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Hockey

Développement hockey-école: le programme initié par Joé Juneau implanté sur la Côte-Nord

BAIE-COMEAU — Le programme de Développement hockey-école, initié par Joé Juneau il y a maintenant 13 ans, s’implante sur la Côte-Nord. L’ex-hockeyeur professionnel était mardi à Uashat, communauté innue enclavée dans la municipalité de Sept-Îles, pour en faire l’annonce.

Le programme est dès maintenant lancé dans les deux écoles primaires innues du territoire, soit l’école Johnny Pilot d’Uashat et l’école Tshishteshinu de Mani-Utenam, située un peu à l’est de Sept-Îles. Les jeunes ciblés sont ceux de niveau novice et atome déjà inscrits au hockey mineur et les jeunes de deuxième et troisième années intéressés par le hockey. Soixante-six jeunes sont inscrits, dont la moitié qui n’avait jamais joué au hockey.

«Les premiers contacts ici datent déjà de sept ou huit ans», a souligné l’orgueil de Pont-Rouge. «Je suis revenu en janvier 2018 avec deux équipes de Kawawachikamach. Florent Vollant et des amis de Mani-Utenam m’ont alors invité à présenter le projet aux élus, ce qui a été fait le lendemain, et ç’a rapidement avancé. Florent reconnaît l’importance de ce programme auprès des jeunes», a-t-il ajouté pour expliquer l’arrivée du programme sur la Côte-Nord.

Uashat mak Mani-Utenam est devenue la huitième communauté autochtone à se joindre au programme Développement hockey-école, qui s’étend depuis 2 ans après 11 années à être peaufiné au Nunavik. Bien d’autres endroits voudraient se joindre au mouvement, mais Juneau demeure sélectif. «Il faut que la communauté embarque à fond et respecte les objectifs», fait-il valoir, refusant de faire les choses à moitié.

Évidemment, l’amélioration de la rétention à l’école, la diminution de l’absentéisme et l’augmentation des bons comportements font partie des objectifs visés par le programme développé par Juneau. «Ce n’est pas seulement du hockey, c’est aussi du développement communautaire et social. Le sport devient un outil de développement social», soutient celui qui a récolté 572 points en 828 matchs dans la Ligue nationale avec Boston, Washington, Buffalo, Ottawa, Phoenix et Montréal.

«C’est le développement humain et communautaire qu’on veut développer avec ce programme», confirme le chef de la communauté innue, Mike Mckenzie. «On veut aussi créer un sentiment d’appartenance aux deux écoles primaires, comme on l’a développé depuis une dizaine d’années avec le programme sports-études à l’école secondaire.»

Engagé dans ce programme depuis 2006, Joé Juneau a toujours le feu sacré. «Moi, personnellement, je ne me tanne pas. Le temps passe et démontre que le programme fonctionne. On peut témoigner des succès récoltés. Mais je ne peux pas être partout et heureusement, j’ai une bonne équipe autour de moi.»

Joé Juneau ne peut être partout, peut-être, mais il fait son gros possible. En effet, il s’est engagé pour la prochaine saison à passer au moins deux fois à chacun des endroits où son programme est implanté. «Je ne peux pas tout le temps, mais je vais essayer cette année», a-t-il lancé.

En théorie, le programme Développement hockey-école est dirigé sur place par un enseignant en éducation physique, «mais avec la pénurie d’enseignants, ce n’est pas évident. L’important, c’est d’avoir un individu passionné de hockey et qui veut s’en servir comme outil d’éducation. Par la suite, c’est à moi de le former et de m’assurer que le programme est bien compris», a-t-il conclu.

L'est du Québec

L'ex-chef de Pessamit Raphaël Picard signe un premier livre

PESSAMIT — L’ex-chef de la communauté innue de Pessamit, Raphaël Picard, se lance dans la littérature. Celui qui a également été enseignant, chercheur et consultant signe, à 70 ans, un premier bouquin, «Nutshimit : vers l’intérieur des terres et des esprits». Il souhaite ainsi donner le goût de la littérature aux gens des Premières Nations.

Avec ce bouquin, écrit sous la forme d’un roman, «car pour moi le meilleur lien pour dire les choses, c’est le roman», M. Picard veut faire revivre l’esprit des Innus d’antan, d’avant la sédentarisation, d’avant la modernité, ces Innus qui étaient directement en lien avec la nature qui les entourait. Il cherche ainsi faire découvrir leurs états d’âme, leurs pensées, leur philosophie de vie tout en traduisant l’esprit des grandes migrations.

«Dans mon adolescence, comme beaucoup de gens de ma communauté, ce monde a été ignoré. Pourtant mes parents, mes grands-parents, sont de ce monde. Ce sont de grands chasseurs, de grands pêcheurs», a relaté Raphaël Picard, qui dit avoir appris en écoutant les ainés «parce qu’à l’époque, on écoutait, on ne posait pas de questions».

Devant une soixantaine de personnes réunies au centre communautaire Ka Mamuitenanut de Pessamit pour le lancement du bouquin, lancement auquel Le Soleil assistait, l’auteur fait valoir, au fil des pages, l’utilisation des rites et des légendes comme mode de gouvernance de ses ancêtres.

«Il n’y avait pas de constitution, de gouvernement. Les décisions étaient prises selon les règles issues des coutumes», a-t-il lancé dans sa présentation faite à 60 % en innu, qu’il traduisait ensuite en français au bénéfice des quelques Blancs présents à l’évènement.

En toute humilité, celui qui a été chef de la communauté de 2002 à 2012 dit avoir tenté de rendre justice à la pensée des Innus. «J’espère que ça va donner une grande appréciation de ce qu’on était.»

Dans ce processus de création, Raphaël Picard soutient avoir été guidé par deux objectifs, le premier étant celui de la transmission du patrimoine. «C’est important de décrire ceux qui nous ont précédés», confie-t-il avec justesse. L’autre objectif est de développer la création littéraire dans sa communauté, un phénomène qui n’existe pas chez les Innus selon lui.

«Il faut se donner une littérature innue qui soit viable et non pas fondée sur le folklore. Notre projet de société, ce devrait être notre langue et notre culture. Il faut donc avoir ce type de livre pour amorcer une réflexion. Nos défis sont maintenant d’ordres patrimoniaux, ils ne sont plus financiers ou politiques», a-t-il évoqué.

Nutshimit : vers l’intérieur des terres et des esprits se veut le premier tome d’une trilogie. L’auteur voulait l’écrire depuis de nombreuses années, mais son travail d’écriture a débuté il y a à peine un an. Il se déroule principalement l’été et l’automne, alors que les familles migrent vers leurs territoires d’hiver par les rivières Pletibishtuk (aux Outardes) et Manikuanishtuk (Manicouagan).

Le second tome, qui devrait s’intituler Nutshimit : le blanc des perdrix et des périls, traitera des familles qui sont à leur campement au nord. Le troisième tome sera fondé sur le retour de ces familles en bordure du fleuve, toujours par le truchement des deux mêmes rivières.

Fait à souligner, Raphaël Picard se lance dans la littérature par le biais de l’autoédition. «J’ai déjà perdu mes droits ancestraux, je ne perdrai pas mes droits d’auteur», a conclu celui qui s’est toujours opposé aux mécanismes d’extinction des droits des Premières Nations par traité.

M. Picard se dit de l’école de pensée voulant que les Premières Nations sont souveraines sur leurs terres traditionnelles, le Nitassinan, et qu’elles ont droit à l’autodétermination. Il n’entérine d’ailleurs pas les ententes ponctuelles entre les peuples autochtones et les industries qui cherchent à développer les ressources naturelles sur les territoires revendiqués.

L'Est du Québec

Les défenseurs de la maison de René Lévesque sont ravis

NEW CARLISLE — Le décret adopté récemment par l’État québécois afin d’enclencher l’expropriation de la maison de René Lévesque à New Carlisle réjouit au plus haut point les gens militant depuis longtemps pour un déblocage dans cette histoire, dont Jean-Marie Fallu, président de Patrimoine Gaspésie.

Alors qu’il était directeur du Musée de la Gaspésie, il y a 30 ans, M. Fallu, au nom de l’organisme, avait demandé le classement de cette maison où René Lévesque, né en 1922, a grandi. On était loin d’une expropriation. 

