En région

Côte-de-Gaspé: 9 personnes sur 10 exigent un BAPE sur les hydrocarbures

GASPÉ — Une forte majorité de résidents de la Côte-de-Gaspé, où se concentre l’exploration pétrolière sur la péninsule, réclame la tenue d’audiences du BAPE. Et tout de suite, sans attendre une éventuelle exploitation, révèle un sondage commandé par la MRC et rendu public cette semaine.

Selon le projet visé, entre 88,5 % et 91,6 % des répondants jugent «essentiel» que le BAPE évalue ses impacts. Une proportion de 79,9 % souhaite que ça se fasse avant ou pendant la phase d’exploration.

«C’est ce qu’on exprime depuis des années», commente Yanick Desbiens, du Conseil régional de l’environnement Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine (CREGÎM). Un BAPE sur l’ensemble du développement pétrolier dans la région serait l’idéal, estime M. Desbiens, comme celui dont l’industrie du gaz de schiste a fait l’objet en 2010-2011. «Il y a une iniquité sur le plan de la santé et de la sécurité des gens», juge-t-il.

Info requise

Selon le projet évoqué, entre la moitié et le tiers des sondés se disent mal informés ou ne connaissent pas les projets.

«On réitère la nécessité que le gouvernement du Québec donne toute l’info requise. On redemande des séances d’information et ultimement, des consultations publiques», a réagi le préfet de la MRC, Daniel Côté.

Gaspé exige depuis 2015 la tenue d’un BAPE sur le projet Haldimand de Pieridae à Gaspé. Un des forages est situé à 350 mètres d’une zone résidentielle. Québec n’a pas accordé ce BAPE jusqu’ici.

En plus du projet Haldimand, les répondants étaient interpellés sur le projet de Pieridae d’extraire du gaz et du pétrole sur le site Bourque, entre Murdochville et Grande-Vallée. Le questionnaire abordait aussi le projet de production de pétrole de Junex à Galt, à 20 kilomètres de Gaspé.

Pour ou contre?

L’interprétation du sondage a fait jaillir quelques étincelles entre la MRC et les groupes environnementaux. Les maires évaluent qu’une «majorité importante» de la population est favorable aux projets Galt (69,6 %) et Bourque (70,2 %) tandis que le projet Haldimand «divise la population» (46,7 % pour et 49,6 % contre, soit à l’intérieur de la marge d’erreur).

Mais cet appui vaut seulement si les firmes extraient les hydrocarbures sans utiliser la fracturation hydraulique. S’ils emploient cette méthode, l’approbation tombe aux environs de 25 % pour Galt et Bourque et à 12 % pour Haldimand.

Pieridae envisage la fracturation à Bourque et à Haldimand, tandis que Junex pense pouvoir s’en passer à Galt, mais ne l’a jamais exclue. Le CRÉGIM a exprimé sa «grande surprise» et sa «déception» devant le constat de la MRC.

«On a fait un amalgame de chiffres. Il aurait fallu faire la distinction. La fracturation est envisagée, elle n’est pas bannie», remarque M. Desbiens.

L’eau est également une question sensible dans la Côte-de-Gaspé. Plus de la moitié des répondants ont affirmé qu’ils retireraient leur appui au projet si on démontrait un risque de contamination de la nappe phréatique, de l’eau potable ou des rivières.

Le sondage, mené par la firme Segma Recherche du 30 octobre au 8 novembre 2017, a joint 400 répondants et comporte une marge d’erreur de 4,9 %.

Insolite

Accès au pont Pierre-Laporte au ralenti... en Gaspésie!

CARLETON-SUR-MER — La présence en Gaspésie d’un panneau de signalisation routière annonçant une circulation au ralenti pour l’accès au pont Pierre-Laporte, distant de 560 kilomètres dudit panneau, a généré un lot assez retentissant de réactions sur Facebook depuis jeudi matin.

Une photo du panneau annonçant mot pour mot un «accès pont Laporte au ralenti», a été prise par Stéphane Day, alors qu’il se rendait au travail, à New Richmond. Il l’a mise rapidement sur Facebook. C’est toutefois le partage d’un ami, Stéphane Alain, un Gaspésien établi à Lévis, qui a généré près de 350 autres partages et bien davantage de commentaires sur Facebook.

