fillette de 2 ans et demi et une femme de 25 ans sont mortes lundi matin, à Sept-Îles, dans un probable double meurtre. Un homme dans la vingtaine a été arrêté dans ce qui a toutes les allures d’un drame conjugal, une hypothèse que refusent de confirmer les policiers pour l’instant.

Les policiers de la Sûreté du Québec ont été appelés vers 6h30 lundi matin pour une altercation dans un appartement de la rue Brochu. Ils ont retrouvé sur place les deux victimes, qui ont été transportées à l’hôpital de Sept-Îles, où leurs décès ont été constatés.

La SQ a confié l’enquête à son service des crimes contre la personne et le corps policier ne pouvait en dire plus pour l’instant sur l’ensemble des circonstances entourant ces décès. Elle refuse d’ailleurs de préciser le lien entre les victimes et celui entre elles et l’homme arrêté.

Le sergent Hugues Beaulieu, de la SQ Côte-Nord, a néanmoins indiqué que le principal suspect était toujours interrogé par les enquêteurs et qu’il allait, selon toute vraisemblance, comparaître mardi au palais de justice de Sept-Îles une fois que le Directeur des poursuites criminelles aura l’ensemble du dossier en main.

École primaire fermée

Fait à souligner, l’école élémentaire anglophone Flemming, située près de la scène du crime, a été fermée d’urgence lundi matin. La direction a fait valoir sur Facebook qu’il n’y aurait aucun commentaire avant le retour de la directrice mardi matin. 

Le directeur général de la commission scolaire Eastern Shores, Howard Miller, a confirmé la fermeture de l’école, mais il s’abstient de faire le lien entre cette fermeture et le drame qui s’est produit à quelques dizaines de mètres de là, affirmant «qu’il ne pouvait en dire plus en raison de l’enquête».

En région

La perfection pour une auberge de Gaspé

GASPÉ – Un petit hôtel de 15 chambres et trois étoiles, à Gaspé, est le seul au Canada à avoir reçu une note de 10 sur 10 de la part des voyageurs, dans le classement établi par le site Web Hotels.com.

La propriétaire de l’Auberge sous les arbres, Claudine Roy, croit que «l’accueil et la chaleur humaine «expliquent l’engouement des clients.

«Ma sœur Mimi est là l’après-midi, elle reçoit les gens. Elle leur sert un petit verre de gin Radoune [un alcool local] en leur disant: “Vous arrivez en Gaspésie : faut vous rincer la bouche!” Ma sœur Denise fait tous les petits déjeuners, avec des confitures maison comme ma mère les faisait. Ce n’est pas formaté, comme endroit», rapporte Mme Roy.

«Il y a un foyer où on fait un feu l’après-midi et une petite salle à manger. Si les clients ne veulent pas sortir le soir, ils peuvent prendre un take out. Quand tu es parti deux semaines, tu as le goût de te sentir un peu chez vous», poursuit la propriétaire.

L’hôtel, situé au centre-ville de Gaspé, est composé de la maison ancestrale Carter, bâtie en 1865, et d’une section construite il y a une dizaine d’années. 

Les réservations étaient déjà bien avancées pour l’été, indique Mme Roy, mais «le téléphone n’arrête pas de sonner» depuis que le classement a été rendu public jeudi.

Ce ne sont pas des experts, mais bien les clients eux-mêmes qui jugent les établissements et décident ou non d’octroyer une note à leur hôtel. Vingt-deux hôtels dans le monde ont reçu une note parfaite. 

Pour faire partie du classement, les hôtels doivent avoir reçu une note d’au moins 9,4 sur 10 et au moins 50 avis de clients, de décembre 2016 à novembre 2017. À travers le Canada, Montréal et Québec ont le plus grand nombre d’hébergements répondant à ce critère, avec respectivement 17 et 12 hôtels.

En région

Un plus gros navire de la Garde côtière en Gaspésie dès 2020

La Garde côtière déploiera un plus gros navire à partir de 2020 pour assister la flotte de pêche de Rivière-au-Renard, en Gaspésie. Ce remplacement était prévu avant l’échouage du crevettier Joneve, en fin de semaine, que la Garde côtière n’a pas réussi à empêcher.

Le Cap d’Espoir, le navire de recherche et sauvetage basé à Rivière-au-Renard, mesure 14,7 mètres. Le Chantier naval Forillon, à Gaspé, est en train de construire les futurs remplaçants de ce type de navires, des vedettes de 19 mètres. C’est plus proche de la taille des crevettiers, qui font en moyenne de 20 à 24 mètres.