«On comprenait alors que c’était un gouvernement libéral, sous Robert Bourassa, et qu’on n’obtiendrait pas ce classement. Aussitôt que le PQ [Parti québécois] a pris le pouvoir [en 1994], on est revenu à la charge. En 1995, on a obtenu le statut de reconnaissance, ce qui n’est pas un classement […] Mais il était possible d’obtenir des subventions pour restaurer la maison avec une reconnaissance patrimoniale», précise M. Fallu.

Le statut de bâtiment classé s’est matérialisé en 2012 quand le gouvernement du Québec a adopté la loi sur le patrimoine culturel.

Toutefois, la maison de René Lévesque, située au 16, Mount Sorel, a défrayé la manchette à de nombreuses reprises depuis 25 ans parce que son propriétaire, Denis Cloutier, et le ministère de la Culture n’ont jamais réussi à s’entendre sur un calendrier et un budget de rénovation, et sur la forme que devait prendre cette réfection.

Détérioration

La maison s’est détériorée significativement depuis 1994. Les travaux entrepris par M. Cloutier n’ont jamais abouti. Des traces de travaux sont visibles du côté ouest de la demeure vieille de 114 ans. Une bâche bleue est étendue le long de la véranda depuis des années. Elle en cache l’intérieur.

«Au moins, le gouvernement a décidé de procéder. Le ministre Fortin [Luc, ex-ministre de la Culture] avait entamé les démarches d’expropriation en 2017», signale Jean-Marie Fallu.

Le 4 août 2017, le ministre Fortin, un libéral, avait écrit à Denis Cloutier pour lui signifier qu’il était de son devoir d’entretenir la maison convenablement. Le ministre évoquait la possibilité d’exproprier la demeure, bien qu’il notait aussi qu’une voie négociée était préférable, que M. Cloutier reste propriétaire ou non.

Le ministre Fortin a confirmé le 20 septembre 2017 son intention de donner suite à la lettre du 4 août. Il s’agissait alors d’un premier recours à l’expropriation par le ministère depuis l’adoption de la loi sur le patrimoine culturel cinq ans auparavant.

L’affaire a toutefois stagné, tant et si bien que c’est un gouvernement de la Coalition avenir Québec qui la relance. La CAQ devient ainsi le troisième parti à se mêler de la protection de la maison.

Encore du temps

Si le décret ministériel publié le 2 octobre dans la Gazette officielle du Québec confirme un mouvement d’acquisition de la demeure, l’affaire pourrait encore prendre plusieurs mois avant d’être réglée, sinon plus d’un an, souligne Jean-Marie Fallu.

«Le propriétaire peut contester l’expropriation, et il peut contester l’indemnité qu’il recevra», note le président de Patrimoine Gaspésie.

Une telle contestation serait entendue par le Tribunal administratif du Québec. Les décisions de ce tribunal peuvent faire l’objet d’une demande ultérieure de révision devant la Cour supérieure.

Denis Cloutier ne rappelle plus les médias depuis des années. Sa stratégie face à l’expropriation demeure inconnue pour le moment.

Jean-Marie Fallu note qu’il serait très étonnant que le gouvernement québécois reste propriétaire de la maison après l’expropriation. «Il pourrait la céder à la municipalité [de New Carlisle] ou à un organisme subventionné. Ce qu’il souhaiterait, c’est de la céder à la municipalité, je pense.»

Témoin de l’histoire

M. Fallu rappelle aussi que l’État a non seulement le devoir de protéger et de rénover la maison de René Lévesque, mais «il doit aussi montrer une volonté de la rendre accessible au public, du moins en partie, en raison de l’importance du personnage. René Lévesque y a passé son enfance. La maison a joué un rôle très important dans son cheminement. Son père lui avait donné la soif de connaissance et de diffuser cette connaissance. La maison est un témoin matériel d’un personnage d’une grande importance. Nous devons faire comme ça se fait en Europe, pour des personnages comme Beethoven, ou Victor Hugo.»

Décédé en 1987, René Lévesque a été correspondant de guerre, journaliste à la télévision, ministre responsable de la nationalisation de l’électricité sous Jean Lesage, fondateur du Parti québécois en 1968 et premier ministre du Québec de 1976 à 1985. Un site, l’Espace René-Lévesque, retrace les grandes étapes de son parcours, à quelques centaines de mètres de la maison de Mount Sorel.

L'Est du Québec

Baie-Trinité: bientôt la fin de la tutelle... 21 mois plus tard

BAIE-COMEAU — Les élus de Baie-Trinité, à une centaine de kilomètres à l’est de Baie-Comeau, sur la Côte-Nord, sont sur le point de gérer les affaires municipales par eux-mêmes. En effet, la Commission municipale du Québec (CMQ) lèvera le 4 novembre la tutelle qui frappe le village de 385 résidents depuis maintenant 21 mois.

La CMQ avait pris cette décision le 30 janvier 2018 après que l’observateur mandaté par le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (aujourd’hui ministère des Affaires municipales et de l’Habitation) ait constaté «l’état de chaos et de désorganisation totale» de la gestion municipale. Le déficit accumulé était alors de 229 500 $.

Le secrétaire-trésorier de l’époque, Gérald Jean, avait été blâmé pour cet état de fait. Ce dernier avait rapidement présenté sa démission après le constat de l’observateur ministériel. M. Jean était un proche de l’ex-maire Denis Lejeune, reconnu coupable en janvier 2016 d’agression sexuelle sur une employée municipale. Il avait reçu une probation de 24 mois. M. Lejeune avait finalement démissionné en août 2017 plutôt que de faire face à une procédure de destitution de la CMQ.

«C’est évidemment une très bonne nouvelle», a été le premier commentaire du maire Étienne Baillargeon, en place depuis juin 2019. «La tutelle avait sa raison d’être, c’est maintenant le temps de passer à une nouvelle étape.»

Depuis le début de la tutelle, la Commission municipale se réservait de nombreux pouvoirs, dont l’approbation de chacune des décisions du conseil municipal, le pouvoir de nommer, destituer ou suspendre n’importe quel cadre ou employé municipal, l’autorisation de tous les chèques et la fixation du taux applicable pour les taxes municipales.

«Il fallait redresser la barre, d’ajouter le maire. Mais la tutelle, ce n’est pas quelque chose qui me stressait, car les choses suivaient bien leur cours et tout le monde, autant les employés que les élus, a mis la main à la pâte.»

Sur ce point, M. Baillargeon tient particulièrement à souligner le travail de Frédérick Lee, le directeur général du village, et du précédent maire par intérim, Serge Lestage, qui avait accepté la tâche au pied levé, sans aucune préparation. «M. Lestage a abattu de la très grosse ouvrage», a souligné son successeur.

La tutelle de la CMQ a été marquée par un redressement spectaculaire des finances de Baie-Trinité. Onze mois après le début de cette tutelle, soit au 31 décembre 2018, les finances municipales présentaient un surplus de 136 000 $.

Un nouveau directeur général, M. Lee, a aussi été embauché en novembre 2018 après deux essais infructueux de deux candidats. Quant à M. Lestage, il avait pris la relève de Marc Tremblay, élu maire en novembre 2017, mais qui a jeté l’éponge trois mois plus tard en raison de l’ampleur de la tâche qui l’attendait. Depuis l’élection d’Étienne Baillargeon, Serge Lestage a repris son siège de conseiller.

Pour le juge administratif Alain R. Roy, responsable de la tutelle, la fin de cet épisode représente «l’aboutissement d’un processus difficile, mais qui a mené à des résultats tangibles, grâce à l’implication des élus municipaux et de la direction générale de la municipalité».

Parmi les nouvelles façons de faire instaurées par la CMQ à Baie-Trinité, on peut noter la mise en place «d’une procédure d’approvisionnement basée notamment sur les impératifs de transparence et de publicité des contrats publics» ainsi que l’amélioration des processus administratifs, principalement en ce qui concerne le greffe et l’administration financière».

Actualités

Commission sur l’avenir des médias à Matane: «Il y a urgence d’agir»

MATANE — «Il y a urgence d’agir», voilà en quelques mots ce qu’ont martelé la majorité des groupes et des individus, lundi, qui ont présenté leur mémoire devant cinq membres de la Commission sur l’avenir des médias qui s’étaient déplacés à Matane. Les commissaires ont entendu les représentants d’une douzaine de groupes qui ont proposé des pistes de solution visant à assurer l’avenir des médias du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie.

