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COVID-19

Côte-Nord: le tiers des cas de COVID-19 au pénitencier de Port-Cartier

BAIE-COMEAU – Avec plus du tiers des cas (25 sur 71) émanant de cet endroit, le pénitencier fédéral de Port-Cartier est de loin le principal foyer d’infection de la COVID-19 sur la Côte-Nord. Les autorités de santé publique refusent toutefois de peser sur le bouton panique.

«La situation au pénitencier est sous contrôle. Nous avons une excellente collaboration avec la direction et beaucoup de mesures sont mises en place», a de nouveau répété le DRichard Fachehoun, médecin-conseil en santé publique au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord.

Si le pénitencier est un important foyer d’infection, ce n’est pas le cas dans les résidences pour personnes âgées, autant privées que publiques, contrairement à ce qui se passe dans d’autres régions. On ne rapporte toujours aucun cas dans ces établissements. D’ailleurs, le Dr Fachehoun a fait valoir que seulement 15 % des cas sur la Côte-Nord concernent des gens âgés de 60 ans et plus.

Des 71 cas, 46 se retrouvent dans la MRC des Sept-Rivières, qui regroupent Port-Cartier et Sept-Îles, 14 dans la Manicouagan (Baie-Comeau), 5 en Minganie, dont le chef-lieu est Havre-Saint-Pierre, et moins de cinq en Haute-Côte-Nord.

Il y a aussi quelques cas où la personne atteinte a été testée ici, mais n’est pas nécessairement résidente de la région. La santé publique ne rapporte toujours aucun cas dans la région de Fermont et en Basse-Côte-Nord. Deux des personnes atteintes dans la région sont hospitalisées.

Pour sa part, la directrice générale adjointe du CISSS, Dyane Benoît, a demandé aux citoyens d’éviter de se déplacer d’une ville à l’autre et même d’un quartier à l’autre quand vient l’heure de prendre une marche. Les promenades en voiture sont aussi proscrites.

Rappelant qu’il ne faut surtout pas baisser la garde, car «si on relâche nos efforts, ça va retarder le moment pour retourner à la vie normale», Mme Benoît a même appelé à la restriction de contacts entre personnes qui vivent dans une même résidence.

«Il faut d’abord respecter la règle des deux mètres, autant que faire se peut. Il y a aussi plusieurs stratégies. Ça peut être de ne pas manger ensemble ou de ne pas se trouver dans les mêmes pièces», a-t-elle soutenu.

La directrice générale adjointe a également souligné le geste de plusieurs entreprises de la région, qui ont remis des équipements de protection au personnel de la santé. «Dans les dernières semaines, le milieu nord-côtier s’est montré extrêmement généreux», a affirmé Mme Benoît, indiquant qu’une ligne téléphonique sera bientôt mise en service afin de concentrer ces dons à un même endroit.

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COVID-19: quatre nouveaux cas en Gaspésie et avertissement pour les rassemblements sur les quais

CARLETON – La Direction de la santé publique de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine rapporte quatre nouveaux cas de COVID-19 sur son territoire, ce qui porte le total à 66 depuis le début de la pandémie.

De ce nombre, 39 sont liés à l’éclosion du Manoir du havre de Maria. Cette éclosion a causé la mort de deux résidents âgés. Elle a aussi eu pour effet de placer 143 personnes en isolement, précise le docteur Iv Bonnier-Viger, directeur de la santé publique de la région. Il note que cinq personnes de la Gaspésie et des Îles sont hospitalisées à Québec pour soigner les effets du coronavirus. Il met d’autre part en garde les gens ayant tendance à se rassembler sur les quais, avec l’arrivée du beau temps. 

«C’est correct en soi mais la distance de deux mètres est toujours à respecter». Au sujet de l’entretien ménager effectué de maison en maison par diverses firmes, le docteur Bonnier-Viger précise qu’il serait préférable de s’abstenir quand il s’agit de maisons privées habitées par des gens de plus de 70 ans. «La logique veut que l’entretien minimal peut se faire sans recourir à des préposés», dit-il.

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COVID-19: l’hôpital de Rimouski devient un centre désigné pour les hospitalisations

L’hôpital de Rimouski est maintenant un centre désigné d’hospitalisations liées à la COVID-19.

L’établissement est donc autorisé par le ministère de la Santé et des Services sociaux à prendre en charge et à hospitaliser des patients du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie qui sont atteints du virus. Cette désignation lui permet aussi, en cas de débordement, d’accepter le transfert de patients atteints du coronavirus provenant des autres centres désignés. 

«Au cours des dernières semaines, des travaux ont été réalisés à l’hôpital afin d’augmenter la capacité d’accueil pour les patients atteints de la COVID-19 et pour mettre en place toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité du personnel soignant et des usagers», explique la conseillère aux relations avec les médias du Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent, Ariane Doucet-Michaud. 

Par ailleurs, un seul nouveau cas positif de COVID-19 a été rapporté mardi, ce qui porte le nombre d’individus infectés à 30. 

COVID-19

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine: deuxième décès attribuable à la COVID-19

CARLETON – Un deuxième décès attribuable à la COVID-19 a été rapporté lundi par la Direction de la santé publique de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine. Cette fois, c’est une dame âgée et elle est décédée dimanche. Avant son hospitalisation, elle était aussi résidente du Manoir du havre de Maria, le seul grand foyer de contagion de la région jusqu’à maintenant.

Le docteur Iv Bonnier-Viger, de la Direction de la santé publique, précise que la victime présentait préalablement à la pandémie des «maladies graves». D’autre part, le médecin rapporte huit nouveaux cas d’infection sur le plan régional, ce qui porte le total à 62 personnes infectées.

Certains des nouveaux cas découlent du suivi épidémiologique déclenché à la fin de mars au Manoir du havre, où l’éclosion avait généré 39 cas d’infection, selon le décompte de dimanche. Un nouveau décompte spécifique à cette résidence privée n’était pas disponible lundi.

Le docteur Bonnier-Viger a toutefois précisé que d’autres nouveaux cas étaient liés à des personnes suivies en dehors de l’éclosion du Manoir du havre. Il n’y a conséquemment pas encore de transmission communautaire du coronavirus en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, puisque l’origine de tous les cas peut être tracée.

D’autre part, le docteur Bonnier-Viger ne peut spécifier encore combien de personnes seront placées en confinement à la suite du cas d’infection d’un travailleur de l’usine de transformations de produits marins E. Gagnon et Fils, de Sainte-Thérèse-de-Gaspé. Le cas a été confirmé samedi et l’usine est fermée jusqu’au 7 avril inclusivement.

Selon le vice-président d’E. Gagnon et Fils, Bill Sheehan, «un lien peut être établi entre des personnes infectées au Manoir du havre» lors de l’éclosion de la fin de mars et l’employé de son usine.

Iv Bonnier-Viger précise que «l’usine était déjà assez correcte pour éviter la contagion» et il n’est conséquemment «pas inquiet pour la reprise de la production. Des experts se sont penchés sur les mesures (de prévention) à prendre. Ces mesures étaient déjà appliquées», dit-il, en faisant référence à la période préalable au test positif de l’employé.

COVID-19

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent a besoin d’équipements de protection

MATANE – «Le CISSS du Bas-Saint-Laurent fait appel à la générosité de l’ensemble des entreprises du Bas-Saint-Laurent afin d’obtenir des équipements de protection individuelle supplémentaires», lance la conseillère aux relations avec les médias de l’établissement, Ariane Doucet-Michaud.

Cela peut se traduire par des dons de blouses, de gants, de masques, de gel antiseptique ou de visières. 

Par ailleurs, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent rapporte, lundi, deux nouveaux cas positifs infectés par la COVID-19, ce qui porte le total à 29 personnes porteuses du virus dans la région. Parmi elles, trois sont hospitalisées à l’extérieur du territoire. 

Depuis le début de la pandémie, une personne est décédée des suites de la maladie. 

Pour faire un don d’équipements de protection individuelle: 418 724-6978, option 1.

L'Est du Québec

Les étudiants du Cégep de Matane votent contre la reprise des cours en ligne

MATANE – L’Association étudiante du Cégep de Matane a voté contre la reprise des cours en ligne. Avec une majorité de 76,8 % des voix provenant de tous les programmes de l’établissement, les 194 étudiants présents à l'assemblée générale extraordinaire , qui s’est tenue dimanche par vidéoconférence, ont envoyé un message clair à la direction.


