Cinéma

Un court-métrage tourné en Haute-Gaspésie

Depuis lundi, Rivière-à-Claude, en Haute-Gaspésie, s’est transformée en plateau de tournage d’un court-métrage d’Alexis Fortier Gauthier, intitulé Mélopée.

Le tournage, qui se poursuivra jusqu’à mercredi, met en vedette Antoine Desrochers, Antoine L’Écuyer et Rosalie Fortier.

Le scénario tourne autour de l’arrivée d’une créature marine envoûtante, qui dévoilera les secrets liant trois amis qui sont en vacances à la mer. 

Alexis Fortier Gauthier a réalisé ou coréalisé plusieurs films ou documentaires, dont Sur le quai de la gare, Après tout et Dans la neige, qui lui ont valu de multiples récompenses. 

Produit par Art & Essai, Mélopée est considéré comme son projet le plus ambitieux.  

Cinéma

Une pluie de films aux Percéides

PERCÉ – Où peut-on voir un film grand public sous les étoiles, une première nord-américaine sélectionnée à Cannes, un film d’horreur, des courts-métrages de Gaspésiens et des projections immersives? Aux Percéides, le festival de cinéma de Percé, qui célèbre son 10e anniversaire du 16 au 26 août avec une foisonnante programmation de 125 œuvres en provenance de 20 pays.

«On voulait marquer le coup pour le 10e», lance le responsable de la programmation, François Cormier. Le festival durera 10 jours plutôt que quatre, afin de diffuser plus de films, de montrer certains deux fois et de laisser respirer les festivaliers. «Des gens nous disaient : je n’ai pas le temps de manger si je veux voir tous les films!» rapporte M. Cormier.

Un deuxième lieu de diffusion s’ajoute : le mythique Centre d’art de Percé, au cœur du village, en plus de la Veille Usine de L’Anse-à-Beaufils, refuge du festival depuis quelques années. 

Les Percéides espèrent attirer 8000 visiteurs, soit deux fois plus que l’an dernier. Ça augure bien : certains films affichaient presque complet dès le 14 août, le lendemain du lancement de la programmation. 

Lindon dans En guerre

En première nord-américaine, Les Percéides présentent En guerre du Français Stéphane Brizé, un long-métrage sélectionné à Cannes. Vincent Lindon campe l’un des 1 100 salariés d’une usine qui ferme ses portes dans ce film social diffusé lors de la soirée de clôture le 26 août.

Les cinéphiles pourront aussi voir Una Mujer Fantástica, du réalisateur chilien Sébastian Leilo, récipiendaire de l’Oscar du meilleur film étranger et décrit comme «un drame déchirant sur la transsexualité».

Les films québécois ne sont pas en reste : Les Affamés, le film d’épouvante de Robin Aubert est au programme, tout comme le long-métrage La Bolduc qui sera diffusé dehors, sur la plage de Percé. 

Les Percéides ont sélectionné cinq longs et courts métrages réalisés et produits en Gaspésie, dont Le gars de la patinoire d’Olivier Poulin et Mise au monde de Maryse Goudreau. Le festival est devenu «un incubateur de cinéma d’auteur», croit M. Cormier, selon qui l’événement a contribué à développer les talents dans la région. 

Et ça continue, puisque la première École de cinéma d’été de Percé bat son plein ces jours-ci, avec les classes de maître du directeur photo Michel La Veaux. Seize participants transforment Percé en plateau de tournage et présenteront leurs créations le 21 août. 

Visite de Louisiane et d'Acadie

Le Néo-Écossais Phil Comeau, réalisateur du documentaire Zachary Richard, toujours batailleur, agira à titre de président du jury et présentera une sélection de films acadiens.

Il pourra nouer de nouveaux liens avec la Louisiane, puisque les Percéides s’associent à Cinema on the Bayou de Lafayette pour un cycle de conférences et de projections de films issus de la jeune génération de cinéastes louisianais.