Dans l’ensemble, ils ont déploré de trop faibles effectifs journalistiques pour couvrir leurs vastes étendues de territoire. Selon le directeur de l’information de la radio CHNC à New Carlisle, il devient impossible de faire du journalisme d’enquête. «Si la corruption existe dans les grands centres, il y en a aussi en région», a fait savoir Michel Morin. De plus, même s’il a souligné que Le Soleil faisait son possible, «on n’entend pratiquement pas parler des régions dans les médias nationaux», regrette-t-il. La directrice générale de CHNC estime que les agences de publicité nationales ne connaissent pas les régions et leur réalité. «On n’est plus à l’heure d’Émilie Pronovost», a lancé Brigitte Paquet.

De l’avis du directeur général de Radio-Gaspésie à Gaspé, l’information a un prix en région : 35 % des revenus de sa station sont consacrés aux salaires des journalistes. «La rétention des journalistes est un défi parce qu’il faut offrir un salaire comparable aux grands centres, en plus d’offrir de la formation», précise Martin Roussy. D’ailleurs, sur les 33 millions $ dépensés en publicité l’an dernier par le gouvernement du Québec, il recommande que 10 % du placement publicitaire des organismes gouvernementaux et des sociétés d’État soient investis dans les médias. «Il ne faudrait pas que ce soit une intention, mais une volonté ferme», insiste-t-il. M. Roussy demande aussi à Québec d’encourager le journalisme local en garantissant au moins un emploi de journaliste dans les 33 radios communautaires du Québec. Il a aussi été question, plus d’une fois, de l’idée d’instaurer des crédits d’impôt sur la masse salariale. Certains individus et commissaires croient à un rôle accru de Télé-Québec pour collaborer à l’information régionale. 

Les GAFAM

La députée libérale de Verdun a rappelé que les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft) ont accaparé 80 % des revenus publicitaires. «Y a-t-il des GAFAM dans la salle?» a demandé Isabelle Melançon. «Non.» Selon elle, 120 millions $ des géants du Web échappent à l’État. «Il va falloir se tenir debout, a endossé le député péquiste de Rimouski, Harold LeBel. Est-ce que le milieu municipal pourrait appuyer les médias locaux?» Le président de la Table régionale des élus municipaux du Bas-Saint-Laurent promet d’y réfléchir, notamment par rapport à la possibilité de publier de nouveau les avis publics dans les médias locaux. 

Mais, Michel Lagacé a rappelé que la crise qui secoue les médias ne date pas d’hier. «Au Bas-Saint-Laurent, les impacts sont bien tangibles, notamment avec la fermeture de trois médias écrits sur le territoire, à la suite de la vente des hebdos de Québecor au groupe Transcontinental en 2014, a-t-il mentionné. Le nombre de journalistes est aussi en chute libre avec une baisse de 22,2 % entre 2006 et 2016, passant de 90 à 70 au Bas-Saint-Laurent.»

Le responsable des dossiers numériques et de l’information des Éditions nordiques ne croit pas que l’objectif consiste à se battre contre les GAFAM. «Soixante-dix pour cent de nos entrées sur le site Web viennent de Facebook», a fait remarquer Sylvain Desmeules. Celui-ci suggère que le gouvernement maintienne et bonifie ses programmes d’aide. Le rédacteur en chef du journal Graffici estime, pour sa part, que l’austérité de Québec en 2016 a précipité la crise que vit son journal, qui est passé de 11 parutions par année à 6. Gilles Gagné souhaite un fonds des médias, mais à la condition qu’il soit apolitique et indépendant. 

La Commission sur l’avenir des médias poursuivra ses travaux à Rouyn-Noranda, en Abitibi, le 11 octobre.

L'Est du Québec

Incendie majeur au centre-ville de Percé

Un incendie majeur a provoqué l’évacuation de la presque totalité du centre-ville de Percé à compter de 14h lundi après que le feu se soit déclaré dans un bâtiment abritant une cantine, Jonathan le goéland, fermée depuis quelques années

Les flammes se sont peu après propagées dans un établissement hôtelier. Le périmètre de sécurité établi par les pompiers de Percé visait notamment à limiter l’impact potentiel de l’explosion anticipée de deux réservoirs de propane, précise Claude Doiron, porte-parole de la Sûreté du Québec.

«Des détonations ont été entendues pendant que les pompiers combattaient l’incendie. Il est permis de penser que ce sont les réservoirs de propane qui ont explosé», a indique M. Doiron. Personne n’a été blessé lors de l’incendie. Des touristes résidant dans l’établissement hôtelier ont été pris en charge par la Croix rouge. Environ 150 visiteurs se trouvant sur l’île Bonaventure ont été contraints d’attendre deux heures avant de réintégrer le quai, qui se trouvait proche de la source de l’incendie. Le périmètre de sécurité s’étalait sur 500 mètres à la ronde des deux bâtiments, qui ont été rasés. Le travail des sapeurs a notamment consisté à protéger les bâtiments situés en face du brasier. La route 132 a été fermée pendant environ trois heures. L’incendie a été déclaré sous contrôle trois heures après l’intervention des sapeurs, qui ont été appuyés par leurs collègues de Grande-Rivière et de Chandler.

Justice et faits divers

Mort suspecte à New Carlisle

NEW CARLISLE — La Sûreté du Québec enquête sur la mort suspecte d’un homme trouvé dans un véhicule peu avant 10h vendredi à l’entrée d’un chemin forestier dont l’accès donne sur la rue Normandie, à New Carlisle, en Gaspésie.

Louis-Philippe Bibeau, porte-parole de la Sûreté du Québec, précise que les enquêteurs n’écartent aucune hypothèse pour expliquer cette mort. «Un périmètre de sécurité a été établi et un technicien en identité judiciaire est sur les lieux pour faire la lumière sur cette affaire. 

On essaie de comprendre ce qui a pu causer la mort de cet homme», dit-il. 

La victime serait un homme assez jeune, natif de Paspébiac, la municipalité voisine. Il a été trouvé par un résident du voisinage, qui était accompagné de son fils. Le corps portait selon toute vraisemblance des marques de violence mais la Sûreté du Québec ne confirme pas cette possibilité. 

«C’est traité comme une mort suspecte», dit simplement l’agent Bibeau. Le chemin forestier où le véhicule et le corps ont été trouvés va vers le nord. 

La Sûreté du Québec ne dévoile pas pour le moment l’identité de la victime. Des enquêteurs des crimes contre la personne étaient aussi à la recherche d’indice dans la forêt, dans la journée de vendredi.

Élections 2019

Sondage Mainstreet: légère avance du Bloc à Rimouski

Le Bloc québécois détient une légère avance dans Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques, d’après un sondage Mainstreet qui décrit aussi une course qui s’annonce complètement folle, avec quatre partis en position de gagner ou à tout le moins de brouiller les cartes.

Le candidat bloquiste Maxime Blanchet-Joncas obtient 29 % des intentions de vote après répartition des indécis, et sa rivale libérale Chantal Pilon suit non loin derrière à 25 %. Mais malgré leur troisième et quatrième place, la conservatrice (Nancy Brassard-Fortin) et le député sortant, le néo-démocrate Guy Caron, obtiennent tout de même une part substantielle des intentions de vote, avec 18 et 15 % d’appuis respectivement.

«L’avantage du Bloc est quand même significatif, mais avoir une avance de 4,2 points quand on n’obtient même pas 30 % des intentions de vote, ça montre à quel point le vote est éclaté», commente Luc Fortin, président de Mainstreet pour le Québec. «Cela dit, ça reste quand même possible de remonter la pente pour les conservateurs d’ici la fin de la campagne, et peut-être même pour le NPD.»

Fait à noter, les appuis du Bloc sont concentrés chez les 18-34 ans (38 % contre 16 % pour les Verts et 14 % pour le PLC), soit un groupe d’électeurs connu pour se rendre moins souvent que les autres dans l’urne le jour du scrutin. Le Bloc mène également sur les libéraux chez les 50-64 ans, mais l’écart (28,5 à 26,5 %) est si mince qu’il est considéré comme une «égalité statistique». Le PLC détient une avance de quelques points dans les autres tranches d’âge.