«On a comme objectif, en 2020, de positionner une de ces unités à Rivière-au-Renard», indique Stacy Dufour, responsable régional du sauvetage maritime à la Garde côtière. «Ça avait déjà été annoncé», ajoute-t-il.

LIRE AUSSI : Échouement du Jovene, la Garde côtière impuissante

Samedi, le crevettier Joneve a subi un bris de gouvernail au large de Port-Cartier. Un autre crevettier l’a remorqué jusqu’à l’entrée du port de Rivière-au-Renard, où les câbles de remorquage ont cassé. Le Joneve a dérivé et s’est échoué sur les rochers. L’équipage de quatre hommes a été secoué par le vent et les vagues pendant quatre heures avant d’être évacué par un hélicoptère de la Défense nationale.

C’est seulement quand les câbles ont cassé que le bateau de la Garde côtière a quitté l’abri du port, dans l’intention de lancer un nouveau câble au Joneve. Il n’y est pas arrivé, et la coque du Cap d’Espoir a raclé les rochers deux fois, l’obligeant à retourner au quai.

Des pêcheurs ont reproché à la Garde côtière de ne pas être sortie du port plus tôt pour aider à la manœuvre de remorquage. Le Cap d’Espoir n’est pas non plus adapté à la taille de leurs crevettiers, jugent-ils.

«Pour stabiliser des situations qui risquent de s’envenimer, on va faire du remorquage. Mais notre mission première est de sauver des vies. Si un navire a besoin d’un remorquage, on va demander à un bon Samaritain ou à une compagnie privée de répondre à la demande», dit M. Dufour. Le Cap d’Espoir est «une unité adéquate pour répondre aux besoins», estime-t-il. 

Versions divergentes

M. Dufour affirme que l’équipage du Cap d’Espoir était prêt à quitter l’abri du port avant le bris des câbles. «Le plan était que notre unité allait sortir pour aider à remorquer le Joneve à quai et accoster. Tout le monde était confortable avec ça», dit-il.

Le Joneve était «à une couple de milles au large» quand les câbles de remorquage ont cassé, ajoute M. Dufour. Le Cap d’Espoir s’apprêtait à sortir du port, indique-t-il.

C’est faux, rétorque le capitaine Martin Paré, qui tenait la barre du crevettier JD Caroline Kristine, le remorqueur du Joneve. Le Joneve était à un maximum de 100 pieds (30 mètres) du quai lors du bris des câbles. Avant le bris, la Garde côtière a signifié aux capitaines qu’elle allait rester à l’intérieur du port, rapporte M. Paré. «Ce sont des conversations enregistrées à la Garde côtière», mentionne-t-il.

En région

Échouage du «Joneve»: la Garde côtière impuissante

RIVIÈRE-AU-RENARD — La Garde côtière n’a pas l’équipement adéquat pour assister la flotte de bateaux de pêche de Rivière-au-­Renard, considèrent les capitaines du secteur. L’échouage du crevettier «Joneve» en fin de semaine en est une nouvelle preuve, estiment-ils.

La Garde côtière base à Rivière-au-Renard son NGCC Cap d’Espoir, une vedette de recherche et de sauvetage de 14,7 mètres. Elle «a l’air d’un maringouin» à côté des crevettiers du secteur, qui font en moyenne 20 à 24 mètres. C’est le capitaine Herman Synnott, pêcheur depuis 60 ans, qui le dit. «C’en est ridicule», renchérit le capitaine du Joneve, Pierrot Dupuis, qui a 49 ans d’expérience en pêche.

Par mauvais temps, samedi, la Garde côtière a refusé par trois fois de sortir de l’abri du port de Rivière-au-Renard pour assister le JD Caroline Kristine, qui remorquait le Joneve, victime d’un bris de gouvernail.

Les câbles de remorquage ont cassé à l’approche du port et le Joneve est allé s’échouer sur les rochers. Il a fallu un hélicoptère de la Défense nationale pour sortir les quatre pêcheurs du bateau, quatre heures plus tard.

«Il n’y a pas eu de pertes de vie. On a été chanceux. Mais il aurait pu y en avoir», dit M. Synnott. 

Vu le peu de force du bateau de la Garde côtière, les pêcheurs sont habitués de se remorquer les uns les autres, indique le capitaine Synnott. Mais samedi, le Cap d’Espoir aurait pu s’accrocher au Joneve par l’arrière pour garantir la manœuvre à l’approche du quai, explique-t-il.