«J’ai “reposté” [la photo] pour mes chums et c’est devenu assez populaire, disons […] Mes amis ont bien ri. On voit des pancartes de même à tous les jours, nous [à Lévis], mais pas à Carleton!» précise Stéphane Alain. Ce partage a été fait à 9h07 jeudi.

De plus, le panneau s’adressait aux automobilistes circulant vers l’est, alors que le pont Pierre-Laporte est situé à l’ouest de Carleton.

Stéphane Day précise en outre que «le panneau mentionnait en alternance le pont de Québec et le pont Pierre-Laporte. J’ai trouvé ça bien drôle. Pour moi, ils [les employés de Transports Québec] ont mis ici un panneau venant de Québec». Passé cette réaction initiale, il a ainsi appris, comme bien du monde depuis jeudi, que les panneaux étaient programmés à distance.

«Je ne suis pas très actif sur Facebook. Stéphane [Alain] a généré plus de suivis […] Je ne voulais pas “basher” Transports Québec. Ça ne nuit à personne. D’autres ont les dents plus serrées contre le ministère», ajoute M. Day.

Commentaires acerbes

Les commentaires suivant le partage de Stéphane Alain ont effectivement donné lieu à quelques volées de commentaires acerbes à l’endroit de Transports Québec.

Julie Gaudreault, porte-parole du ministère pour la Gaspésie, signale que le panneau de Carleton a été corrigé dans le courant de l’avant-midi, jeudi. Entre 4400 et 6600 véhicules passent sur cette route quotidiennement. On ne sait combien de temps l’erreur est restée sur le panneau.

«C’est une erreur de programmation. C’est le Centre intégré de gestion du ministère qui s’occupe des panneaux. C’est fait à distance. C’est à la saisie du numéro de panneau que l’erreur est arrivée, par exemple, si c’est le panneau 33 au lieu du numéro 32 qui a reçu le message. Ça survient très rarement», dit-elle.

Quant au capital limité de sympathie dont semble jouir Transports Québec sur Facebook, Julie Gaudreault note «qu’on vit avec ça. C’est toujours malheureux, mais ça n’arrive pas fréquemment et le message était sans conséquence».

En région

Accès à l'information: un citoyen de Percé gagne son combat contre la Ville

Un conseiller municipal de Percé a dû batailler pendant deux ans devant la Commission d’accès à l’information pour obtenir des images d’une séance du conseil au cours de laquelle il dit avoir été bousculé par une employée.

Robert Daniel, conseiller du district de Barachois, voulait obtenir l’enregistrement de la caméra qui filmait la salle du conseil lors de la séance du 10 septembre 2015. La caméra est installée au-dessus de la table où siègent les élus et capte les images des citoyens présents dans la salle.

Robert Daniel, qui a longtemps mené le groupe citoyen Les Vigilants, s’intéressait surtout aux minutes entre la levée de la séance et le départ des citoyens. 

Le conseiller affirme qu’à ce moment, il a reçu un coup de coude ou d’épaule de la part d’une employée municipale. Il voulait que l’administration regarde les images et décide s’il faut punir le comportement de l’employée.

La Ville de Percé, par sa responsable de l’accès à l’information, a refusé de transmettre les images, affirmant que l’enregistrement contenait des renseignements personnels et confidentiels sur les personnes présentes. 

Le juge administratif Jean Chartier n’est pas du même avis et, dans une décision rendue en décembre, a ordonné à la Ville de Percé de transmettre la portion d’enregistrement réclamée par M. Daniel. «Rien dans la situation ne nous permet de croire que la divulgation des images réclamées serait susceptible de nuire sérieusement à d’autres personnes apparaissant sur ces images», écrit Me Jean Chartier. 

Santé

Pénurie d’anesthésiologistes dans l’Est: un bras de fer avec le ministre Barrette

MATANE — La pénurie d’anesthésiologistes provoque une crise qui menace l’accès aux services d’anesthésiologie à plus de 360 000 Québécois. C’est le cri d’alarme lancé par l’Association des anesthésiologistes du Québec (AAQ), qui accuse le ministre de la Santé d’être en partie responsable de la situation.

«Je suis convaincu que les anesthésiologistes ne sont pas du même avis que leurs représentants, croit le ministre de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette. C’est une tentative délibérée d’alarmer la population. Je trouve ça malheureux. C’est quasiment un cri pour dire “On ne fera rien.” Sommes-nous devant un moyen de pression?»