Affaires

Puits galt en Gaspésie: des questions sur la propriété

CARLETON — La firme multinationale Total est-elle actionnaire de Ressources Utica, la compagnie détenant désormais les puits gaspésiens de pétrole de la propriété Galt, près de Gaspé?

Selon un texte rédigé par le collaborateur Colin Pratte, pour le compte de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques, l’IRIS, au moins une personne liée à la firme Total, Jean de Ridder, administrateur de Ressources Utica et vice-président de Total USA, établit un lien entre le géant pétrolier français et les puits Galt, en Gaspésie.

Selon le Registraire des entreprises du Québec, Ressources Utica compte parmi ses actionnaires Eutica Holdings GmbH, dont l’adresse renvoie au bureau autrichien de Lansdowne Partners, un conglomérat d’investissement britannique. Mario Lévesque, un Gaspésien d’origine, est mentionné comme second actionnaire de Ressources Utica, et il est également administrateur.

Selon la recherche de Colin Pratte, un troisième administrateur est nommé au Registraire des entreprises du Québec, David Mansel Thomas, qui représente le siège social de Lansdowne Partners de Londres.

Juriste de formation et bientôt sociologue, M. Pratte souligne aussi que Lansdowne Partners n’en est pas à son premier investissement au Québec puisque le conglomérat a été identifié comme premier actionnaire institutionnel en importance de la firme albertaine Questerre. Or, Questerre a intenté une poursuite contre l’État québécois en 2018, en visant la législation sur l’encadrement du procédé de la fracturation hydraulique. Cette législation l’empêche de forer en utilisant la fracturation dans des propriétés où Questerre veut explorer, dans les Basses-Terres du Saint-Laurent. La poursuite a été suspendue d’avril à août.

«Plusieurs questions se posent. Quelle est la position de Lansdowne dans la poursuite de Questerre? Sachant que Questerre conteste la réglementation québécoise sur la fracturation hydraulique, cette stratégie sera-t-elle appliquée à la propriété de Galt? Il faut souligner que Ressources Utica détient aussi des propriétés dans les Basses-Terres du Saint-Laurent», précise Colin Pratte.

Il se demande pourquoi Ressources Utica n’a parlé que par le biais de porte-parole de la firme de relations publiques National, Yvan Loubier en l’occurrence, lors de l’annonce de son acquisition pour 10,6 millions $ de l’actif québécois de Cuda Pétrole et Gaz. C’est Cuda qui détient les droits d’exploration de la propriété Galt, située à 20 kilomètres de Gaspé.

«À qui profiterait une éventuelle exploitation de la propriété Galt? Si c’est à des compagnies étrangères, ça expliquerait pourquoi Ressources Utica est à ce point discrète dans ses commentaires. Elle veut continuer de paraître québécoise», avance Colin Pratte.

Dans son document publié par l’IRIS, M. Pratte fait remarquer que la structure d’actionnariat complètement privée de Ressources Utica, en ce sens que ses actions ne sont pas transigées à la bourse, empêche de déterminer précisément l’identité des actionnaires et leur part respective de capital dans l’entreprise.

Total USA exploite des hydrocarbures dans une formation géologique portant aussi le nom d’Utica, mais du côté américain de la frontière. La formation Utica se termine au Québec, mais elle fait principalement l’objet d’exploration.

Total est impliquée dans de nombreuses controverses quant à ses méthodes de gestion et d’exploitation un peu partout dans le monde. Le philosophe et auteur québécois Alain Deneault y a consacré un livre, De quoi Total est-elle la somme?

La propriété Galt contient notamment le puits Galt 4, qui a produit 14 000 barils de pétrole lors de campagnes intermittentes d’exploration s’étant terminées en 2016. Ressources Utica a formé une filiale, Énergie Gaspé, pour s’occuper de Galt.

Le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement évalue présentement le dossier Galt et Ressources Utica doit reprendre des discussions avec la communauté autochtone de Gespeg avant de statuer sur ses projets d’avenir dans ce secteur.

Yvan Loubier n’a pas retourné les appels du Soleil mercredi pour éclaircir le rôle de Total dans Ressources Utica.

L'Est du Québec

Pas de travaux avant 2020 sur le pont reliant la Gaspésie au Nouveau-Brunswick

POINTE-À-LA-CROIX – Les compagnies touchées depuis le 19 juillet par l’interdiction de circuler avec des camions chargés sur le pont interprovincial J.C. Van Horne entre la Gaspésie et le Nouveau-Brunswick devront être patients puisqu’aucune réfection ne sera amorcée avant le printemps 2020.

La nature des travaux, leur coût et un échéancier de réalisation restent inconnus en ce qui a trait à ce pont reliant Pointe-à-la-Croix à Campbellton.

«Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) planifie un projet de renforcement pour le printemps 2020; une fois complété, SPAC lèvera toute limitation de poids restante sur le pont. Il est présentement trop tôt pour connaître les détails des travaux à venir», précise par écrit Stéfanie Hamel, porte-parole de Services publics et Approvisionnements Canada, le ministère fédéral possédant et gérant l’entretien de l’infrastructure.

Ce ministère a imposé des limites de poids à la mi-juillet après une inspection du pont, notamment au moyen d’hommes-araignées.

«À la suite d'une évaluation détaillée de la structure, Services publics et Approvisionnement Canada a pris connaissance que plusieurs membrures principales et plaques de goussets du pont pourraient ne pas posséder la capacité requise pour supporter les charges légales actuelles. Ces manques potentiels de capacité ne sont pas reliés à une quelconque détérioration de la structure du pont, mais plutôt au fait que les normes de design des ponts ont changé depuis la construction du pont (les normes en matière de capacité de charges étaient moins élevées dans les années 50) ainsi qu'au fait que les camions sont aujourd'hui plus lourds qu'avant », écrit aussi Mme Hamel.

Ouvert en 1961

Le pont a été ouvert en 1961. Depuis le 19 juillet, la limite imposée aux camions simples est de 17 tonnes métriques. Elle se situe à 23 tonnes pour un camion à une remorque et à 26 tonnes pour un camion à deux remorques. Ces nombres correspondent à des camions sans charge. Ailleurs, le poids d’un camion tirant une ou deux remorques peut atteindre 62,5 tonnes.

Les limites décrétées par le ministère fédéral nuisent à de nombreuses firmes de camionnage, incluant celle dont Sébastien Bernard est copropriétaire, Transport Philippe Day, de Nouvelle, en Gaspésie. Chaque semaine, sa flotte de camions doit faire 6000 kilomètres inutilement pour ravitailler en sous-produits du bois l’usine AV Cell, d’Atholville, au Nouveau-Brunswick.

«Inconvénients majeurs»

«Les inconvénients sont majeurs. On passe 150 fois par semaine sur le pont en temps normal. Là, il faut faire un détour de 40 kilomètres pour aller passer sur le pont de Matapédia. On se rallonge beaucoup. Je le charge à mes clients parce que le coût est trop énorme pour qu’on l’assume», aborde M. Bernard.

«L’élément temps est aussi important. On manque de personnel. Mes camions font trois voyages par jour au lieu de quatre. Ça demande de se réorganiser, mais je n’ai pas plus de monde pour le faire. On n’a pas calculé la perte parce qu’au début, on pensait que les limites ne seraient pas imposées plus que trois mois. Là, on va la calculer. Ça pourrait durer plus d’un an, si l’appel d’offres est seulement lancé l’été prochain. Ils (les autorités) ont un peu trop attendu avant de fermer d’un coup sec. C’était prévisible. Les camions ne sont pas plus gros depuis cette année», conclut Sébastien Bernard.

L'Est du Québec

Le F.-A.-Gauthier a «détruit sa vie»

MATANE — Deux ans après avoir été affecté à la décontamination des moisissures sur le NM F.-A.-Gauthier, un employé de la Société des traversiers du Québec (STQ) a reçu un diagnostic qui, selon lui, a détruit sa vie. Marc Bérubé a développé une maladie pulmonaire dégénérative. Si la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST) reconnaît la maladie professionnelle de l’homme de 51 ans de Matane, son employeur conteste le verdict.

«J’étais en pleine santé et maintenant, le moindre petit effort me donne de la misère, soutient M. Bérubé. Je n’ai plus de souffle. Ça va raccourcir ma durée de vie. Ça m’a rendu malade.»