Les pêcheurs de Rivière-au-Renard demandent un bateau plus adéquat à la Garde côtière depuis «facilement 20 ans», mentionne M. Synnott. «Chaque fois qu’un bateau de pêche est en panne, la Garde côtière a toujours un problème de manque de force, de manque de fioul [et donc un manque d’autonomie], ou il y a trop de vent.»

Pas un remorqueur

Le président de la Coopérative des capitaines-propriétaires de la Gaspésie, Vincent Dupuis, insiste sur le fait que les employés de la Garde côtière «ont fait ce qu’ils pouvaient». Cependant, «ils n’avaient pas l’autorisation du bureau-chef de sortir du quai ni l’outil adéquat», ajoute-t-il. «Mon crevettier pèse 300 tonnes. Comment veux-tu remorquer un bateau de 300 tonnes avec un bateau de plaisance?»

La semaine dernière, un autre crevettier a subi un bris de moteur. Le Cap d’Espoir n’est pas sorti non plus parce qu’il «faisait trop rough», rapporte M. Dupuis. Pour que la Garde côtière puisse venir en aide aux pêcheurs, «il faudrait une mer d’huile et qu’on soit rendus au quai», ironise-t-il.

Le Cap d’Espoir est «un excellent navire, mais ce n’est pas un remorqueur. On est là pour faire de la recherche et sauvetage. La météo était difficile, on aurait pu s’échouer», réagit le porte-parole de la Garde côtière, Michel Plamondon. «La priorité était de sortir les pêcheurs de là au plus vite. Il y avait des vagues de 3 à 4 mètres. La Défense nationale était mieux placée pour le faire [par hélicoptère]», ajoute le porte-parole.

«Si tu ne remorques pas et que tu regardes le bateau s’échouer sur les pierres, après, tu vas être obligé de sauver des vies», remarque Vincent Dupuis.

Rivière-au-Renard est le principal port de débarquement au Québec avec jusqu’à 75 bateaux, soit des crevettiers, grands palangriers, pêcheurs de poisson de fond et crabiers.

En région

Québec assure la survie de 32 centres d’archives régionaux

Le gouvernement libéral réagit au mouvement pour préserver les centres d’archives régionaux. Il octroie 420 000 $ à Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) pour maintenir 32 de ces centres à flot.

«C’est notre histoire, c’est notre patrimoine collectif. Pour nous, c’est très important et c’est pour cette raison-là qu’on a décidé de fournir un montant immédiatement», a expliqué Mathieu Larouche, l’attaché de presse de la ministre de la Culture Marie Montpetit, au Soleil vendredi.

Depuis quelques semaines, tous les centres d’archives privées du Québec sont inquiets. BAnQ a annoncé qu’elle allait faire passer de 32 à 25 le nombre de centres qui recevraient un financement annuel d’environ 30 000 $ de sa part. Aucun centre n’avait encore été coupé, sauf que cette perte éventuelle de revenus aurait pu porter un coup fatal à plusieurs d’entre eux. 

À Saint-Jérôme, la communauté a lancé en début de semaine le manifeste «Ensemble, assurons le futur de notre passé», qui plaidait pour que les archives privées des régions du Québec ne soient pas condamnées à l’oubli. 

«On est heureux d’avoir cette bouffée d’air pour deux ans, qui va nous permettre d’entreprendre un virage», a commenté Hélène Laverdure, dg des archives à BAnQ. La partie n’est toutefois pas gagnée et Mme Laverdure souhaite «qu’il y ait de plus en plus d’argent» du gouvernement réservé à cette mission. 

Pour assurer leur avenir à plus long terme, les centres d’archives régionaux devront trouver d’ici 2020 des façons de «générer des revenus autonomes», explique Mme Laverdure. 

Ces centres comptent pour la plupart sur les services d’un seul archiviste et conservent en grande partie des livres, des lettres, des cartes géographiques, des documents audiovisuels et autres souvenirs des localités qu’elles desservent. 

En Beauce

Ce financement ne règle toutefois pas le cas de la Société du patrimoine beauceron, qui a fermé ses portes en janvier dernier à Saint-Joseph-de-Beauce, faute de financement. 

Mme Laverdure explique que dans ce cas précis, la Société n’est plus agréée par BAnQ parce qu’elle a omis de transmettre des documents importants à temps. «Ils travaillent pour se remettre sur les rails», ajoute la directrice générale. 