L’Association étudiante du Cégep de Matane communiquera avec la direction dès lundi matin pour faire part de sa position. Jérémi Bouffard, qui est à l’origine de l’initiative avec son collègue Émile Richard, tous deux membres du conseil exécutif de l’Association étudiante du Cégep de Matane, est confiant que la direction du Cégep tiendra compte du résultat du vote. «Ils peuvent faire ce qu’ils en veulent, est conscient Jérémi. On peut envisager un mandat de grève. Mais, on n’en est pas là. On a une belle collaboration avec eux. On les appelle le soir et ils répondent. On a une belle dynamique, autant avec la direction qu’avec les conseillers pédagogiques. Je ne crois pas que ce serait pareil dans un gros cégep!»

La direction du Cégep de Matane avait d’abord annoncé que la reprise des cours en ligne de la session d’hiver se ferait progressivement du 6 au 20 avril. Par la suite, elle a repoussé le début de la reprise des activités pédagogiques au 14 avril. «La direction générale de la santé publique demande de surseoir à toute opération visant à permettre la récupération de matériel sur les campus des établissements», avait aussi fait savoir le directeur des études du Cégep de Matane, Jérôme Forget, via la page Facebook de la communauté étudiante.

«Ce n’est pas tous les étudiants qui ont accès à la formation en ligne, indique Jérémi Bouffard pour expliquer pourquoi les étudiants ont voté contre la reprise des cours. On veut que ce soit équitable pour tout le monde. Il y en a qui sont partis chez eux, à l’étranger, et qui n’ont pas accès au matériel nécessaire pour leurs cours. Il y a aussi des étudiants qui travaillent pour les services essentiels.»

Pas de surprise

Samuel * n’est pas surpris du résultat du vote. «C’était prévisible. Il y a eu une grosse pétition de 120 000 noms qui étaient contre la reprise des cours au Québec. C’est pas seulement des étudiants qui ont signé. Je crois qu’il y a aussi des profs. C’est la meilleure solution pour être le moins pénalisé.» Selon Samuel, il restera à voir ce qu’en pensera la direction de l’établissement. «Je pense que l’association étudiante a un certain poids», indique-t-il.

Samuel déplore «la communication déficiente des autorités du Cégep». «C’est ça, le pire! Il y a eu beaucoup d’incohérences. Les étudiants posaient beaucoup de questions, mais ils n’avaient pas de réponses définitives ou claires.» Le jeune homme plaint les étudiants étrangers, qui représentent 45 % de la clientèle de l’établissement. «Ceux qui n’auront pas pu faire leur stage devront revenir, soulève-t-il. Mais pour certains, leur visa d’études ou de travail ne sera plus valide. Ils devront refaire une demande, ce qui leur coûtera cher. Certains se retrouveront bloqués sur le territoire à la fin de leur visa et deviendront donc illégaux.»

Insécurité chez les résidents

Même si la direction du collège a fortement recommandé aux résidents de quitter leur chambre afin de limiter la propagation de la COVID-19, une trentaine y sont demeurés. «Il y en a qui ne respectent pas les consignes de confinement, se désole Michaël *. Ils se regroupent comme s’ils étaient les membres d’une famille.»

Selon lui, la situation est pour le moins insécurisante dans la résidence. «Il y a une recrudescence des vols, constate-t-il tristement. Comme il n’y a pas grand monde ou parce qu’ils ont peur de manquer de nourriture, des résidents volent des bouts de viande ou de pizza. C’est peut-être aussi parce qu’ils sont gênés de demander de l’aide. Dans la cuisine, la caméra est vis-à-vis les fours, mais pas vis-à-vis les frigos.»

* Noms fictifs

COVID-19

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine: premier décès en raison de la COVID-19 

CARLETON – Un premier décès de personne infectée à la COVID-19 est rapporté en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. Un résident de 79 ans du Manoir du havre, de Maria, est décédé samedi soir, six jours après son hospitalisation. Une importante éclosion a été rapportée le 31 mars dans cette résidence privée pour personnes âgées.

La famille de Gustave Joseph, victime du coronavirus, parle publiquement du cas. Marcel Joseph précise que son oncle éprouvait de graves problèmes cardiaques et pulmonaires avant l’éclosion au Manoir du havre.

«Il était déjà très malade. Il a eu un contact et il l’a pogné (le virus). Ma sœur travaille dans un hôpital à Montréal et elle m’avait dit : «s’il l’attrape, il ne pourra pas passer à travers». Il est entré dimanche à l’hôpital. Il était très, très bas. Il est décédé tout seul. Ça faisait un mois que je n’étais pas sorti pour aller le voir. Il ne pouvait recevoir personne», raconte M. Joseph.

Le Manoir du havre a généré jusqu’à maintenant 39 des 54 cas de COVID-19 rapportés en Gaspésie et aux Îles. Le «cas index», une employée de cette résidence, avait voyagé à Québec du 12 au 15 mars, et elle a contaminé plusieurs résidents et des contacts, avant son hospitalisation le 27 mars.

Dans ce contexte où les jugements publics sont courants, la famille Joseph reste calme. «C’est de la faute à personne. Mon oncle a été très bien traité au Manoir du havre et il a été très bien soigné par le personnel de l’hôpital», souligne Marcel Joseph.

Il explique son attachement à son oncle par le rôle qu’il a joué au fil des ans. «Je viens d’une famille de 12 enfants et mon père est mort quand j’avais un an. Il a été dans les membres de la famille qui ont aidé. C’est pour ça qu’on est unis».

M. Joseph et sa fille Kim Arsenault Joseph demandent aux gens «de respecter les règles de M. Legault» et de penser que tout le monde succombe seul de la COVID-19.

11 nouveaux cas

Par ailleurs, la Direction de la santé publique de la Gaspésie et des Îles rapporte 11 nouveaux cas d’infection à la COVID-19 dimanche. Ils sont tous liés au Manoir du havre, mais dans les contacts de gens en confinement suivis dans l’enquête épidémiologique, pas chez les résidents. Cinq résidents sont encore hospitalisés.

Le docteur Iv Bonnier-Viger, de la Direction de la santé publique, précise que même si aucun cas de transmission communautaire du coronavirus n’est encore signalé en Gaspésie et aux Îles, la directive nationale de port du masque chirurgical pour le personnel s’applique dans toute résidence de personnes âgées quand des soins sont prodigués à moins de deux mètres du bénéficiaire.

L'Est du Québec

COVID-19: trois nouveaux cas au Bas-Saint-Laurent

MATANE — Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent fait état, samedi, de trois nouveaux cas positifs infectés par la COVID-19.

La région compte un total de 27 personnes atteintes du virus et un décès. Parmi les gens malades, quatre sont hospitalisés à l'extérieur de la région. 

«La situation demeure sous contrôle au Bas-Saint-Laurent», soutient l'adjointe aux relations avec les médias du CISSS, Sylvie Lamontagne, en rappelant l'importance de poursuivre les efforts recommandés au cours des prochaines semaines.

L'Est du Québec

Les sourires de l'isolement [PHOTOS]

MATANE — En cette période de pandémie mondiale, où toutes nos habitudes sont chamboulées, où le chacun-pour-soi est recommandé et où nos relations sociales en prennent pour leur rhume, une photographe professionnelle de Matane a décidé d'immortaliser, en images, cette page d'histoire. Avec son auto et son appareil photo, Caroline Vukovic a capté, à distance, les plus beaux sourires de l'isolement.

En une dizaine de jours, sa chasse aux sourires l'aura amenée à parcourir des centaines de kilomètres sur les routes de La Matanie. Après avoir visité 190 endroits, elle aura photographié 466 êtres humains, 42 chiens, 16 chats, un alpaga, une poule, deux lapins, une clarinette, un banjo et une cornemuse. 

Projet Matanie

«C'est parti spontanément au début du confinement, quand le gouvernement a décidé de fermer les écoles, raconte Caroline Vukovic, qui est également enseignante en photographie au Cégep de Matane. J'ai alors créé une page Facebook appelée «Projet Matanie» pour inviter les gens à communiquer avec moi pour que je photographie leur sourire pendant qu'ils sont en confinement.» 