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Traverse Matane–Côte-Nord: la STQ courtise les visiteurs

MATANE — Pendant que les gens d’affaires et la clientèle régulière de la traverse Matane–Baie-Comeau–Godbout continuent à réclamer des indemnités pour toutes les dépenses occasionnées par les déboires qu’a connus le service, la Société des traversiers du Québec (STQ) courtise les visiteurs, motoneigistes, motocyclistes et conducteurs de VTT. Du 11 octobre au 31 mars, la STQ leur offrira des rabais de 50 %.

Les traversées seront offertes à moitié prix pour les automobilistes et les conducteurs de véhicules récréatifs qui séjourneront au moins une nuit dans un établissement d’hébergement de la Côte-Nord ou de la Gaspésie. De plus, les clients de 15 ans et moins qui les accompagneront pourront voyager gratuitement.

Gratuit pour les VTT

La STQ offrira aussi la gratuité à tous les petits véhicules récréatifs, dont particulièrement les VTT utilisés pour la chasse à l’automne et les motoneiges qui représentent une clientèle importante du tourisme hivernal dans les deux régions. La mesure inclut les motos.

«On a pris le temps de monter une campagne à notre goût, qui est porteuse pour les régions et la traverse, soutient le porte-parole de la STQ. On a décidé de la faire à l’automne, compte tenu du fait que c’est une période où il y a un peu moins de promotion et que l’an dernier, dans la saison de la motoneige, on sait qu’il y a eu beaucoup d’interruptions du service maritime.» Selon Alexandre Lavoie, la société d’État a prévu un budget d’environ 190 000 $ pour cette mesure. «Ce sont des bons rabais, estime-t-il. Ça va coûter au total 40 $ à un groupe de quatre motoneigistes pour traverser, au lieu de 220 $. Ce n’est pas négligeable!»

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Saaremaa I: une erreur humaine a causé l'incident, dit Bonnardel

Une erreur humaine est à l'origine de l'incident survenu mercredi à la traverse Matane-Baie-Comeau-Godbout, a commenté jeudi le ministre des Transports, François Bonnardel.

Cet incident, qualifié de «mineur» par ce dernier, s'ajoute cependant à toute une série de déconvenues qui viennent perturber depuis des mois la circulation entre les deux rives du fleuve, en vue de permettre à ceux qui le désirent de relier le Bas-Saint-Laurent et la Côte-Nord.

«La saga malheureuse» de la traverse de Matane se poursuit, a commenté le ministre en mêlée de presse, jeudi, disant malgré tout chercher «à redorer le blason» de la Société des traversiers du Québec (STQ), malmenée ces derniers mois par les déboires successifs du traversier F.-A.-Gauthier et du navire Apollo.

Mercredi, c'était au tour du traversier Saaremaa I, qui a été endommagé après avoir accosté à Godbout, sur la Côte-Nord, un scénario semblable à ce qui s'est produit dans le passé, à plusieurs reprises, avec les traversiers précédents.

L'incident de mercredi n'a fait aucun blessé, mais a forcé les autorités à détourner le trafic vers Baie-Comeau pour un temps indéterminé.

Toutes les traversées à l'aller comme au retour ont dû être annulées.

C'est un «manque de communication entre le capitaine et l'officier» qui a causé l'incident, a expliqué le ministre Bonnardel, disant ignorer pour l'instant l'étendue des dégâts et le cout des réparations à venir.

SItuation «exaspérante»

Le ministre a qualifié la situation d'«impardonnable».

Avant le Saaremaa I, il y avait eu l'Apollo.

Dans un passé récent, le navire Apollo, un vieux navire payé 2 millions $ qui devait prendre la relève du F.-A.-Gauthier, avait lui aussi à deux reprises frappé le quai de Godbout, avant d'être retiré de l'eau après seulement un mois de service.

Et avant l'Apollo, il y avait eu le F.A.-Gauthier.

Acquis au cout de 175 millions $, le navire, qui devait au départ couter beaucoup moins cher, a été mis hors service en décembre dernier, en raison de vices de construction majeurs, après moins de quatre ans de service.

La semaine dernière, le gouvernement demandait à la vérificatrice générale de faire enquête sur les vices de construction associés au traversier F.-A.-Gauthier.

Le chef péquiste par intérim, Pascal Bérubé, qui est aussi député de Matane, a dit juger la situation «exaspérante».

Il demande au gouvernement de préparer un plan visant à dédommager les gens qui ne peuvent plus utiliser le traversier.

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La traverse de Matane vers Godbout redirigée à Baie-Comeau

GODBOUT — La Société des traversiers du Québec annonce qu’un bris survenu à la rampe d’embarquement de Godbout force l’annulation de tous les départs et arrivées jusqu’à nouvel ordre.

La traverse Matane—Baie-Comeau-Godbout ne se fait donc plus qu’entre Matane et Baie-Comeau.

Selon le communiqué publié mercredi par la STQ, l’horaire des départs demeure inchangé.

«La direction de la traverse est consciente des inconvénients causés, peut-on lire dans le document. La sécurité des passagers est la priorité qui dicte les décisions dans les conditions actuelles.»

La traverse Matane—Baie-Comeau-Godbout est assurée depuis le mois de juillet par le NM Saaremaa I, un navire ayant la capacité d’accueillir 600 passagers, 150 véhicules et 12 camions.

Ce traversier a pris la relève du NM Félix-Antoine-Savard dont les traversées du fleuve ont été fréquemment annulées pendant plusieurs semaines en raison des conditions restrictives imposées par Transports Canada.

Les usagers de la traverse Matane—Baie-Comeau-Godbout ont subi de multiples interruptions de service depuis une avarie aux propulseurs du NM F.-A.-Gauthier, en décembre dernier. Ce navire italien flambant neuf avait été acquis en 2015 au coût de 175 millions $.

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Deuxième Festival des cordes de bois à Matapédia et sur les Plateaux

SAINT-ALEXIS – Le deuxième Festival des cordes de bois prendra son envol vendredi dans les cinq villages du secteur de Matapédia et des Plateaux, en Gaspésie. Il serait toutefois juste de dire que cet envol est amorcé depuis des semaines puisque les familles, les commerces et les organismes travaillent souvent depuis août à transformer du bois de chauffage en œuvres d’art populaire.

En 2018, le premier festival a surpris tout le monde à Saint-Alexis, Saint-François, Saint-André-de-Restigouche, l’Ascension-de-Patapédia et Matapédia parce que l’affluence a parfois créé des mini-bouchons de circulation aux carrefours des routes rurales de ce secteur s’étalant sur 50 kilomètres de bout en bout.

«Le trafic, les grosses fins de semaine, était d’une intensité qu’on ne voit pas ici. Il y avait souvent deux ou trois autos arrêtées devant une même corde de bois, des gens attendant le groupe précédent pour prendre des photos», précise Sylvie Gallant, l’une des coordonnatrices du festival.

En 2018, les citoyens des cinq villages ont monté 150 œuvres. Ce sont donc souvent des centaines de véhicules par jour qui convergeaient vers le secteur.

Combien y aura-t-il de cordes de bois de vendredi à dimanche? «C’est difficile à dire. Au début, je pensais qu’il n’y en aurait pas autant que l’an passé, mais il en pousse des nouvelles tous les jours. J’en ai découvert 15 nouvelles en fin de semaine. C’est contagieux. Quand il en part une sur une rue, ça part aussi chez les voisins (…) Dans le rang Saint-Benoit, il y en a partout. Tout le monde en fait», ajoute Mme Gallant.

Les organisateurs du festival essaient de convaincre les monteurs de cordes de bois de se limiter au bois de chauffage, de ne pas utiliser trop de clous, de planches et de peinture.

«Mais en même temps, on ne veut pas rabattre la créativité des gens. On a un fermier de l’Ascension qui n’avait pas le temps de faire une œuvre compliquée et il a fait un lance-mouton, avec des pieux et un tas de laine», précise Sylvie Gallant.

Les organisateurs ont même réservé une place pour créer des œuvres à ceux qui ne vivent pas sur les Plateaux ou à Matapédia, au 177 Saint-Benoit, à Saint-Alexis. Samedi à 13h, au parc Adams de Matapédia, il y aura un concours, quelques heures après le «déjeuner des cordeurs». Dimanche, le «déjeuner des gueules de bois» aura lieu à Saint-André. Le programme réserve une bonne place à des spectacles animés par des musiciens locaux.