Percé est aussi l’hôte de la quatrième Grande rencontre des arts médiatiques en Gaspésie, à partir de vendredi au Centre d’art de Percé. «Les artistes sont présents sur la scène, devant l’écran. Ils font des projections plus immersives qui utilisent la musique, la vidéo… c’est du cinéma expérimental, et ça attire un public plus jeune», explique M. Cormier.

Musique

Shigawake, le village qui attire les vedettes

SHIGAWAKE — Le Festival de musique de Shigawake attire de nouveau un gros nom cette année, en l’occurrence la chanteuse mont­réalaise Martha Wainright qui, comme d’autres avant elle, a manifesté le désir de venir démystifier l’événement tenu pour la 10e fois.

Martha Wainright joint entre autres les Barr Brothers, Patrick Watson, Kevin Parent et Plants and Animals au rang des artistes ou des groupes ayant manifesté le désir de jouer dans le village gaspésien de 340 personnes. Le cas des Barr Brothers est différent jusqu’à un certain point puisque l’un des membres est le conjoint d’une femme originaire de Shigawake, la directrice artistique du festival, Meghan Clinton.

«Martha est une amie d’une amie et elle venait dans la région en vacances avec sa famille. Elle se demandait si elle pourrait jouer au festival et nous lui avons dit : samedi, 19 heures! Elle avait beaucoup entendu parler de notre festival», précise Mme Clinton.

Quelques autres groupes du secteur de Montréal monteront sur la scène de Shigawake, dont Canailles, Li’l Andy, souvent surnommé l’intellectuel du country québécois, et Ron’s Fantasy, un groupe rock qui, après sa prestation, terminera la soirée de samedi en accompagnant quiconque voudra chanter en mode karaoké avec un orchestre. Les membres de Urockaoke connaissent plus de 1000 chansons.

Groupes gaspésiens

La scène de Shigawake a mis cette année l’accent sur les groupes gaspésiens. «Les groupes gaspésiens ont fortement appuyé le festival lors de la première année et c’est notre façon de les remercier d’avoir cru en nous. Nous n’aurions pas connu de succès sans cet appui. Le 10e festival est l’occasion idéale de renforcer les liens avec ces groupes», note Meghan Clinton.

Certains de ces groupes jouissent d’une bonne renommée en Gaspésie, notamment The Clemville Kids, Dans l’shed, Chicoine, Saint-Onge et Beaudoin, Lily of the Valley, Quimorucru et The Gaspé Project. 

Comme d’habitude, tous ces spectacles sont accessibles à un faible prix. Le passeport de fin de semaine coûte 20$ et les neuf spectacles de samedi, incluant Martha Wainright et Urockaoke, coûtent 10 $. La soirée de jeudi est gratuite.

Le Festival de musique de Shigawake se juxtapose à la Foire agricole, le plus vieil événement du genre tenu sans interruption au Québec. La foire a été fondée en 1909.

En région

Homards: ensemencer pour repeupler

GRANDE-RIVIÈRE — Depuis 2010, les pêcheurs gaspésiens ont ensemencé plus d’un demi-million de petits homards pour repeupler les fonds marins autour de la péninsule. Pour y arriver, ils utilisent des méthodes inédites en Amérique du Nord. Résultat : ils multiplient par 250 les chances de survie des jeunes homards.

Le Soleil est monté à bord du homardier de David-Henry Huard, qui pêche au large de Pabos, pour assister à la mise à l’eau de la prochaine génération de captures.

Transportés dans des bacs isothermiques, des milliers de petits homards s’apprêtent à découvrir leur milieu naturel, après un début de vie en écloserie. Ces rejetons de deux centimètres de long sont répartis dans les alvéoles d’un plateau recouvert de papier. Une fois sur le fond, ils s’en extrairont pour aller se cacher sous une roche. On évite ainsi qu’ils soient gobés par un prédateur dès leur mise à l’eau.

Norbert Huard, le père de David-Henry, est du voyage. L’homme de 73 ans a vécu le creux des captures de homard au début des années 2000. Il a connu des saisons de 8000 livres, une pitié.