L'Est du Québec

Bas-Saint-Laurent: cinq nouveaux cas de COVID-19 et six nouvelles cliniques d'évaluation

MATANE — Cinq nouveaux cas ont été testés positivement à la COVID-19 au Bas-Saint-Laurent. De plus, les premières cliniques désignées d'évaluation ont ouvert leurs portes, vendredi, pour les personnes présentant des symptômes d'allure grippale ou de gastroentérite dans six municipalités de la région.

Avec ces cinq nouvelles personnes diagnostiquées jeudi soir, le total est maintenant de 24 cas, dont un décès et trois hospitalisations à l'extérieur de la région. «Toutes les personnes identifiées comme contacts étroits de ces nouveaux cas ont reçu une lettre ou un appel de la direction de santé publique et ont reçu des consignes pour se mettre en isolement, précise la conseillère aux relations avec les médias, Ariane Doucet-Michaud. La situation demeure sous contrôle au Bas-Saint-Laurent.»

L'ouverture des six nouvelles cliniques d'évaluation COVID-19 fait suite à l'annonce de la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, visant à mieux protéger la population en limitant les risques de propagation entre personnes symptomatiques et non symptomatiques. Ces cliniques sont situées à La Pocatière, à Rivière-du-Loup, à Témiscouata-sur-le-Lac, à Rimouski, à Matane et à Amqui. Accessibles uniquement sur rendez-vous, elles sont ouvertes à tous les jours de 8h à 16h, à l'exception de celle de Rimouski, dont les heures d'ouverture sont prolongées jusqu'à 20h. «Des cliniques d'évaluation intramuros avec corridors de circulation spécifiques seront déployées sous peu dans Les Basques et dans La Mitis», promet Mme Doucet-Michaud.

Toute personne qui éprouve des symptômes d'allure grippale et de gastroentérite ou ceux qui sont compatibles à la COVID-19, soit de la fièvre, de la toux et des difficultés respiratoires, doit d'abord appeler la ligne Info-coronavirus au 1 877 644-4545, en remplacement de la ligne Info-Santé 811. Une infirmière évaluera la situation, fournira des recommandations appropriées et, au besoin, fixera un rendez-vous à la clinique d'évaluation.

L'Est du Québec

COVID-19: un seul nouveau cas au Bas-Saint-Laurent

MATANE — Un seul nouveau cas positif d'infection à la COVID-19 a été diagnostiqué, jeudi, au Bas-Saint-Laurent. Il s'ajoute aux cinq nouveaux cas de la veille, portant ainsi le total à 19.

De ce nombre, 17 individus sont en isolement à la maison, un seule est hospitalisé dans l'un des centres désignés et une personne est décédée. La conseillère aux relations avec les médias du Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent fait savoir que l'organisme ne diffusera plus les données sur les dépistages. 

Par ailleurs, selon Ariane Doucet-Michaud, «l'apport du centre d'analyses de Rimouski est considérable» puisque, dès sa première journée d'activités, mercredi, l'ensemble des échantillons provenant du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie avait été analysé. Le laboratoire, situé à l'hôpital de Rimouski, permet de diminuer les délais de réponse aux tests de dépistage.

COVID-19

Manoir du havre: 104 personnes isolées en raison de l'employée contaminée

CARLETON – En plus d’avoir presque fait tripler le nombre de cas de COVID-19 en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, l’employée du Manoir du havre, revenue infectée d’un voyage à Québec, a engendré la mise en isolement de 104 personnes jusqu’à maintenant.

La donnée a été fournie jeudi par la Direction de la santé publique (DSP) de la région. « Le seul facteur de risque, c’est une personne ayant voyagé à l’extérieur de la région », précise le docteur Iv Bonnier-Viger, directeur de la DSP, pour illustrer l’importance de limiter les déplacements.

Mardi, le dévoilement du cas de l’employée de la résidence privée pour personnes âgées de Maria avait fait passer le nombre de personnes infectées de 13 à 37 dans la région. Les 104 cas en isolement ont fait doubler le total régional, remarque le docteur Bonnier-Viger.

Une personne infectée s’est ajoutée jeudi au solde de la Gaspésie et des Îles mais il s’agit d’un voyageur revenant l’étranger.

Au Manoir du havre, 10 résidents sur 28 ont été formellement infectées, et 10 employés sur 20. Toutes ces personnes font partie des gens en isolement. Sur les 10 résidents en isolement, huit sont ou ont été hospitalisés à Maria, où est aussi situé l’hôpital de la Baie-des-Chaleurs. Deux résidents ont obtenu leur congé depuis, et personne n’est aux soins intensifs.

La mise en isolement de tous les employés du Manoir du havre a forcé le Centre intégré de santé et de services sociaux à recourir à son personnel pour assurer la bonne marche de la résidence. Ce personnel est venu de l’hôpital de Maria et de la Résidence Saint-Joseph, un CHSLD de Maria.

Le personnel du Manoir du havre ne retournera au travail que 14 jours après son dernier contact avec l’employée hospitalisée le 27 mars. Elle présentait des symptômes de difficultés respiratoires depuis le 20 mars mais c’est une pneumonie qui lui a été diagnostiquée, le 24. Elle a été hospitalisée le 27 après être arrivée en ambulance. Le résultat du test effectué ce jour-là a été connu le 29.

Ce cas incite la Direction de la santé publique à entrer « dans une phase beaucoup plus intense de dépistage », précise le docteur Bonnier-Viger. « On va tester beaucoup plus de monde », notamment des cas symptomatiques de pneumonie, ce qui n’était pas le cas le 24 mars.

Les gens en isolement à cause d’un contact avec une personne infectée sont considérées comme porteuses du coronavirus. « Il n’y a pas besoin de faire un test (…) L’enquête (épidémiologique) sera faite avec le même sérieux et la même rigueur que pour un cas confirmé en laboratoire », dit le médecin.

L'Est du Québec

Côte-Nord: le pénitencier de Port-Cartier toujours le principal foyer

BAIE-COMEAU — La direction de la santé publique de la Côte-Nord rapporte maintenant 42 cas de personnes infectées à la COVID-19 dans la région, soit 7 de plus que mercredi. Le pénitencier fédéral de Port-Cartier demeure, et de loin, le principal foyer de contamination avec 17 cas.

«La situation est sous contrôle parce qu’on a pu identifier un grand nombre de cas en peu de temps», a soutenu le Dr. Richard Fachehoun, médecin-conseil en santé publique au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord.

«On offre du soutien pour l’enquête épidémiologique et pour l’isolement des cas. Des mesures sont aussi prises pour le respect de la distanciation sociale et l’isolement», a ajouté le Dr. Fachehoun en précisant que des rencontres régulières sont tenues entre le CISSS, le maire de Port-Cartier, le ministère de la Sécurité publique et la direction du pénitencier «et on a une très belle collaboration avec cet établissement», a déclaré le médecin.

Sur les 42 personnes atteintes par le coronavirus sur la Côte-Nord, une seule est hospitalisée et elle se trouve à Québec «en raison des directives provinciales qui demandent de regrouper les cas dans les centres dédiés», a indiqué la directrice générale adjointe du CISSS, Dyane Benoît, qui assure toutefois que la région est en mesure de faire des hospitalisations ici.

Bonne nouvelle, aucun des 42 cas ne se trouve dans un centre d’hébergement et de soins de longue durée ou dans une résidence privée pour personnes âgées.

Sur l’ensemble du territoire, on retrouve 25 cas dans la MRC des Sept-Rivières, dont les 17 cas du pénitencier, 11 dans la MRC de Manicouagan, moins de 5 chacun en Haute-Côte-Nord et en Minganie et toujours aucun cas à Fermont et en Basse-Côte-Nord.

Par ailleurs, Mme Benoît a tenu à souligner «le bel élan de solidarité» de plusieurs entreprises de la Côte-Nord, qui ont offert en grand nombre équipements et matériel de protection, comme bien sûr les fameux masques de procédure, qu’à peu près tout le monde s’arrache sur la planète. Un lieu sera bientôt aménagé pour recevoir et stocker ces dons fort appréciés.

L'Est du Québec

Inondations: l’aéroglisseur est arrivé à Matapédia

MATAPÉDIA – L’aéroglisseur Sipu Muin, de la Garde côtière canadienne, est arrivé mercredi sur la portion avale de la rivière Restigouche, dans le secteur de Pointe-à-la-Croix, en vue d’une intervention visant à empêcher des inondations dans le secteur de Matapédia, en Gaspésie. Ce village a été durement éprouvé les 20 et 21 avril 2019 par la crue de la Restigouche.