Selon l’AAQ, la mauvaise gestion de Québec entraîne de plus en plus de ruptures de services dans les régions. «Le phénomène commence à prendre de l’ampleur», confirme le président de l’AAQ, le Dr Jean-François Courval. 

«Y avait-il autant de découvertures il y a six mois?» interroge Gaétan Barrette. «Non. En plus, on les annonce! Est-ce qu’il y a des anesthésistes qui sont morts ou qui ont été enlevés?» Le président de l’AAQ estime que la réforme du ministre lui a fait perdre des membres. De 771 qu’ils étaient en 2017, ils sont aujourd’hui 761. 

Un anesthésiologiste qui accepte de faire du remplacement doit le faire pendant ses vacances. «La plupart ne veut pas prendre ses vacances pour aller faire 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 de garde», soutient une anesthésiologiste qui désire garder l’anonymat. Quoi qu’il en soit, l’AAQ estime que ses membres ont cumulé 4500 jours de remplacement en 2017. 

Actualités

Retour à la vitesse normale de circulation des navires dans le golfe du Saint-Laurent

CARLETON – Transports Canada, de même que Pêches et Océans Canada ont restauré vendredi la vitesse normale de circulation des navires dans un vaste rectangle du golfe Saint-Laurent, cinq mois après l’imposition d’une limite de 10 nœuds aux navires de plus de 20 mètres pour protéger les baleines noires.

Douze de ces baleines sont mortes dans le golfe entre la fin du printemps et le début de l’automne. Ces mammifères ont essentiellement été frappés par des navires ou ils sont morts empêtrés dans des engins de pêche. Il ne reste que 450 baleines noires dans le monde.

La nouvelle du retour à une vitesse normale est accueillie avec soulagement par Martin Fournier, directeur des Armateurs du Saint-Laurent, qui rappelle toutefois que des pertes de plusieurs millions de dollars ont été subies par les 15 firmes de son association. Ces firmes possèdent 130 navires battant pavillon canadien et circulant sur le Saint-Laurent.

«Chaque firme empruntant ce rectangle a subi des pertes d’au moins quelques centaines de milliers de dollars. Donc, on peut parler d’un total de quelques millions, très certainement (…) On sait que la mesure va revenir cette année», aborde M. Fournier.

Les membres des Armateurs du Saint-Laurent s’attendaient à ce que le retour d’une vitesse de circulation libre soit décrété au début du mois de décembre, puisque les baleines noires restent rarement dans le golfe après octobre. Les compagnies de navigation souhaitent que l’application d’une zone de protection se fasse différemment en 2018.

«On aimerait que la mesure soit plus dynamique, de façon adaptée à la navigation et la protection des baleines noires. Il y a un secteur au nord d’Anticosti et le long de la côte sud d’Anticosti où aucune observation de baleine noire n’a été faite (…) On pense que le rectangle de protection peut être réduit», explique Martin Fournier.

Programme d'observation 

Il souligne que plusieurs compagnies de navigation, dont le Groupe Desgagnés, le Groupe CSL et la Société des traversiers du Québec, participent volontairement et avec enthousiasme au programme d’observation des baleines, dont les baleines noires.

Par «dynamique», les Armateurs du Saint-Laurent souhaitent aussi voir Transports Canada et le ministère fédéral des Pêches et des Océans instaurer dans le golfe un programme d’observation des mammifères marins disposant des mêmes moyens que ceux déjà établis en Colombie-Britannique.

«Il y a l’écoute passive au moyen d’hydrophones, ce qui permet de capter les sons émis par les baleines noires. Il y a aussi des «glidders», un appareil sous-marin téléguidé. Tout ça combiné permet de dire s’il y a des mammifères marins dans ces zones. Il faut aussi que les hydrophones puissent transmettre les données en temps réel, comme ça se fait dans l’ouest (le Pacifique) et sur la côte est des États-Unis. Ce n’est pas le cas ici dans le Saint-Laurent», précise Martin Fournier.

En ce qui concerne les navires de croisières, le secteur de Gaspé-Percé a été durement touché par les annulations d’escales découlant de la vitesse réduite de circulation dans le golfe, les paquebots étant contraints à des horaires très serrés.