En comparaison, son fils a pêché 60 000 livres l’an dernier. Un record atteint avec davantage de casiers, c’est vrai, mais rien qui explique cette hausse. «C’est difficile de dire si c’est à cause de l’ensemencement. Je pense que c’est un des engrenages de la roue. On a protégé la ressource et l’habitat est plus favorable à la reproduction du homard», observe David-Henry Huard.

Ce printemps, M. Huard et les autres pêcheurs de sa sous-zone ont gardé à bord des femelles porteuses d’œufs attrapées dans leurs casiers.

Ils ont apporté ces génitrices aux laboratoires de Merinov, à Grande-Rivière, que Jean Côté, le directeur scientifique du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie, nous a fait visiter. 

Les femelles sont déposées dans des bassins, où l’on hausse la température pour déclencher l’éclosion. De minuscules larves de homard sont alors libérées et nagent vers la surface.

Pour les faire croître, on les gave d’artémies, de petits crustacés élevés sur place. Les larves muent trois fois en 12 jours avant de devenir des post-larves. À cette étape, Jean Côté les appelle ses «petits Superman», parce qu’elles nagent les pinces jointes et tendues vers l’avant. 

En région

Baleines noires: ralentir à quel prix ?

GASPÉ — La limite de vitesse imposée aux navires pour protéger les baleines noires provoque l’annulation de 18 escales de croisières dans l’Est-du-Québec cette année. Pour les compagnies de transport maritime, l’impact économique des mesures de protection instaurées depuis un an s’établit à des millions de dollars, mais le bilan global reste à faire.

Les corridors express instaurés par Ottawa depuis avril ont quand même permis de diminuer les dommages.

La vitesse est limitée à dix nœuds (18,5 km/h) dans l’ouest du golfe du Saint-Laurent afin de minimiser les risques de collision entre les navires et les baleines noires, une espèce menacée dont il reste 450 individus dans le monde. Transports Canada a déterminé deux corridors, au nord et au sud de l’île d’Anticosti, où les navires peuvent avancer à un rythme normal, à moins qu’une baleine noire y soit aperçue.

À trois reprises en 2018, la limite a été imposée dans une section de ces corridors, pour 21 jours au total en mai et en juin. Pas à cause d’une observation de baleine, mais bien parce que le mauvais temps a gardé au sol les avions chargés de les repérer.

Neuf escales de croisières ont été annulées à Gaspé, sept à Sept-Îles et deux à Baie-Comeau, pour un total de 16 000 passagers et 8000 membres d’équipage, et des pertes de 1,6 M $ en dépenses directes. 

C’est moins que l’an dernier, alors que Gaspé, à elle seule, avait subi 15 annulations, impliquant 24 300 passagers et membres d’équipage.

Les corridors express sont «une mesure intéressante», dit René Trépanier, directeur général de l’Association des croisiéristes du Saint-Laurent. «Il y a quand même des annulations parce que les compagnies ne veulent pas prendre de risque. «

Escale Gaspésie avait demandé à Transports Canada de le compenser pour les frais de passagers et de services portuaires non perçus en 2017, soit 130 000 $. 

Transports Canada a refusé. «Il revient aux organisateurs de croisières de prendre la décision d’annuler des escales», a indiqué le ministère par courriel.

Armateurs

Martin Fournier, directeur d’Armateurs du Saint-Laurent, précise que les deux corridors à vitesse normale ont amélioré la situation vécue en 2017, au cours de laquelle «des mesures pas adaptées à la réalité avaient été adoptées».

Les 15 firmes membres d’Armateurs du Saint-Laurent exploitent 130 navires canadiens transportant le quart des 120 millions de tonnes de marchandises transitant par les ports de l’est du Canada, soit 30 millions de tonnes.

«Les pertes se calculent en millions de dollars. Les compagnies ont fait leur calcul pour l’impact financier mais on n’a pas de chiffre global. Des compagnies sont plus affectées que d’autres. On peut penser à CTMA, à Relais Nordik du Groupe Desgagnés et à Oceanex», signale M. Fournier.

Après le 11 août 2017, le CTMA Vacancier a dû couper son escale à Gaspé, mais la firme a pu remettre ce port à son horaire en 2018.