L’inondation, qui avait causé des dégâts importants à plusieurs propriétés, était survenu dans la nuit du samedi au dimanche de Pâques, alors que l’aéroglisseur avait été envoyé dans la Péninsule acadienne, au Nouveau-Brunswick, après deux courtes interventions entre Matapédia et Pointe-à-la-Croix. Une résidence pour personnes âgées avait été évacuée à 2h.

Ce choix d’intervention en 2019 avait été dénoncé par des commerçants de Matapédia, dont Richard Mill, propriétaire du Garage Restigouche. Ce commerce avait subi des dégâts de plusieurs centaines de milliers de dollars.

M. Mill se réjouit de voir l’aéroglisseur arriver 15 jours plus tôt. Depuis que cet appareil intervient à Matapédia en 1995, une arrivée le 1er avril n’a jamais été observée.

«Cette année, les gens de la Garde côtière nous ont tenus au courant. Ils sont venus ici récemment et ils sont entrés en contact avec Bernard (Mill, son frère). Ils ont regardé les cartes. Ils sont allés voir le long de la rivière où il y avait de la glace à casser. Contrairement à l’an passé, ils ont consulté les gens de la place qui connaissent la rivière», explique Richard Mill.

Les frères Mill ont suivi la progression géographique du Sipu Muin au cours des derniers jours. L’aéroglisseur a fait des arrêts à Gaspé et il est déjà allé dans la Péninsule acadienne pour prêter main forte à la firme privée dont les services ont été retenus par Ottawa pour dégager les havres néo-brunswickois en prévision de la pêche au crabe. Dans ce cas aussi, les autorités fédérales tentent d’aller plus vite afin de démarrer la capture le plus longtemps possible avant l’arrivée des baleines noires.

En fin d’avril 2019, la députée de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Diane Lebouthillier, avait admis que la Garde côtière était sous-équipée pour accomplir son travail printanier en Gaspésie et au Nouveau-Brunswick.

L'Est du Québec

Une dame âgée de Cap-Chat privée de livraison par l’unique supermarché

Les proches d’une femme âgée de Cap-Chat, une municipalité où il n’y a plus d’épicerie, déplorent que le seul supermarché de La Haute-Gaspésie ne puisse lui livrer sa commande de nourriture. Le marché Metro, situé à 16 km de son domicile, livre uniquement dans la municipalité où il a pignon sur rue, soit à Sainte-Anne-des-Monts.

«Le Metro est bien content d’avoir cette clientèle-là en temps normal, d’autant plus qu’il est en situation de monopole, soulève sa belle-fille, Karyne Boudreau, qui habite la Baie-des-Chaleurs. Ma belle-mère est prête à payer pour la livraison. Je suis consciente qu’on est en situation de crise, mais elle est seule, n’a pas d’auto et de toute façon, comme elle a plus de 70 ans, on lui dit de ne pas sortir. Elle est paniquée! On est inquiets pour elle et on se sent loin! Il y a sûrement aussi d’autres personnes âgées qui sont seules, qui n’ont pas d’aide et qui n’ont peut-être plus rien à manger. Le Metro de Sainte-Anne-des-Monts laisse des dizaines de personnes âgées sans service en Haute-Gaspésie! Ça me donne envie de pleurer…»

Sa belle-mère pouvait compter sur une personne dévouée qui allait faire ses emplettes. Mais, comme elle habite aux Méchins, l’accès vers Sainte-Anne-des-Monts lui est interdit depuis que le gouvernement Legault a annoncé la fermeture de huit régions, dont le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie. «Ma belle-mère n’avait plus de lait, raconte Karyne Boudreau. Elle a voulu aller lui en porter, mais au barrage des Méchins, on ne l’a pas laissé passer. Je comprends qu’ils ne peuvent pas faire d’exception. Mais, en termes de droits des personnes âgées, je suis outrée!»

Mme Boudreau sait qu’il y a d’autres épiceries à Sainte-Anne-des-Monts, bien que plus petites qui, comme Chez Cévic, offrent la livraison. «Ce sont des prix de dépanneurs, estime Mme Boudreau. Il n’y a pas de spéciaux de supermarché.»

Metro incapable d’en faire plus

Selon la porte-parole de la compagnie Metro, le magasin de Sainte-Anne-des-Monts est incapable de faire plus. «Il fait son gros, gros possible au moment où la livraison a été mise en place la semaine passée, estime Geneviève Grégoire. Il a dû ajuster son personnel. Il a placé quelqu’un pour prendre les commandes et ce sont des bénévoles qui font la livraison. Notre franchisé vise d’aller jusqu’à Cap-Chat. Mais pour l’instant, il n’est pas capable. Il travaille fort, mais il manque de monde et ce sont des bénévoles. C’est tout un casse-tête de logistique! La situation de la pauvre dame, il y en a sûrement d’autres!»

Le système de livraison est coordonné par l’organisme à but non lucratif «Nourrir notre monde Haute-Gaspésie». «Je comprends la madame de paniquer, surtout qu’elle est seule, indique Marie-Eve Paquette. Je la comprends de se questionner. Le marché Metro a été pris de court parce qu’il n’offrait plus de livraison. Il est en manque de «staff» total! Prendre des commandes par téléphone, c’est super long, c’est exigeant pour les épiceries. Ça prend 20 minutes par personne. Le Metro est à pleine capacité! Il ne peut pas en faire plus.»

La chargée de projet assure que son organisme travaille actuellement à mettre en place un système de livraison citoyen pour toute la Haute-Gaspésie. «On est en train de travailler avec les municipalités, explique-t-elle. Dans les villages, les épiceries se sont revirées de bord sur un 10 cents. Dans l’est, ce sont les épiceries locales qui ont pris en charge la livraison des citoyens. Puis, les conseillers municipaux se sont jumelés avec les personnes âgées. Mais, pour Sainte-Anne-des-Monts et Cap-Chat, il y a plus de monde. C’est plus lent à mettre en place.»

Les autres options

Mme Paquette souligne que le marché d’alimentation Chez Cévic livre à Cap-Chat pour un coût de 5 $ par adresse. Depuis quelques jours, le supermarché Maxi de Matane livre aussi jusqu’à Sainte-Anne-des-Monts, moyennant des frais de 20 $ par commande. Les agents responsables du contrôle routier des Méchins laissent passer le camion réfrigéré. «C’est pour les grosses commandes, reconnaît Marie-Eve Paquette. Pour une personne seule, ce n’est pas approprié. Mais, quatre personnes pourraient faire une commande en se donnant un seul point de livraison.»

La porte-parole de «Nourrir notre monde» ajoute que le Centre d’action bénévole des Chic-Chocs, en partenariat avec le restaurant La Broue dans l’toupet de Sainte-Anne-des-Monts, offre un service de livraison de repas cuisinés congelés à faible coût. «La popote roulante est disponible partout sur le territoire», fait aussi savoir Mme Paquette. Mais, pour Karyne Boudreau, ces services ne correspondent pas aux besoins de sa belle-mère. «Elle est habituée de se faire à manger et elle veut continuer à le faire», précise-t-elle.

«On est plus que motivés et on fait vraiment ce qu’il faut pour que le monde ait des services, assure Marie-Eve Paquette. En même temps, les gens doivent comprendre que ce n’est pas parfait. Mais, il n’y a personne qui n’a pas accès à la livraison. Ça a été notre cheval de bataille. Notre première rencontre d’urgence dans la crise, ça a été de savoir comment livrer aux personnes âgées à la grandeur du territoire.» Quoi qu’il en soit, la chargée de projet est consciente que le service n’est pas uniforme à l’ensemble de La Haute-Gaspésie. 

Marie-Eve Paquette aborde la situation avec philosophie. «On est tous en train d’inventer une façon de favoriser une alimentation dans un contexte de crise auquel on n’était pas préparés. Ça crée de beaux partenariats.»

L'Est du Québec

Reprise des activités au Cégep de Matane

MATANE – Le Cégep de Matane a repris ses activités de formation continue lundi et offrira progressivement, du 6 au 20 avril, les cours à l'enseignement régulier de la session d'hiver.

 «Les enseignants communiqueront avec leurs étudiants par messagerie interne afin de leur indiquer les modalités de reprise», fait savoir l'établissement par voie de communiqué, tout en précisant que le plan d'action pour la reprise des cours, mis en place par la direction, tient compte de la réalité des étudiants, des enseignants et des différents programmes. 