Dévitalisation

«Certaines personnes se cherchent un sujet, et nous disent que tout a été fait. Je leur réponds que des centaines de peintres dessinent des fleurs et qu’il n’y a jamais eu deux tableaux pareils (…) Je leur dis de penser à quelque chose qu’ils aiment. Une dame est partie en me disant qu’elle aime faire la cuisine et qu’elle montera quelque chose en ce sens. D’autres me disent : «moi, j’ai des idées pour les cinq prochaines années». Le plus beau, c’est quand les gens se mettent ensemble pour aider ceux qui ne pensent pas y arriver tout seuls», raconte Mme Gallant.

La population des cinq villages totalise environ 2100 personnes, alors qu’il y a 50 ou 60 ans, chacun d’eux comptait plus de 1000 personnes ou tout près. Cette dévitalisation a incité un groupe à créer l’organisme Territoires solidaires, et le Festival des cordes de bois découle de ce brassage d’idées.

«Les gens ont du fun à créer ensemble. Il est important que des activités soient prévues dans les cinq villages. Les cinq chorales d’églises veulent chanter ensemble. On n’aurait pas vu ça avant. À Territoires solidaires, on voulait un projet rassembleur, on l’a. On voulait attirer les touristes, on les a. Lors des Jeux des 50 ans et plus au printemps, il fallait trouver des bénévoles. Ça a été une «peanut». On peut dire qu’il y a un «avant» et un «après» les cordes de bois. Maintenant, on est sur la mappe. Les gens viennent voir la Route des belvédères et les cordes de bois», dit Mme Gallant.

Quelques commanditaires

L’événement est organisé avec quelques milliers de dollars venant de commanditaires, puisqu’il n’est pas admissible à des subventions, étant trop récent. Ses organisateurs comptent bien le garder longtemps.

«Les cordes de bois resteront en place jusqu’à la neige, donc pendant plusieurs semaines encore. À long terme, nous avons encore bien des idées, comme approcher les groupes organisant des voyages d’autobus et les inciter à arrêter ici. Les effets positifs pour nos communautés sont visibles. Les clochers (d’églises, symboles de rivalité) ont baissé d’au moins 15 pieds», conclut Sylvie Gallant

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Désistement d’un recours contre un ex-dg: le Cégep de Matane refuse de s’expliquer

MATANE — Une entente survenue entre le Cégep de Matane et son ancien directeur général, Emery Béland, confinerait les deux parties au silence. Cette entente fait suite au désistement d’un recours judiciaire de l’établissement contre M. Béland, à qui l’institution réclamait 215 000 $ versés en trop.

C’est ce que Le Soleil a appris d’une source fiable qui requiert l’anonymat, tout en admettant que la situation était pour le moins «questionnable». «Je souhaite vous mentionner que nous n’accorderons pas d’entrevue et ne commenterons pas ce dossier, a pour sa part répondu la responsable des communications du Cégep, Brigitte Lavoie, à notre demande d’entrevue. Le Cégep de Matane ne commente pas sur la place publique des dossiers liés à ses étudiants, à ses employés ou à ses ex-employés.»

À LIRE AUSSI: Désistement d’un recours contre un ex-dg: le Cégep de Matane renonce à 215 000 $

Le président du conseil d’administration de l’établissement, Nicolas Leclerc, n’a pas non plus répondu à notre demande d’entrevue. «Aucun commentaire. Je suis tanné de ça!» a réagi le principal intéressé, Emery Béland, avant qu’il ne nous raccroche la ligne au nez. 

Par ailleurs, deux sources bien informées du dossier ont confirmé au Soleil que l’Unité permanente anticorruption (UPAC), qui serait débarquée au Cégep de Matane, faisait toujours enquête. «Le règlement de ce dossier-là n’empêche pas l’UPAC de poursuivre son travail, a laissé tomber l’une des sources. Mais, ce sont deux dossiers différents.» Selon nos informations, l’enquête viserait un contrat entre le Cégep et la firme Cormier Groupe Conseil de Matane qui a, par la suite, engagé l’ex-directeur général Emery Béland pour le soutien à l’entrée en fonction de son successeur, Rémi Massé.

Quelques mois plus tard, M. Massé a été élu député fédéral d’Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia. Au lendemain de son élection, le nouveau député libéral a engagé Emery Béland à titre d’adjoint parlementaire. Par ailleurs, le président de Cormier Groupe Conseil, Marcel Cormier, qui avait octroyé le contrat à M. Béland pour qui il ne cache pas ses liens d’amitié, était un bénévole de l’équipe de campagne électorale de M. Massé. Celui-ci brigue actuellement un deuxième mandat de député.

Rappelons que le Cégep de Matane s’est désisté, le 31 mai, de la poursuite intentée en cour supérieure contre Emery Béland. Les procédures avaient été entreprises sur une ordonnance de l’ancienne ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David, en janvier 2017. 

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Un thon de 940 livres pêché par le chef du Gîte du Mont-Albert

Le chef du Gîte du Mont-Albert, Jean-Alexandre Dubé, a capturé dans la nuit de mardi à mercredi un thon d’une taille exceptionnelle, à 940 livres, au large des côtes gaspésiennes. C’est le plus imposant thon capturé cette année en Gaspésie.

Néophyte dans ce type de pêche, le chef Dubé a été particulièrement impressionné par deux aspects de sa sortie en mer : la vitesse avec laquelle son poisson a mordu une fois les appâts jetés en mer et le combat mené pour remonter son gigantesque thon.

«Une fois rendu au spot de pêche, ça n’a pas pris 10 minutes. On a garroché la boëtte à l’eau et un premier thon a mordu en cinq minutes, mais on l’a perdu. On a remis la ligne à l’eau et ça a mordu tout de suite après. Là, il était bien accroché. Au total, ç’a été plus long se rendre au point de pêche que de faire mordre le thon. J’en suis tombé à terre», raconte Jean-Alexandre Dubé.

Sports

Marathon de Rimouski: beau prétexte pour courir en famille

RIMOUSKI — Le froid, la pluie et le vent n’ont pas empêché les quelque 3300 participants de prendre le départ à 8h30 dimanche du 18e Marathon de Rimouski, qui s’est déroulé trois semaines plus tôt cette année. Pour les familles Lafontaine et Rancourt, l’événement est devenu une tradition et une belle occasion de se réunir pour courir.

Chez les Lafontaine de Rimouski, six membres de la famille issus de trois générations âgées de 13 à 74 ans participent au Marathon de Rimouski chaque année depuis six ans. Le patriarche, Claude, raconte que l’inspiration lui est venue de sa nièce, Julie Lafontaine, et de son conjoint, Félix Thériault-Bérubé, qui avaient l’habitude de boucler le parcours de 5 km. «Moi, je faisais le photographe», indique l’homme de 74 ans. Il y a sept ans, Julie et Félix l’ont mis au défi de s’inscrire au marathon.

Il n’en fallait pas plus pour qu’il se mette à l’entraînement. «Au début, j’avais de la misère à courir pendant 2 minutes, se souvient-il. Je me disais que je ne pourrais pas courir 1 km. Puis, j’ai réussi à faire 5 km. Je me suis alors dit : “Pourquoi pas faire 10 km?” Par la suite, j’ai même fait deux fois le demi-marathon!» Dimanche, sur les 13 participants du parcours de 10 km dans la catégorie 70 ans et plus, Claude Lafontaine a été le premier à franchir le fil d’arrivée avec un temps de 58 minutes.

De Victoriaville

Son fils Martin et sa conjointe, Josée Parent, partent de Victoriaville chaque année avec leurs adolescentes, Anne et Élyse. Une fois son 10 km terminé, Martin se joint au groupe qui parcourt les 5 km.

Pour la première fois cette année, Claude Lafontaine a réussi à convaincre son petit-fils, Renaud Beaulieu, de s’inscrire au parcours de 5 km. L’adolescent de 15 ans, qui s’entraîne tous les deux jours avec son grand-père, a parcouru la distance en 30 minutes. «C’est dans mes meilleurs temps, se réjouit Renaud. L’année prochaine, je vais le faire en 25 minutes.»

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Phare cherche volonté politique

GASPÉ — À quelques jours du déclenchement de l’élection fédérale, l’organisme Patrimoine Gaspésie presse Diane Lebouthillier, ministre du Revenu national et députée de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, de faire de la réfection du phare de Cap-des-Rosiers un enjeu majeur de campagne afin d’assurer la pérennité de ce lieu historique national, classé ainsi depuis 1973.