L’horaire déjà serré du navire Bella-Desgagnés, de Relais Nordik, qui assure la liaison essentielle pour les passagers et les marchandises entre Rimouski, Anticosti et la Basse-Côte-Nord, a souvent été chamboulé au cours de la dernière année en raison des contraintes de vitesse.

«C’est un service à l’horaire très serré, avec plusieurs arrêts. Océanex, qui relie Montréal à Terre-Neuve deux fois par semaine, a aussi un horaire très serré. Quand il faut partir et respecter l’horaire, il y a du matériel qui reste sur le quai parfois, avec des conséquences «, explique Martin Fournier.

En 2017, les Armateurs du Saint-Laurent ont retenu les services de deux biologistes de l’Université Dalhousie, en Nouvelle-Écosse afin d’arriver à un but, «avancer à une vitesse normale pour les navires, et sécuritaire pour les baleines».

Les corridors de circulation à vitesse normale ont notamment été déterminés grâce au travail de ces biologistes, ayant observé que les baleines noires ne les fréquentaient pas parce qu’ils renferment peu de nourriture.

Les améliorations passeront par une réduction du temps de circulation à 10 nœuds, qui a constitué 25 % du temps de navigation depuis la fin d’avril.

«Ça va nous prendre des données pour mieux comprendre le comportement et le déplacement des baleines […]. L’utilisation de drones et de «glidders» (des appareils flottants recueillant des données) devrait nous aider à obtenir des observations de baleines en temps réel. Ça réduirait le nombre d’activations préventives des limites de vitesse», conclut M. Fournier.

En région

Ottawa cède à Québec quatre ports de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent

Ottawa cède à Québec quatre ports en décrépitude de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent. Cette cession est accompagnée d’un chèque de 163 millions $ afin que le gouvernement provincial puisse les remettre à niveau et les gérer.

Les ports de Matane, de Gaspé, de Rimouski et de Gros-Cacouna deviendront la propriété du gouvernement du Québec le 30 mars 2020. D’ici là, des travaux majeurs seront enclenchés pour que ces ports de mer, qui arrivent à la fin de leur vie utile, puissent connaître un second souffle. Des appels d’offres seront lancés au cours des prochaines semaines.

L’annonce, faite à Matane mercredi par le premier ministre du Québec Philippe Couillard et le ministre fédéral des Transports Marc Garneau, était attendue depuis de nombreuses années. 

Le maire de Matane, Jérôme Landry, se montre soulagé. Depuis des mois, la Coalition urgence port de Matane est à l’œuvre pour dénoncer le fait que le port a perdu environ la moitié de sa capacité portante et que sa durée de vie est au maximum de cinq ans. «La tendance qu’on voit, c’est que les bateaux qui arrivent ici sont de plus en plus gros, chargent des composantes de plus en plus lourdes», alors que le port répond «de moins en moins» à leurs besoins, explique-t-il. 

Ce transfert devrait faire en sorte de répondre aux demandes des industriels de la Gaspésie et d’assurer le maintien de 750 emplois qui sont liés à l’activité du port de Matane. 

M. Couillard explique que la décision fait partie intégrante de la Stratégie maritime de son gouvernement, qui veut encourager l’utilisation du fleuve Saint-Laurent. Le premier ministre est confiant que la somme obtenue du fédéral est suffisante pour exécuter les travaux nécessaires et pour gérer les ports au cours des 25 prochaines années. Par la suite, ce sera au gouvernement du Québec de payer pour entretenir les ports. 

En région

Matane: réouverture du bloc opératoire

RIVIÈRE-DU-LOUP – Le bloc opératoire de l’hôpital de Matane a repris ses activités mardi en fin de journée, après avoir dû les interrompre deux fois en moins d’une semaine à la suite d’un bris du système de ventilation.

Des experts du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent ont réussi à redonner les conditions ambiantes idéales aux interventions de la salle d’opération de l’établissement.

Celui-ci peut donc offrir de nouveau les services de chirurgie et d’obstétrique. 