Le redémarrage du trimestre est assuré en vertu des assouplissements temporaires annoncés par le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Jean-François Roberge. 

Le Cégep de Matane ajoute que de nombreuses ressources sont offertes à sa clientèle : aide psychosociale, programme d'assistance financière, mesures de sécurité supplémentaires en résidence et diffusion quotidienne d'information.

L'Est du Québec

La COVID-19 frappe fort au pénitencier de Port-Cartier

BAIE-COMEAU – La COVID-19 frappe particulièrement fort au pénitencier fédéral de Port-Cartier. La moitié des 30 cas enregistrés sur la Côte-Nord se trouverait à cet endroit. Les autorités de la santé publique assurent néanmoins que la situation reste sous contrôle.

«On a une bonne collaboration des autorités carcérales», notamment en ce qui a trait aux enquêtes épidémiologiques, a soutenu le Dr Richard Fachehoun, médecin-conseil en santé publique au Centre de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord.

Ce dernier refuse toutefois d’en dire plus sur ce cas précis, laissant la direction du pénitencier se prononcer publiquement, ce qu’elle n’a toujours pas fait. En date de lundi, le syndicat des agents correctionnels avait confirmé que neuf de ses membres et deux détenus avaient été infectés par le coronavirus.

Nouveauté à ce point de presse, le DFachehoun s’est fait un peu plus précis sur la répartition des cas. Ainsi, on compte 18 cas dans la MRC des Sept-Rivières, où se trouvent Port-Cartier et Sept-Îles, et 7 dans la MRC de Manicouagan (Baie-Comeau). Il y en a moins de cinq dans les MRC de La Haute-Côte-Nord (de Tadoussac à Forestville) et de Minganie (Havre-Saint-Pierre). Une seule des 30 personnes infectées est hospitalisée.

On n’a toujours pas enregistré de cas dans la région de Fermont et en Basse-Côte-Nord, ni dans aucune résidence pour personnes âgées de la Côte-Nord, ce qui est en soi une bonne nouvelle. Le médecin a toutefois prévenu que «ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de cas positif qu’il n’y en aura pas. Ne tenez pas compte des chiffres pour relâcher la vigilance», a-t-il lancé.

Le DFachehoun a également indiqué que le nombre de cas est appelé à augmenter dans les prochains jours, mais pour ce qui est des statistiques qui seront compilés dans un mois, «ça va dépendre des choix de chacun d’entre nous».

Des rassemblements

La directrice générale adjoint du CISSS régional, Dyane Benoît, s’est dite pour sa part «très préoccupée» par le fait que les autorités aient rapporté des rassemblements à certains endroits. Elle assure que le CISSS discute présentement avec la Sûreté du Québec et certaines municipalités afin de développer «des moyens plus structurés pour convaincre ceux qui ne sont pas encore convaincus que la COVID-19 est bel et bien sur la Côte-Nord».

Mme Benoît a aussi demandé aux citoyens d’éviter de se déplacer d’un village à l’autre, même si la chose est encore physiquement possible. Elle a également fait valoir qu’un point de contrôle a été érigé entre Moisie et Sheldrake, question de contrôler le plus possible les allées et venues sur le territoire de la Basse-Côte-Nord.

L'Est du Québec

Québec devient propriétaire de quatre ports dans l’Est

MATANE – Ottawa a, lundi, transféré au gouvernement du Québec les ports de Rimouski, de Matane, de Gaspé et de Gros-Cacouna. Leur gestion a été confiée à la Société portuaire du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie, une filiale de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, dont le ministère de l’Économie et de l’Innovation est responsable.

Le fédéral verse 148,8 millions $ à Québec pour l’entretien et les coûts qu’entraînera l’exploitation de ces installations portuaires. L’entente inclut un engagement du gouvernement du Canada d’un montant de 14,2 millions$ pour la réalisation des travaux précédant le transfert. 

Le quai de Rimouski est notamment important pour le transport de personnes et de marchandises, notamment pour les communautés isolées de la Basse-Côte-Nord et de l’île d’Anticosti. Il est le port d’attache du CNM Évolution, qui assure la traverse Rimouski-Forestville. Les installations portuaires de Matane jouent, entre autres, un rôle stratégique pour la transformation des produits marins, de la construction navale et de la manutention de composants d’éoliennes ainsi que de pâtes et papiers. 

À Gaspé, le port est nécessaire à l’accostage de bateaux de croisières internationales ainsi que pour le déchargement de certains produits. Par son emplacement privilégié entre le parc industriel et le réseau routier, le quai de Gros-Cacouna facilite le transport rapide de marchandises. Il permet aussi l’entreposage intérieur et extérieur de matériaux, le transbordement de produits inhérents à la production de tourbe agricole, de même que le déchargement de composants d’éoliennes et de certains produits. 

COVID-19

COVID-19: quatre cas de plus en Gaspésie et aux Îles, et une première hospitalisation

CARLETON – Quatre nouveaux cas de personnes infectées par la COVID-19 ont été rapportés en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine lundi, pour porter le total à 13. L’une des personnes atteintes a été transférée dans un hôpital désigné, à Québec.

Il s’agit d’un premier cas d’hospitalisation d’une personne atteinte dans la péninsule et l’archipel. Dans deux des quatre nouveaux cas, les personnes ont voyagé, une à l’étranger et l’autre ailleurs au Québec. Les deux autres cas sont donc des transmissions de virus de type nosocomial, c’est-à-dire de personnes infectées par une autre vivant sous le même toit. Ce sont les deux premiers cas du genre dans la région. Les neuf premières personnes infectées dans la péninsule et l’archipel avaient voyagé, sept hors du pays et deux ailleurs au Canada. 

Les personnes infectées ne sont pas hospitalisées en Gaspésie et aux Îles. Elles ne séjournent dans un hôpital régional qu’en isolement, si nécessaire, dans l’attente de leur résultat d’analyse. Elles ne sont hospitalisées dans un hôpital désigné, à Québec, que si leur état ne leur permet pas de rester à la maison.

L'Est du Québec

Tourisme en Gaspésie: 700 entreprises et 7000 employés touchés

MATANE – La crise de la COVID-19 a un impact énorme sur l’un des fleurons économiques de la Gaspésie : l’industrie touristique, qui compte 700 entreprises et 7000 employés, dont 50 % d’entre eux sont permanents. À l’instar des autres associations touristiques régionales, Tourisme Gaspésie promet, dans les prochains jours, de mettre en œuvre des moyens concrets pour aider les entrepreneurs de l’industrie.

En collaboration avec l’Alliance de l’industrie touristique du Québec et le ministère du Tourisme, le soutien offert aux entrepreneurs visera à les accompagner et à les écouter, à faciliter la recherche d’information ainsi qu’à élaborer des ressources et des outils pertinents pour gérer la crise au sein de leur entreprise. «Nous vivons tous présentement une situation extrêmement difficile, reconnaît la directrice générale de Tourisme Gaspésie, Joëlle Ross. Tourisme Gaspésie est en contact quotidien avec l’Alliance de l’industrie touristique du Québec pour préparer la relance. Lors de la reprise des activités, nous serons présents pour soutenir et appuyer l’ensemble des entreprises touristiques de la Gaspésie.»

De son côté, l’Alliance a instauré une cellule «Entreprises», dirigée par le président de son conseil d’administration, l’entrepreneur Jean-Michel Ryan. Cette cellule est composée de neuf chefs d’entreprises issus de tous les secteurs de l’industrie touristique.

COVID-19

Trois nouveaux cas de COVID-19 au Bas-Saint-Laurent

MATANE – La direction de la santé publique du Bas-Saint-Laurent confirme trois nouveaux cas d'infection à la COVID-19 sur son territoire, ce qui porte le nombre de personnes atteintes à 11.

Par ailleurs, le Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent a ouvert une clinique de dépistage hors milieu hospitalier à Témiscouata-sur-le-Lac, ce qui en fait la sixième dans la région. Comme les autres, elle est ouverte tous les jours de 8h à 16h. Elle s'adresse seulement aux personnes qui présentent des symptômes légers ou modérés et qui ont obtenu un rendez-vous en appelant au 1 877 644-4545. 

Les principaux symptômes sont la toux, la fièvre, la perte d'odorat et le mal de gorge. Il est demandé de s'y présenter seul ou, pour les enfants et les personnes vulnérables, de n'avoir qu'un seul accompagnateur.  