Le phare a été inauguré il y a 160 ans. Il demeure à ce jour la plus imposante structure du genre au pays, avec ses 37 mètres de hauteur. À l’instar d’autres phares au Canada, il a été négligé par diverses vagues de compressions budgétaires au cours des dernières années, note le président de Patrimoine Gaspésie, Jean-Marie Fallu, qui confère au phare de Cap-des-Rosiers un statut assez unique au pays.

«Ce phare a été la grande sentinelle du Saint-Laurent pour presque toute l’immigration européenne au Canada. Les gens arrivaient à Québec, à Montréal. C’est la raison pour laquelle l’enjeu dépasse les frontières de la Gaspésie. C’est un symbole du peuplement entier de tout le pays», aborde M. Fallu.

«En 2007, la réfection du phare était évaluée à 3 millions $. C’est maintenant rendu à 6,5 millions $. Plus le gouvernement va attendre, plus ça va coûter cher. Un abandon pur et simple du bâtiment est impensable», poursuit M. Fallu.

«Lieu historique»

Le phare de Cap-des-Rosiers, a été déclaré «lieu historique national du Canada» le 11 juin 1973 et classé «bâtiment fédéral du patrimoine», le 31 mars 1994. Seulement sept phares au pays bénéficient de ce double classement.

Jean-Marie Fallu n’arrive pas à comprendre la négligence du ministère des Pêches et des Océans et de tout le gouvernement canadien à l’égard d’un bâtiment classé lui appartenant, et la façon avec laquelle la ministre Diane Lebouthillier évite le sujet depuis des mois, voire deux ans.

«Le gouvernement doit comprendre qu’il est de sa responsabilité devant les contribuables canadiens d’assurer la restauration du phare dans les meilleurs délais, à cause du coût croissant venant avec les retards. Quant à Mme Lebouthillier, nous ne comprenons pas son refus de répondre aux questions touchant le phare. Elle doit réunir Mélanie Joli (ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie) et Catherine McKenna (ministre de l’Environnement et des Changements climatiques), responsable de Parcs Canada et trouver une solution», assure M. Fallu.

Pourquoi Parcs Canada? Parce que le phare de Cap-des-Rosiers est situé à un jet de pierre du Parc national Forillon et que Jean-Marie Fallu, comme un nombre grandissant de Gaspésiens, croit que son inclusion dans les limites du parc constituerait la meilleure façon d’en assurer la pérennité et de rehausser la mise en valeur historique de ce parc.

Leadership politique

«Le budget de Parcs Canada en 2018 était de 718 millions $. À 6,5 millions $, les réparations du phare coûteraient moins de 1 % du budget annuel de ce ministère. Ce qu’il manque, c’est une volonté politique. On vient d’investir 32 millions $ dans la mise à niveau du parc, qui était tout à fait nécessaire. Quand la volonté est là, ça bouge. Mme Lebouthillier doit prendre le leadership de ce dossier pendant la campagne électorale. Elle ne doit pas agir comme une agente d’information du gouvernement fédéral dans la circonscription», analyse Jean-Marie Fallu.

Patrimoine Gaspésie demande officiellement à Diane Lebouthillier d’afficher ce leadership depuis la mi-juillet 2017, moment choisi par Pêches et Océans Canada pour exprimer son intention de s’en départir. Il était alors fermé temporairement en raison de son état. D’importantes lézardes apparaissent notamment sur les murs extérieurs en pierre.

Le ministère a offert le phare au gouvernement québécois et à la Ville de Gaspé, et il a essuyé un refus dans les deux cas. Le maire de Gaspé, Daniel Côté, a maintes fois déclaré que sa municipalité n’avait pas les moyens de prendre sous sa responsabilité une pareille structure, d’autant plus qu’elle a été négligée pendant des années.

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Pas de services d’obstétrique au Témiscouata

MATANE — Les femmes enceintes du Témiscouata qui se présenteront à l’hôpital Notre-Dame-du-Lac pour accoucher seront redirigées 70 km plus loin vers l’hôpital de Rivière-du-Loup. Il en sera ainsi jusqu’à samedi à 8h.

L’hôpital Notre-Dame-du-Lac dispose de deux chirurgiens qui sont formés pour pratiquer des césariennes. Cependant, l’un d’eux est absent pour le reste de la semaine. Pour le remplacer, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent n’a pas réussi à trouver un chirurgien dépanneur qui pratique des césariennes.

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De gros cadeaux du fédéral pour Baie-Comeau

BAIE-COMEAU — Pour sa première visite à Baie-Comeau en carrière, le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, avait de gros cadeaux dans sa valise. Il a d’abord confirmé que le gouvernement cédera, dans les prochains mois, la propriété du port de Baie-Comeau au milieu. M. Garneau a aussi annoncé 7,4 M$ pour l’étude de faisabilité du projet QcRail.

Ça fait au moins 10 ans que la région Manicouagan réclame la propriété du port fédéral et que la Corporation de gestion du port de Baie-Comeau (CGPBC) y travaille. «Notre ville doit son origine et sa croissance à son port. On pourra maintenant lancer une nouvelle ère de développement», de faire valoir le président de la corporation, Marc Lefebvre qui, selon ses dires, «vient de s’acheter de l’ouvrage» avec cette cession.

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Ottawa injecte 45,8 M$ dans le chemin de fer gaspésien

PABOS MILLS — Le gouvernement fédéral injectera 45,8 millions$ dans la réfection du chemin de fer en Gaspésie, en vertu d’un programme visant d’abord à protéger l’emprise ferroviaire de l’érosion côtière. La somme sera administrée par Transports Québec, qui possède le réseau Matapédia-Gaspé depuis 2015.

Le gouvernement du Québec pourra aussi se servir de l’argent d’Ottawa pour réparer l’emprise ferroviaire et les nombreux ponts qui caractérise le chemin de fer gaspésien. La somme sera principalement concentrée sur la portion Port-Daniel-Gaspé, qui représente 127 des 325 kilomètres de l’axe Matapédia-Gaspé.

En annonçant le montant venant du Fonds d’atténuation et d’adaptation en matière de catastrophe, la ministre du Revenu national et députée de la circonscription de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Diane Lebouthillier, a refusé de faire un lien entre l’argent et l’imminence de la campagne électorale fédérale.

«Le gouvernement provincial a sollicité le gouvernement fédéral», a-t-elle indiqué. Depuis la fin de 2015, Mme Lebouthillier avait régulièrement indiqué qu’Ottawa n’interviendrait pas dans un chemin de fer de propriété provinciale. Elle a précisé lundi que les deux paliers de gouvernement collaboraient en matière d’infrastructures.

Ces 45,8 M$ s’ajoutent aux 100 M$ annoncés en 2017 par le gouvernement du Québec pour la réfection du tronçon Matapédia-Gaspé.

Le premier ministre François Legault, qui avait indiqué en avril que ça prendrait sept ans avant de terminer cette réfection, a établi la semaine dernière, à la suite d’une rencontre avec les dirigeants de la Société du chemin de fer de la Gaspésie, qu’il serait possible de retrancher un an à ce parachèvement de travaux.

Le maire de Gaspé, Daniel Côté, croit que l’argent d’Ottawa permet d’entrevoir une réalisation plus rapide du retour du train dans sa ville. La portion Caplan-Gaspé du réseau est en dormance depuis un peu plus de quatre ans.

«Le PM (Legault) n’a pas perdu espoir que ça aille plus vite», souligne M. Côté.

Quant à Éric Dubé, président de la Société du chemin de fer de la Gaspésie, l’entité municipale exploitant les trains de marchandises sur la partie fonctionnelle du réseau, il précise que des rapports d’études restent à compléter avant de savoir s’il sera possible de terminer la réfection plus rapidement, ce qu’il souhaite ardemment.

Présentement, la capacité concurrentielle d’entreprises gaspésiennes est affectée parce qu’elles ne peuvent compter sur le chemin de fer à proximité de leurs usines. C’est le cas du fabricant de pales éoliennes LM Wind Power de Gaspé et de Ciment McInnis, à Port-Daniel.