Depuis vendredi, les patients requérant une intervention chirurgicale et les femmes enceintes qui s’y présentaient pour accoucher étaient redirigés vers le centre hospitalier de Rimouski, situé à une centaine de kilomètres de Matane.

Environnement

La course à la survie de la baleine noire

SAINTE-FLAVIE — Faut-il assister à une hécatombe, comme l'an dernier avec 17 décès de baleines noires, pour entreprendre des actions? «On dirait bien que oui», se résout à répondre Lyne Morissette. Pourtant, il y a longtemps que la spécialiste des mammifères marins sonne l'alarme. Selon elle, il faut cesser de chercher les responsables du déclin et se concerter pour trouver des solutions. Si rien n'est fait, les baleines noires auront disparu d'ici 20 ans, signale-t-elle.

C'est l'essence du message que Lyne Morissette a livré lors d'une conférence prononcée samedi au parc de la rivière Mitis. Deux causes sont à l'origine de la mortalité des baleines noires, aussi appelées «baleines franches»: les collisions avec les bateaux et les empêtrements dans les engins de pêche. Si les empêtrements représentaient 46% des mortalités de 2000 à 2009 et les collisions avec des navires 54%, les empêtrements ont augmenté à 82% de 2010 à 2014, tandis que les accrochages avec des bateaux ne s'élevaient qu'à 18%. «L'empêtrement réduit la probabilité que la femelle ait un veau», souligne la scientifique.

À son avis, la décision de Pêches et Océans Canada de fermer en catastrophe des zones de pêche n'est pas la meilleure façon de procéder. «Cette année, ça a été actions-réactions, déplore Mme Morissette. On n'a pas réfléchi en fermant les zones. Ça a frustré beaucoup de pêcheurs qui font pourtant partie de la solution. Il faut apprendre à cohabiter, parce que la pêche est une partie importante de notre économie. Ce sont des gens qui se lèvent tous les matins et qui n'ont aucun intérêt à ce que des baleines meurent. Pour eux, une baleine qui s'empêtre dans leurs engins de pêche, c'est très coûteux en termes d'équipement.»

Santé

Avis d’ébullition préventif: Sainte-Anne-de-Beaupré s’impatiente

La municipalité de Sainte-Anne-de-Beaupré exhorte le ministère de l’Environnement de trouver une solution prochainement concernant la possible présence de bactéries pouvant affecter les réserves d’eau de la ville, ce qui l'a forcé à émettre et maintenir un avis d’ébullition préventif depuis le 16 juillet.

Bien que l’avis concerne uniquement les résidents du secteur ouest de Sainte-Anne-de-Beaupré, l’impatience se fait sentir au sein de la population, mais aussi dans l’administration locale. 

Le directeur général et secrétaire-trésorier, Frédéric Drolet-Gervais, se dit impatient de pouvoir lever cet avis, mais que pour l’instant, il n’y a pas de solution miracle.

«On cherche des solutions, mais le problème c’est qu’on a très peu de solutions en dehors de maintenir l’avis d’ébullition préventif [...] On demande au ministère de l’Environnement d’accélérer le processus, car on pense à nos citoyens qui doivent faire bouillir leur eau depuis presque trois semaines», a indiqué M. Drolet-Gervais au Soleil

Aucun cas de maladie en lien avec une possible contamination de l’eau n’a été répertorié par la Ville. Par contre, selon de nouveaux paramètres d’analyses du Ministère, il se pourrait que les bactéries Cryptoporidium et Giarda se retrouvent dans le réseau. 

M. Drolet a ajouté qu’aucun incident en lien avec l’environnement n’a eu lieu dernièrement, et qui aurait pu être la source des bactéries. 

Pour l’instant, la seule chose que la Ville recommande à ses citoyens c’est de continuer de prôner la patience en attendant que de nouveaux développements surviennent dans ce dossier. 

Sainte-Anne-de-Beaupré est la troisième municipalité à avoir émis un avis d’ébullition au cours des dernières semaines. Toutefois, son cas demeure différent de ceux de Saint-Bernard de Beauce et Shannon, qui eux ont réellement trouvé des traces de bactéries dans leur réseau d’eau potable.