L'Est du Québec

Elle fête son 100e anniversaire seule… avec sa sœur de 103 ans

Comme les visites sont interdites à la Résidence Ste-Anne afin d’éviter la propagation de la COVID-19 chez les personnes âgées, Jeannette Coulombe n’a pu, samedi, célébrer son 100e anniversaire avec sa nombreuse descendance. Une seule personne a été admise: sa sœur Irène, âgée de 103 ans, qui habite sous le même toit qu’elle à Sainte-Anne-des-Monts, en Haute-Gaspésie!

La principale intéressée vit cette période avec philosophie. «Je ne m’en fais pas avec ça, dit-elle. C’est une journée où j’étais en paix. Le personnel m’a fait un gâteau pour le dîner et je l’ai partagé avec ma sœur.»

Des crises, elle en a vues d’autres

Après avoir traversé des drames et vécu la Seconde Guerre mondiale, le coronavirus ne lui fait pas peur. «Des crises, j’en ai vues d’autres, souligne Mme Coulombe. Mais, je pensais pas qu’on allait vivre une épidémie. J’étais sûre qu’il y aurait une autre guerre.» La centenaire est sereine. «Je suis drôlement faite, rigole-t-elle. J’ai peut-être pas de coeur… Quand je me couche, je me parle et je me dis: “Jeannette, ferme ta boîte et dors!” On va prier et on va passer à travers! De toute façon, le boss, c’est Lui en haut.»

Même si les visites de ses proches lui manquent, elle comprend l’importance de cette mesure. «Au début, il y a des vieux qui respectaient pas ça et ils jouaient aux cartes, s’indigne Mme Coulombe. Mais là, ils peuvent plus! C’est pas des folies!» À défaut de ne pas pouvoir aller la voir, son fils Pierre-André, qu’elle surnomme affectueusement Pierrot, l’appelle tous les jours.

Parmi les événements marquants de son existence, Jeannette Coulombe n’a jamais pu oublier la Seconde Guerre mondiale. «Je prenais des jumelles et je regardais les sous-marins au large», se remémore la dame née le 28 mars 1920. 

Une femme audacieuse

Jeannette Coulombe n’avait pas froid aux yeux, même en pleine guerre. En 1941, un an après son mariage, elle est devenue propriétaire d’un hôtel et d’un restaurant dans son village natal de Mont-Saint-Pierre, en Haute-Gaspésie. Elle n’avait que 21 ans. Pendant 35 ans, elle a été à la tête de l’entreprise. «J’avais toujours dit que je voulais pas travailler pour l’un ou pour l’autre, raconte-t-elle. Sinon, je m’appelais pas Jeannette! Mon mari voulait pas. Il n’aimait pas ça. Ça n’a pas été facile! Il fallait être forte, d’autant plus que c’était normalement une job d’homme!»

La Gaspésienne était une fonceuse. «Je conduisais ma voiture, précise-t-elle. Il n’y a rien que je pouvais pas faire, sauf de la bicyclette. J’ai jamais réussi.» Qu’à cela ne tienne, elle s’est acheté un tricycle. Mme Jeannette a aussi beaucoup voyagé. «Je suis allée à Paris et même au bout de l’Afrique, se souvient-elle. J’ai voyagé ailleurs aussi, mais j’ai oublié les pays.»

Les drames d’une mère

Jeannette Coulombe a été mariée à Amédée Cloutier pendant 47 ans. Elle est maintenant veuve depuis 33 ans. Le couple a eu quatre enfants. Mme Coulombe Cloutier a aussi plusieurs petits-enfants et arrière-petits-enfants, «trop pour pouvoir les compter».

Quand elle dit avoir passé à travers des «crises», la perte de deux de ses quatre enfants figure au sommet des pires drames de sa vie, en plus d’avoir perdu un bébé à huit mois de grossesse. Son petit Serge, âgé de 5 ans, est décédé d’une terrible maladie. Sa seule fille Charlotte, l’aînée de la famille, est décédée à l’âge de 25 ans avec son mari dans une collision avec un autobus. C’était la veille de Noël. Il lui reste son Pierrot, aujourd’hui âgé de 74 ans, et son «bébé» Vallier, 66 ans, qui vit à Montréal.

«Pierrot, j’ai manqué le perdre, ne peut-elle s’empêcher d’ajouter comme autre souvenir des malheurs qui ont parsemé son parcours. Il était tombé sur le dos, sur la glace. Il avait 8 ou 9 ans. C’était un gros accident! Il avait les yeux virés à l’envers. J’ai dit au prêtre que s’il s’en allait, je m’en allais avec lui! Il m’a dit: “On va prier.” J’avais aussi peur qu’il reste handicapé de la tête. Ça a pris du temps avant qu’il soit guéri, mais il a remonté ça.»

Parfaitement lucide

Outre quelques petits trous de mémoire, la centenaire est parfaitement lucide. «Pourtant, c’est pas parce que je suis pas tombée sur la tête souvent et que j’ai pas eu des grosses bosses sur la tête, enchaîne-t-elle en riant. Pourquoi il fallait toujours que je tombe sur la tête et pas ailleurs?»

Si Mme Jeannette entend encore très bien, ses yeux sont cependant fatigués. «Je suis en train de perdre la vue, se désole-t-elle. Je peux plus lire.» Même si elle a failli mourir il y a 10 ans, elle se considère actuellement en bonne santé. Il faut croire qu’elle a hérité d’un bon bagage génétique puisque son père a vécu jusqu’à l’âge de 98 ans. Outre sa sœur aînée Irène, qui a 103 ans, il lui reste deux autres sœurs de 84 et de 93 ans. 

Jeannette Coulombe Cloutier a bien hâte que la pandémie de coronavirus passe pour pouvoir célébrer à nouveau son 100e anniversaire, mais cette fois avec sa famille et ses nombreux invités!

L'Est du Québec

COVID-19: possibles cas chez neuf agents correctionnels de Port-Cartier

BAIE-COMEAU —  Au moins neuf agents correctionnels du pénitencier fédéral de Port-Cartier, sur la Côte-Nord, seraient atteints par la COVID-19. Si cela s’avère, le pénitencier serait le principal foyer d’infection sur la Côte-Nord, qui compte 17 cas au total en date de dimanche midi.

«UCCO-SACC-CSN a été informé que neuf agents correctionnels de l’établissement Port-Cartier (région du Québec) ont été diagnostiqués porteurs du coronavirus depuis le 25 mars dernier», indique le syndicat des agents correctionnels dans un communiqué.

«Immédiatement, les mesures nécessaires ont été déployées par le Service correctionnel Canada afin d’éviter la propagation du virus à l’intérieur des murs, avec l’appui de la Santé publique et du syndicat.

« Le Syndicat des agents correctionnels du Canada-CSN entend suivre la situation de très près afin que ses membres soient protégés, qu’ils aient accès au matériel nécessaire et que les directives des autorités de la Santé publique soient respectées. À Port-Cartier comme dans les 48 autres établissements fédéraux, notre priorité absolue est la santé et la sécurité de nos membres », ajoute-t-on dans le communiqué.

L'Est du Québec

COVID-19 : nouvelle façon de présenter les chiffres en Gaspésie et aux Îles

CARLETON – Le directeur de la santé publique de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, le Dr Iv Bonnier-Viger, précise que les neuf cas d’infection à la COVID-19 révélés jusqu’à maintenant sont tous «importés», dans le sens où les personnes infectées ont toutes voyagé, dont sept à l’extérieur du pays et les autres quelque part au Canada.

La Direction de la santé publique ne répertorie aucun nouveau cas d’infection entre samedi et dimanche. Aucune des neuf personnes infectées jusqu’à maintenant n’a été hospitalisée et aucune d’entre elles ne travaille dans le secteur de la santé ou ne réside dans un CHSLD. 

De plus, Dr Bonnier-Viger précise qu’il ne fournira plus de données sur le partage des cas entre la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine, afin de réduire le risque de stigmatiser des personnes potentiellement faciles à identifier dans de petites communautés, et pour ne pas créer de fausse impression de sécurité où aucun cas n’est recensé. L’une des personnes infectées dans la région est maintenant guérie.

L'Est du Québec

Limiter l'accès au Bas-Saint-Laurent: décision difficile, mais nécessaire 

MATANE — En réaction à l’ordonnance de la santé publique du Québec d’interdire les déplacements non essentiels dans huit régions, dont le Bas-Saint-Laurent, les députés de Matane-Matapédia et de Rimouski, Pascal Bérubé et Harold LeBel, estiment que la décision est difficile, mais nécessaire.