Si la Société du patrimoine beauceron réussit à se reconstituer une équipe, elle pourra de nouveau être éligible au financement du gouvernement en 2020.

En région

Une globe-trotteuse britannique retrouvée morte à Percé

GASPÉ – Que s’est-il passé dans les dernières 24 heures de la vie de Jyothi-Lakshmi Pillay, une globe-trotteuse londonienne d’origine indienne et polyglotte, trouvée morte sur la plage de Percé? La Sûreté du Québec cherche à comprendre.

Mme Pillay, une Britannique de 27 ans, parlait cinq langues et voyageait à travers le monde. Sa dernière destination aura été Percé, où son corps a été retrouvé lundi, au nord du quai. 

«Elle faisait apparemment le tour du Québec. On pense qu’elle voulait voir le rocher Percé. Même si l’enquête n’est pas complétée, il ne semble pas y avoir d’élément criminel. Tout porte à croire qu’elle a été victime d’un accident fâcheux, d’une chute dans l’eau ou qu’elle a été prise par la marée montante près du rocher. La cause du décès, c’est la noyade», indique Claude Doiron, porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ).

Mme Pillay se déplaçait à pied et en auto-stop. La SQ cherche des personnes qui auraient embarqué la jeune femme ou seraient entrées en contact avec elle. «C’est important de reconstituer ses 24 dernières heures, pour être sûrs qu’on n’a rien laissé passer», explique M. Doiron.

Le 7 avril, deux jours avant la découverte du corps, la victime a été aperçue à Rivière-au-Renard puis à Gaspé, au moment où elle quittait le magasin Canadian Tire.

Mme Pillay portait un manteau rose, des pantalons noirs et des bottes de marche gris et vert. Elle transportait deux sacs à dos : un noir et un bleu marin. Elle s’exprimait en français, avec un accent. 

Il a été facile d’identifier la victime. «Elle n’avait pas séjourné longtemps dans l’eau et ses pièces d’identité ont été découvertes près d’elle», dit M. Doiron.

C’est l’ambassade canadienne qui s’est chargée d’annoncer le décès à sa famille, à Londres.

En région

Un corps sans vie sur la plage à Percé

PERCÉ – Un promeneur a découvert le corps sans vie d’une femme lundi sur la berge, au nord du quai de Percé. Il s’agit d’un décès de fraîche date, a indiqué la Sûreté du Québec, et le corps ne correspond à aucune personne portée disparue récemment.

La cause de la mort est inconnue pour l’instant. Des techniciens en scènes de crime ont examiné la berge. 

Le corps a été transporté au Laboratoire de sciences judiciaires de Montréal pour subir une autopsie et tenter de l’identifier.

En région

L'ex-chef de Pessamit entame une poursuite

BAIE-COMEAU — L’ex-chef de la communauté innue de Pessamit, Raphaël Picard, entend poursuivre le conseil de bande, son successeur au poste de chef, trois autres membres et l’avocat du conseil de bande pour atteinte à la réputation, à la dignité, à la vie professionnelle et abus de droit. En incluant les dommages punitifs, la somme réclamée est de 220 000 $.

Avec cette demande introductive d’instance, Raphaël Picard réplique ainsi à une pareille demande déposée à son endroit par Pessamit il y a un an, où il était notamment allégué qu’il aurait manqué de compétence dans le contrôle des finances de la bande, qu’il aurait commis des gestes de malversation et qu’il aurait instauré un système occulte de ristournes sur les contrats attribués par la bande. M. Picard a été chef de 2002 à 2012.

Le procureur de l’ex-chef soutient que la requête de l’actuel conseil contre son client contient des allégations « fausses, futiles, vexatoires et non fondées en fait en droit «. Il indique en outre qu’il y a prescription dans cette affaire puisqu’elle aurait dû être introduite au plus tard trois ans après la fin du mandat de M. Picard.

L’un des défendeurs, Gérald Hervieux, a été adjoint et directeur général de la bande entre 2004 et 2010. À ce titre, il aurait dû connaître les prétendus manquements reprochés à M. Picard, soutient le texte de la poursuite. Gérald Hervieux a été élu conseiller en 2012 et fait partie de l’équipe du chef actuel, René Simon.

Jean-Marie Picard, dit Jack, est également visé par cette demande introductive. Jack Picard, conseiller spécial de Pessamit depuis 2012, est le frère de l’ex-chef.