Quinze navires transportant 25 000 passagers ont ainsi annulé leur arrêt à Gaspé, soit plus de la moitié des visiteurs attendus. Les pertes en retombées ont atteint 2,5 millions$ et ils ont fait perdre 150 000$ en revenus à Escale Gaspésie, l’organisme accueillant les passagers et voyant à la promotion des croisières dans le secteur.

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Cinéma

Francis Leclerc, parrain du festival Vues dans la tête de…

RIVIÈRE-DU-LOUP – Francis Leclerc parrainera le 6e festival Vues dans la tête de…, qui se tiendra à Rivière-du-Loup du 8 au 11 février. Comme le veut la formule consacrée, le réalisateur a sélectionné dix films qui prendront l’affiche pendant les quatre jours de l’événement auquel participera le réalisateur. Lors du dévoilement de la programmation, jeudi, Francis Leclerc a fait connaître par vidéo ses choix de films et les cinq membres de son clan de professionnels et d’amis qui l’accompagneront dans l’aventure.

«J’aurais aimé être live avec vous, mais j’ai un horaire de fou, a mentionné le réalisateur qui ne pouvait être présent à Rivière-du-Loup pour le dévoilement de la programmation parce qu’il était retenu sur le plateau de la série Mensonges à Montréal, pour laquelle il prend la relève de Sylvain Archambault à la réalisation, après que celui-ci eut quitté à la suite d’allégations d’inconduites sexuelles. Vous allez me voir en février, où je serai plus tranquille dans ma tête. Je vais descendre avec des amis avec qui je travaille en ce moment même ou dont je regarde le travail attentivement.»

Ses comparses seront la comédienne Laurence Leboeuf, le scénariste Éric K. Boulianne, la documentariste Julie Lambert ainsi que l’auteure, la réalisatrice et l’actrice Larissa Corriveau. Francis Leclerc sera aussi accompagné de sa complice de tous les jours depuis 2006, la monteuse Isabelle Malenfant.

Le parrain de l’événement présentera son court-métrage maintes fois décoré Trotteur et son plus récent film inspiré du premier roman de son père Félix, «Pieds nus dans l’aube». Un programme double sera composé de ses deux premiers longs-métrages Mémoires affectives et Une jeune fille à la fenêtre. À la suggestion de Francis Leclerc, une projection familiale gratuite mettra à l’affiche un film culte des années 80, La folle journée de Ferris Bueller.

Une activité est également prévue au cours de laquelle Francis Leclerc et Éric K. Boulianne aborderont les défis de leur collaboration respective. De plus, le réalisateur animera un atelier de direction d’acteurs dans une classe en arts de la scène de l’École secondaire de Rivière-du-Loup et répondra aux questions des élèves d’une classe de français sur la création de père en fils et sur l’adaptation d’un roman en film. Le public sera aussi invité à découvrir les courts-métrages retenus dans le cadre de deux concours qui se tiennent en marge de l’événement.

Les places pour les films du festival Vues dans la tête de…, qui prend du galon d’année en année, sont limitées aux 230 sièges de la salle obscure du Cinéma Princesse de Rivière-du-Loup. «On fait toujours salle comble», souligne la coordonnatrice de l’événement, Laura Martin.

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Santé

Un médecin disponible en tout temps à l’urgence de Paspébiac

PASPÉBIAC – À moins d’imprévus sérieux, notamment de nature climatique, les gardes de médecins à l’urgence du CLSC de Paspébiac devraient être assurées pour les mois à venir, selon le Centre intégré de santé et de services sociaux de la Gaspésie.

Ce CLSC a été frappé par une tourmente depuis la nuit du 23 au 24 novembre, alors qu’un patient de 74 ans de Bonaventure, souffrant d’une crise cardiaque, y a été refusé, notamment parce qu’aucun médecin n’était disponible pour le quart de nuit commençant quelques minutes après l’intervention des ambulanciers.

«Il y a eu un engagement pris en novembre à l’effet que tous les efforts seraient déployés pour que le CLSC de Paspébiac soit ouvert 24 heures sur 24, sept jours sur sept, 365 jours par année. On peut dire que pour janvier, l’horaire est comblé», explique Geneviève Cloutier, porte-parole du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS).

Le rapport suivant l’incident a permis de statuer que la décision de diriger le patient vers l’hôpital de Maria, situé dans la direction opposée et 35 kilomètres plus loin, était la bonne. Le rapport a aussi établi que le patient était décédé à son domicile. Le document a toutefois mis en lumière l’inquiétude que représentent pour le public les fréquents trous dans l’horaire de garde de ce CLSC, doté en principe d’une urgence jour et nuit.