Les deux élus considèrent que cette mesure vise à protéger la santé des citoyens dans les régions où il y a actuellement moins de cas de COVID-19. Ils réitèrent cependant l’importance que soient maintenus le transport aérien, maritime et ferroviaire, de même que le camionnage, pour que les biens essentiels puissent pouvoir continuer à circuler.

Une menace qui provient d’autres régions

«L’avis de notre direction régionale de santé publique est clair: la principale menace, pour la région, provient désormais de celles plus densément peuplées, où il y a une transmission communautaire de la maladie, fait valoir Pascal Bérubé. Dans l’intérêt des citoyens du Bas-Saint-Laurent, il est nécessaire d’appliquer cette nouvelle directive.» 

Le chef intérimaire du Parti québécois est aussi rassuré de savoir que les déplacements essentiels demeureront permis. Il se dit toutefois préoccupé par les interruptions de services de certains transporteurs comme Air Canada et Keolis. «Nous sommes en communication constante avec le gouvernement afin que des solutions soient trouvées», indique M. Bérubé.

Pour réduire le nombre de cas

Son homologue dans Rimouski rappelle, pour sa part, que la région ne dispose pas des mêmes ressources en matière de personnel et d’équipements médicaux qu’à Montréal et à Québec. «Dans les régions comme la nôtre, nous devons composer au quotidien avec cette réalité, soutient Harold LeBel. Par conséquent, dans le contexte actuel, nous devons tout faire pour limiter le nombre de patients supplémentaires dans nos hôpitaux et nos cliniques. Restreindre la circulation contribuera à réduire le nombre de cas dans la région, donc à atteindre cet objectif.» 

Le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent précise cependant que la région dispose de toutes les infrastructures nécessaires, y compris des chambres à pression négative. Sylvain Leduc ajoute également que les hôpitaux de Rimouski et de Rivière-du-Loup possèdent des lits de soins intensifs. «Si on avait des cas plus sévères, on a la possibilité de faire affaires avec des centres comme à Québec, nuance-t-il. […] Mais, à partir des prochaines semaines, on prévoit que ça pourrait être un peu plus complexe pour les régions centrales, dont la région de Québec. Mais la façon de faire, c’est de limiter le nombre de cas et si on réussit, on va limiter le nombre de cas graves dans notre région qui nécessitent des soins plus spécialisés.»

Aucune interdiction avec le Nouveau-Brunswick

Les points de contrôle au Bas-Saint-Laurent sont situés à La Pocatière, à Saint-Alexandre-de-Kamouraska et à Rivière-du-Loup pour le secteur ouest. La Ville de Rivière-du-Loup a également fermé temporairement l’accès à l’aéroport, à moins de motifs d’urgence justifiant un atterrissage ou un décollage. Du côté est, les automobilistes seront interceptés aux Méchins et à Routhierville.

Il sera tout autant interdit aux Bas-Laurentiens d’entrer en Gaspésie qu’aux Gaspésiens d’accéder au Bas-Saint-Laurent. «On pourra voir si nos situations épidémiologiques sont similaires dans les prochaines journées ou semaines et on pourra voir si d’autres mesures pourront s’appliquer différemment», précise le médecin.

Si l’accès est interdit entre les régions qui sont limitrophes au Bas-Saint-Laurent, aucun contrôle n’est toutefois exercé avec le Nouveau-Brunswick, qui borde pourtant la région. «Les discussions se poursuivent pour être en mesure d’établir des points de vérification», assure le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent. 

Un cas de plus au Bas-Saint-Laurent

Samedi, le directeur régional de la santé publique a fait état d’un seul nouveau cas positif à la COVID-19, ce qui porte le total de personnes infectées à 8 au Bas-Saint-Laurent. Il a confirmé que l’une des personnes atteintes du coronavirus est un employé du Centre intégré de santé et de services sociaux. Selon nos informations, il s’agirait d’un travailleur d’une installation de santé de Rivière-du-Loup. «Nous avons toutefois à déplorer un décès», a également confirmé le Dr Leduc. Par ailleurs, une personne qui avait été testée positive est maintenant rétablie. 

Jusqu’à maintenant, les résultats de 389 tests de dépistage sont revenus négatifs et 367 autres sont en attente de résultats. Le Dr Leduc estime que la situation dans la région est sous contrôle, «mais que nul ne sait ce qui peut advenir dans les prochains jours».

L'Est du Québec

Accès limité à la Gaspésie: Daniel Côté «satisfait»

CARLETON — Le maire de Gaspé et préfet de la MRC Côte-de-Gaspé, Daniel Côté, se dit « satisfait » des mesures de contrôle décrétées par le gouvernement du Québec afin de limiter la propagation de la COVID-19 entre les régions. La Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine constituent l’une des huit régions visées par ces contrôles. « C’était discuté depuis un bout de temps », précise M. Côté.

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« Il y a deux conditions à respecter; il faut que les services et biens de base circulent pour se rendre dans la région et il faut que nos produits puissent en sortir, comme les produits marins et les pales éoliennes », ajoute-t-il.

La Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine ont été relativement épargnées par la pandémie de coronavirus. Deux cas d’infection ont toutefois été portés à la fiche de la région samedi, pour un total de neuf depuis le premier signalement du 21 mars. Ce premier cas avait touché une enseignante vivant à New Carlisle et elle est maintenant guérie. Les sept premiers cas régionaux n’ont pas nécessité d’hospitalisation et il s’agissait de gens ayant voyagé. Pour le moment, les informations manquent sur les deux nouveaux cas.

L'Est du Québec

Accès limité aux régions: une décision bien accueillie sur la Côte-Nord

Les autorités de la santé publique ont pris la décision de limiter l’accès à huit régions du Québec, dont la Côte-Nord, qui accueille bien en général cette nouvelle. Au passage, le nombre de cas d’infection à la COVID-19 dans la région a plus que doublé, passant de 6 à 13.

«Le but est de protéger la population. La moyenne d’âge sur la Côte-Nord est trois ans plus élevée qu’ailleurs au Québec», a indiqué le médecin-conseil en santé publique Stéphane Trépanier, pour justifier cette décision. «On retrouve beaucoup de cas de maladies chroniques ici, comme le diabète et le MPOC. Toutefois, le nombre de cas demeure relativement peu élevé, ce qui montre qu’on maîtrise encore bien la situation.»

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Avec ces points de contrôle, prévus jusqu’au 13 avril, l’entrée sera limitée aux résidents de la Côte-Nord, aux produits et services essentiels comme la nourriture, aux travailleurs essentiels et aux causes humanitaires d’urgence.

«On garde le gros bon sens», de préciser le docteur Trépanier, qui a signalé qu’on retrouvera huit points de contrôle dans la région, dont un à Tadoussac et deux autres aux aéroports de Baie-Comeau et Sept-Îles. Il y aura aussi un contrôle aux quais de Baie-Comeau et de Godbout, là où accoste le traversier F.-A.-Gauthier. 

Le maire de Baie-Comeau, Yves Montigny est l’un de ceux qui sont parfaitement en accord avec la décision du gouvernement québécois de contrôler l’accès à plusieurs régions. «On voulait s’assurer que les gens des grands centres se dirigent vers les régions éloignées parce qu’il y a moins de densité de population en pensant qu’ils auraient moins de chances d’être infectés ne puissent plus le faire», a-t-il lancé. «On ne voulait pas que ça fasse augmenter les risques de propagation ici.»

Le maire a estimé que comme les cas se sont déclarés sur la Côte-Nord un peu plus tard qu’ailleurs au Québec, les gens de la région «sont un peu moins inconscients» des risques et que pour la grande majorité d’entre eux, «ils saisissent l’urgence de la situation».

À propos des 13 cas d’infection au coronavirus enregistrés sur la Côte-Nord, le Dr Richard Fachehoun assure qu’aucune de ces personnes n’est présentement hospitalisée. Elles se remettent toutes à leur domicile. Sept des personnes contaminées n’avaient pas voyagé en dehors du pays dans les dernières semaines.

En dehors des MRC de Caniapiscau (Fermont) et du Golfe-du-Saint-Laurent (Basse-Côte-Nord), toutes les autres MRC de la Côte-Nord comptent au moins un cas.

Le Dr Fachehoun, lui aussi médecin-conseil en santé publique, refuse de s’avancer à savoir si on peut s’attendre à une hausse significative des cas dans la région dans les prochains jours, mais la chose n’est pas impossible en raison du nombre de tests de dépistage, plus élevé.

L'Est du Québec

LM Wind Power reprend sa production

L’usine de fabrication de pales éolienne LM Wind Power de Gaspé reprendra la production lundi, en ayant recours à des travailleurs se portant volontaires. L’usine est fermée depuis le 24 mars en soirée, suivant la décision du gouvernement du Québec d’imposer un grand ralenti à l’économie québécoise pour freiner la progression de la COVID-19.

Le secteur de l’énergie étant inclus dans les services essentiels, la réouverture de LM Wind Power à Gaspé s’inscrit dans les critères définis par le gouvernement québécois le 23 mars, lors de l’annonce de la mise en veilleuse de plusieurs pans de l’économie.

L’usine de fabrication de pales emploie 485 personnes. Il s’agit du plus gros employeur privé en Gaspésie en matière de travail à longueur d’année. L’arrêt du 24 mars suivait de quelques jours des remarques et critiques formulées sur les médias sociaux, alors que des gens s’inquiétaient de la promiscuité d’autant de travailleurs dans un espace intérieur. C’est ce qui a provoqué le temps d’arrêt.

Le directeur de l’usine, Alexandre Boulay, préfère ne pas commenter la situation mais le maire de Gaspé, Daniel Côté, à la tête d’une panoplie de services essentiels, précise que de nombreuses mesures ont été adoptées depuis le début de la crise, mesures qui ont été adaptées à la gravité des événements depuis et qui assurent la reprise de production lundi.

« Les mesures en question sont tellement rigoureuses qu’elles ont été approuvées par la Direction de la santé publique. Il y a eu une lettre à cet

effet. Il faut réaliser que les costumes blancs avec masques et gants portés par les employés sont sécuritaires à un point tel que si la pandémie prend de la vigueur, ces combinaisons seront réquisitionnées par les services de santé », précise le maire Daniel Côté.

« Il faut aussi penser à l’après-pandémie. C’est une grande partie de notre économie. Si on perd notre usine, on ne sera pas avancés. Les chantiers sont encore ouverts aux États-Unis et la production de LM s’en va au sud de ce pays. Il faut le fournir, ce marché, puisque des usines américaines pourraient profiter d’un arrêt de production à Gaspé. Ça pourrait donc affecter la survie de l’usine. Ce n’est pas une raison pour faire planer un risque sur ses travailleurs. Il faut réaliser que le niveau de risque est très, très faible à LM. Il n’y a pas une usine qui a le même niveau de sécurité », ajoute M. Côté.

L’usine LM fournit des parcs éoliens localisés au sud des États-Unis depuis l’automne 2016. Ce contrat couvre une période de cinq ans. LM Wind Power a équipé dans le passé plusieurs parcs éoliens du Québec et pourrait fournir des pales de remplacement en cas de bris. « C’est un élément qui milite en faveur de son maintien en production », signale le maire Côté.

Il précise que des agents de sécurité sont en fonction dans l’usine de LM afin d’assurer le respect des instructions sanitaires visant à éviter la propagation du coronavirus. « Il y en avait déjà avant l’arrêt de production. Ils sont là à des fins de précaution, pour assurer la distance entre les employés, le nettoyage des poignées de portes et la désinfection ailleurs », dit-il.

Un peu plus de la moitié des travailleurs de LM Wind Power ont répondu volontairement à l’appel visant à reprendre la production.

Les pales de LM Wind Power sont exportées par rail. La voie ferrée étant en réfection entre Caplan et Gaspé, les pales sont acheminées par camion entre Gaspé et New Richmond, où elles sont transférées sur des wagons.

« Le transport des pales reprendra lundi matin aussi », précise le président de la Société du chemin de fer de la Gaspésie, Éric Dubé.

Le prochain train de pales devrait arriver en Gaspésie dans une semaine pour se faire charger. Chaque train transporte 48 pales placées sur 72 wagons. Le transport ferroviaire est donc aussi maintenu comme service essentiel. La Société du chemin de fer de la Gaspésie a aussi ajusté ses pratiques de façon à réduire les risques de contagion de ses équipes.

L'Est du Québec

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine: aucun nouveaux cas de COVID-19

CARLETON — Pour une troisième journée d’affilée, la Direction de la santé publique de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine ne rapporte aucun nouveau cas de personne infectée par la COVID-19. De plus, la première des sept personnes infectées, une enseignante de New Carlisle, n’est plus porteuse du coronavirus. Elle avait elle-même déclaré être infectée, dans un message sur Facebook le 20 mars et son cas avait été confirmé le lendemain.

« La région ne compte plus que six cas confirmés pour le moment », précise Clémence Beaulieu-Gendron, porte-parole du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Gaspésie et des Îles. Il y a trois cas dans la péninsule et trois dans l’archipel.

D’autre part, la décision du gouvernement du Nouveau-Brunswick de contrôler l’accès à la province aux résidents des régions limitrophes a une incidence sur les Gaspésiens, principalement les gens de Pointe-à-la-Croix et de Listuguj.

Le chef de Listuguj, Darcy Gray, indique dans un communiqué s’être assuré que les Mi’gmaqs puissent continuer à se procurer certains services essentiels à Campbellton, au Nouveau-Brunswick. L’hôpital de référence pour le secteur ouest de la MRC d’Avignon est d’ailleurs celui de Campbellton.

Pour le moment, le contrôle effectué par des agents du Nouveau-Brunswick n’a pas débouché sur des refoulements de Gaspésiens mais les consignes du gouvernement Higgs laissent place à une certaine interprétation. Il conseille aux gens de se munir de papiers d’identité et d’une bonne raison d’entrer au Nouveau-Brunswick.

Les échanges commerciaux entre Avignon-Ouest et le secteur de Campbellton sont très fréquents, de part et d’autre

L'Est du Québec

Les passagers des Îles-de-la-Madeleine privés de leur lien maritime

À compter de dimanche, il n'y aura plus de traverse de passagers entre Cap-aux-Meules et l'Île-du-Prince-Édouard. Comme Air Canada a suspendu ses liaisons aériennes vers les Îles jusqu'au 30 avril, seul Pascan Aviation pourra continuer à transporter des passagers entre l'archipel et le continent.

La Coopérative de transport maritime et aérien (CTMA) cesse temporairement ses traversées sur recommandation du ministre des Transports, François Bonnardel. Il faut préciser que les Madelinots qui embarquent ou qui débarquent à Souris doivent traverser l'Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick. «En regard des mesures du gouvernement du Québec, il est normal qu'on cesse de transporter des passagers à bord du bateau […], surtout que l'Île-du-Prince-Édouard resserre ses mesures», réagit le maire des Îles-de-la-Madeleine, Jonathan Lapierre. Depuis une semaine, l'Île-du-Prince-Édouard contrôle tous les accès à son territoire et interdit les arrêts dans la province. Des mesures ont été mises en place aux points d'entrée de l'Île, dont au pont de la Confédération […].

«On ne peut pas dire que c'est une bonne nouvelle parce qu'on aimerait mieux ne pas être dans cette situation-là, reconnaît l'élu. Mais dans le contexte, c'est une mesure de protection supplémentaire, autant pour les gens de l'Île-du-Prince-Édouard que pour les gens des Îles. Il fallait s'y attendre! On ne peut pas vouloir éviter des risques de propagation dans nos communautés respectives en permettant un trafic des personnes et qu'il n'y ait pas ou peu de contrôle qui soit exercé! Pour nous, ça s'inscrit dans la continuité.»

À compter de dimanche, Charlottetown autorisera uniquement le transport des marchandises. «Il y a une chaîne d'approvisionnement pour le fonctionnement des Îles [...], soutient M. Lapierre. Si on avait besoin d'une évacuation d'urgence aux Îles, on pourra toujours se servir du bateau. Pour des gens qui ne seraient pas en mesure de prendre l'avion, ça reste une solution.»

Les passagers qui profiteront des dernières traversées doivent prévoir un repas froid et des collations puisqu'aucun service à bord du navire n'est offert. Par ailleurs, la CTMA suspend temporairement les réservations pour le traversier, et ce, même pour celles prévues à l'été et à l'automne 2020.