Le 23 novembre, quatre des huit médecins assignés au CLSC de Paspébiac étaient en congé parental ou en congé de maladie. L’une des omnipraticiennes est revenue au travail récemment.

«Deux nouveaux médecins sont aussi venus s’établir dans la Baie-des-Chaleurs, pas spécifiquement au CLSC, mais ils y font des gardes. Nous avons aussi eu une belle réponse des médecins des hôpitaux de Maria, de Chandler et même de Sainte-Anne-des-Monts, en plus de ceux de l’extérieur de la région», ajoute Mme Cloutier, en parlant des médecins-dépanneurs dans le dernier cas.

Elle n’ose faire de prédiction sur le nombre de mois au cours desquels le service d’urgence de Paspébiac pourra fonctionner sans interruption, mais il y a place à l’optimisme. «On n’est jamais à l’abri d’une interruption, comme dans le cas d’un avion qui n’atterrit pas, alors qu’il transporte un médecin assurant des gardes».

Entre juin et le 23 novembre 2017, 28 quarts de nuit n’ont pas été comblés au CLSC de Paspébiac. Le Bureau du coroner enquête sur l’incident de novembre. Les ambulanciers déplorent qu’ils soient en poste à la maison plutôt qu’à leur caserne, un contexte qui allonge le temps d’intervention.

Politique

Le PQ miserait sur la fille de Félix Leclerc dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré

SAINT-HILARION - Le Parti québécois miserait sur la fille de Félix Leclerc, Nathalie, comme candidate dans la circonscription de Charlevoix-Côte-de-Beaupré lors des prochaines élections.

Selon la station de radio CIHO, sa candidature serait annoncée officiellement dans les prochains jours.

Nathalie Leclerc en serait à sa toute première expérience en politique provinciale.

Mère de trois enfants, elle s’est fait connaître pour la gestion de l’Espace Félix-Leclerc et de la Fondation qui porte également le nom de son père, qui est décédé en 1988.

Sans confirmer la nouvelle, le président de l’Association du Parti québécois de Charlevoix-Côte-de-Beaupré, Josué Gaudreault-Bouchard, qui a songé à se présenter, s’est rangé derrière la future candidate.

Le chef péquiste Jean-François Lisée sera d’ailleurs à Baie-Saint-Paul le 20 janvier pour assister à l’investiture de la candidate.

Actualités

Le Alouette Spirit échoué jusqu’au printemps?

Le navire Alouette Spirit, échoué dans le lac Saint-Pierre à la hauteur de Louiseville depuis le 25 décembre dernier, pourrait ne pas être renfloué avant le printemps prochain. C’est là une option qu’envisage la compagnie propriétaire du bateau, McKeil Marine.

Selon un porte-parole de l’entreprise, il y aurait tout simplement trop de glace pour que les autres remorqueurs et les barges puissent approcher de l’Alouette Spirit pour enlever une partie de la cargaison et le remorquer. Le bateau transporte des lingots d’aluminium, une cargaison estimée à plus de 13 000 tonnes en comptant le poids du bateau.

Rappelons que le 25 décembre dernier, le navire ainsi que son bateau-remorqueur, le Wilf Seymour, se sont échoués en plein milieu du lac Saint-Pierre, à la hauteur de Louiseville. Le bateau-remorqueur propulsait l’Alouette Spirit lorsqu’il a dévié du chenal de navigation. Malgré de nombreuses tentatives de tirer les navires de leur fâcheuse position, ils sont demeurés prisonniers des eaux et des glaces du fleuve à cette hauteur.

Pendant quelques jours, l’entreprise propriétaire a tenté d’élaborer un plan de renflouement qui comprenait le délestage d’une partie de son poids. 

Or, en raison des glaces, les bateaux permettant cette opération n’arrivent tout simplement pas à approcher de la barge sans risque.

«Il n’y a aucun risque pour l’environnement de le laisser là jusqu’au printemps. Il ne causera pas non plus de problèmes de navigation dans la zone et ne causera aucun dommage au navire ou au cargo», précise Matthew Kendrick de McKeil Marine.

«Avec l’aide de la Garde côtière, nous effectuerions des inspections régulières de la zone et de la barge tout au long de l’hiver. Le remorqueur (le Wilf Seymour) serait également 

amarré pas trop loin pour être prêt à revenir rapidement à l’Alouette Spirit si nécessaire», ajoute M. Kendrick.

Parti de Sept-Îles, le navire devait se rendre dans l’État de New York avec sa cargaison. 

Pour l’instant, ce plan envisagé par la compagnie McKeil Marine n’est cependant pas définitif. Il est toujours à l’étude et devra aussi obtenir le feu vert de la Garde côtière avant d’être mis en application.

Justice et faits divers

Drame à Saint-Vianney: «Anthony va tous nous manquer»

SAINT-VIANNEY — L’atmosphère était lourde, lundi soir, lors de la séance du conseil municipal de Saint-Vianney, dans la Matapédia. Le siège numéro 2 était vide: celui qui devait normalement être occupé par le conseiller municipal Anthony Jean, décédé samedi dans un accident de la route avec ses deux fils. L’ambiance était d’autant plus chargée que le disparu était un homme dynamique, qui savait provoquer des fous rires. «Il va tous nous manquer», a laissé tomber le maire.

«On sait qu’on ne fait plus de prière lorsqu’on est en conseil municipal depuis quelques années, a abordé Georges Guénard. Sans faire de prière, on va se lever debout. Le crucifix est là, au-dessus de la porte. On va prendre quelques minutes pour penser à notre collègue de travail.» «Bonne idée», a-t-on pu entendre dans la salle. «On va lui demander de nous donner la force de passer à travers, a continué le maire, visiblement ému. On va lui demander d’éclairer notre route. Anthony était quelqu’un de très dynamique dans la municipalité, qui était généreux de son temps.»

Une seule autre conseillère était aussi absente autour de la table du conseil: sa belle-sœur, Monique Blanchette. «Elle n’était pas capable», indique M. Guénard. Anthony Jean avait nouvellement été élu sans opposition lors des dernières élections du 5 novembre. «Il était très fier d’être élu au conseil», souligne M. Guénard.

L’homme de 46 ans travaillait pour le Centre jardin Bélanger paysagiste d’Amqui. Comme il ne travaillait que l’été, il faisait beaucoup de bénévolat au sein de sa communauté de 460 habitants. Ses engagements étaient multiples. «La patinoire, c’était lui qui s’occupait de ça, mentionne le conseiller Guy Plourde. Il aimait jouer au hockey. Il était toujours là pour l’arroser et la gratter bénévolement. Il s’occupait tellement de la patinoire qu’on se demande qui va s’en occuper maintenant.»

Un grand ami

Pour Yannick Côté, un autre conseiller municipal, Anthony Jean était un grand ami. Depuis deux printemps, il l’aidait à son érablière. «Après ses enfants, ce qui le faisait triper le plus, c’était la cabane à sucre, précise-t-il. C’était tout un personnage! Personne ne pouvait l’haïr.»

À la fin de la réunion du conseil, ses collègues riaient à se remémorer sa bonhomie et son caractère bouffon. «Il avait un surnom pour tout le monde, rigole Georges Guénard, qui lui avait enseigné au Centre de foresterie de Causapscal. Il était drôle et n’arrêtait pas de taquiner les autres. Il appelait les jeunes “les gobettes”. En plus d’être aimé, il était très respecté par les citoyens.» «Il était chum avec les 7 à 77 ans, illustre son collègue Robert Charest. C’était un bon vivant. Il aimait beaucoup les jeux de mots. Ce sont ses mimiques, aussi, qui étaient drôles!»

Par rapport à ce trait de caractère, le maire Guénard n’oubliera jamais sa façon de faire la révérence devant lui et les conseillers municipaux lorsqu’il entrait dans la salle du conseil. Avant la tragédie, M. Jean avait souhaité une plus grande cohésion entre les organismes de Saint-Vianney. «On va réaliser son vœu, assure le maire. Anthony, c’était un rassembleur.»

Le retour en classe du congé des Fêtes risque aussi d’être très difficile, mardi matin, alors que deux élèves manqueront à l’appel. Gabriel devait célébrer ses 12 ans mardi. La Commission scolaire des Monts-et-Marées devrait normalement déployer une équipe de psychologues pour prendre en charge les élèves qui seront affectés par la tragédie. 

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LE DEUXIÈME ENFANT SUCCOMBE À SES BLESSURES