Expositions

«Elsie vue par...»: la vie de la fondatrice des Jardins de Métis revisitée

GRAND-MÉTIS – Plusieurs invités et visiteurs ont pris part, dimanche à la villa Estevan des Jardins de Métis, à la présentation de l’exposition sur la vie d’Elsie Reford. L’exposition «Elsie vue par...» était commentée par l’arrière-petit-fils de la fondatrice des lieux, Alexander Reford, et l’équipe qui a monté le parcours en collaboration avec la firme Umanium de Montréal.

L’événement a aussi été l’occasion pour l’équipe de lancer le catalogue de l’exposition, tiré à 440 exemplaires. «C’est un ouvrage fascinant qui se lit comme un roman», estime Sylvain Legris, qui a supervisé sa réalisation.

L’exposition raconte l’histoire de cette femme entreprenante aux multiples talents à partir de lettres et de témoignages de gens qui l’ont connue. Selon le président d’Umanium, Pierre Fauteux, le concept des installations met l’accent sur l’esprit de la villa construite en 1886. Le design des panneaux d’interprétation évoque subtilement le mobilier et le papier peint de la résidence.

L'est du Québec

Groupe Océan donne 100 000 $ à la Fondation de l’Institut maritime du Québec

MATANE — Groupe Océan verse un don de 100 000 $ à la Fondation de l’Institut maritime du Québec (IMQ).

L’entreprise est partenaire depuis longtemps dans divers projets innovants mis de l’avant par l’établissement de Rimouski, comme la réfection, en 2015, du café étudiant désormais nommé Café Océan. «Groupe Océan est à nos côtés depuis la plus grande partie de notre histoire», souligne la présidente de la Fondation, Geneviève Allard. «Groupe Océan renforce l’identité maritime du milieu étudiant et de la vie communautaire au sein de l’IMQ», ajoute la directrice de l’Institut, Mélanie Leblanc. Ce don s’inscrit dans le cadre de la campagne majeure de financement 2019-2024 lancée en juin, dont l’objectif est de 2,5 millions $. 

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Une première Maison Martin-Matte dans l’Est

TROIS-PISTOLES — La huitième Maison Martin-Matte et première dans l’Est-du-Québec est en construction à Trois-Pistoles. Entouré d’élus locaux, le député de Rivière-du-Loup-Témiscouata, Denis Tardif, a soulevé la première pelletée de terre symbolisant la mise en chantier du bâtiment.

Le réseau des maisons Martin-Matte vise à offrir des logements adaptés aux traumatisés crâniens. Mais, comme la MRC des Basques est peu populeuse, l’édifice sera également habité par des personnes handicapées physiques et intellectuelles.

Les fondations de la Maison Martin-Matte de Trois-Pistoles sont déjà coulées. La livraison est prévue en mai ou juin 2020. En période de pointe, le chantier compte une quinzaine de travailleurs. La résidence comprendra 14 logements communautaires, en plus de plusieurs services dans les aires de vie commune. 

Le coût total du projet est d’un peu plus de 3,1 millions $. La contribution du milieu s’élève à plus de 1,34 million $. Elle provient principalement de la Ville de Trois-Pistoles, mais aussi notamment du parc éolien Nicolas-Riou. «Le milieu a contribué pour plus de 40 %, a souligné Denis Tardif, qui n’a pas manqué de mentionner qu’il était natif de Trois-Pistoles. C’est un exemple à suivre dans tout le Québec! L’implication citoyenne est fondamentale dans tout projet.» Le député a tenu à souligner le travail exceptionnel de Marie-Ève Ouellet de L’Éveil des Basques, l’organisme promoteur du projet.

La Société d’habitation du Québec (SHQ) allonge un peu plus de 1,3 million $.

«La première fois que la Maison Martin-Matte m’a été présentée, c’était un rêve, se rappelle Bertin Denis, préfet de la MRC des Basques et président du parc éolien Nicolas-Riou. Je crois que c’est un bel investissement pour la MRC. Ce sera une maison du bonheur!»

Le maire de Trois-Pistoles a indiqué que le terrain, sur lequel est érigée la maison, avait été acquis par la Ville pour une usine d’eau potable. «On a choisi de le céder pour la Maison Martin-Matte», a affirmé Jean-Pierre Rioux. Le terrain est d’une valeur de 200 000 $ et la Ville accordera un congé de taxes d’une durée de 35 ans. Selon l’élu, L’Éveil des Basques a, en 40 ans d’existence, ouvert les consciences à la différence. «C’est un beau projet collectif», a terminé M. Rioux.

Quinze résidents

«J’ai un moment d’émotion en voyant ça [le chantier], a laissé tomber le directeur général de L’Éveil des Basques, Benoît Beaulieu. On a été des nuits à ne pas dormir, à se demander si on allait réussir. C’est vrai, maintenant! Bientôt, une quinzaine de résidents vont pouvoir s’épanouir dans leur logement. Pour plusieurs, ils vont avoir leur logement à eux pour la première fois.»

M. Beaulieu n’était pas le seul à être ému. David Thibault, un futur résident qui a pris part à la cérémonie officielle en compagnie de ses parents, Gilles Thibault et Hélène Bélanger, ne pouvait contenir ses larmes. «C’est une place où David sera bien encadré et supervisé, ce qui va nous permettre de vivre une vie acceptable et normale, a exprimé la mère de l’homme de 24 ans atteint de déficience intellectuelle et de dysphasie. Ça nous rassure!»

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Accident mortel à Baie-des-Sables: des artistes solidaires avec leur famille éprouvée

BAIE-DES-SABLES — La comédienne Marianne Fortier et le leader du groupe Will Driving West, David Ratté, ont lancé une campagne de sociofinancement pour venir en aide à la famille de Pascale Ratté, éprouvée par l’accident mortel survenu le 5 août à Baie-des-Sables, près de Matane.

Avec l’aide d’Hélène Bernier, une résidente de l’endroit, les deux artistes appellent à la générosité de leurs fans pour contribuer à la collecte de fonds «Aidons Édouard et sa famille», sur la plateforme GoFundMe.

Le 5 août, le terrible accident a coûté la vie à Israël Beaulieu, 41 ans. Son fils de 19 ans, Édouard, qui prenait place à l’arrière de l’auto qui a été emboutie de plein fouet par un camion semi-remorque, a été gravement blessé. Il a d’abord été transporté à l’hôpital de Rimouski pour subir des interventions chirurgicales d’urgence, avant d’être envoyé à l’hôpital de l’Enfant-Jésus de Québec. «Le simple fait qu’il soit toujours parmi nous tient carrément du miracle», se réjouit son oncle, David Ratté. 

Ce «miracle» est, selon l’auteur-compositeur-interprète originaire de Baie-des-Sables, le résultat d’une série d’événements qu’il qualifie d’incroyables : l’arrivée par hasard sur les lieux de l’accident d’un urgentologue, d’un paramédic et d’une infirmière qui lui ont prodigué les premiers soins ainsi que du médecin Geoffrey Smith qui a fait le trajet en ambulance jusqu’à Rimouski avec lui. 

David Ratté souligne le travail de la chirurgienne Josée Bilodeau du centre hospitalier régional de Rimouski qui, selon lui, «a réussi l’impossible pour freiner l’hémorragie interne et préserver ses organes vitaux». «Les médecins de l’Enfant-Jésus ne cessent de nous répéter à quel point l’opération de la Dre Bilodeau était une prouesse olympique, souligne-t-il. Si tout va pour le mieux, Édouard en aura pour quelques mois à Québec aux soins intensifs et ne sera pas chez lui avant Noël.»

La campagne de sociofinancement vise à permettre à Pascale, la sœur de David Ratté et cousine de Marianne Fortier, de pouvoir demeurer à Québec au chevet de «son Ned adoré», qui est l’aîné de ses cinq enfants. 

Pour la mère de famille, cela représente des dépenses importantes puisqu’en plus d’être sans revenu d’emploi pendant des mois, elle doit payer ses frais d’hébergement et de repas ainsi que ses frais de déplacement, sans compter les frais encourus par les quatre frères et sœurs d’Édouard qui veulent voir leur grand frère et qui auront besoin de consultations en psychothérapie pour vivre le deuil de leur père et l’hospitalisation prolongée de leur aîné. 

Si les dons recueillis devaient dépasser les dépenses encourues, Mme Ratté versera les sommes excédentaires aux fondations des hôpitaux de Rimouski et de l’Enfant-Jésus afin d’exprimer sa reconnaissance pour avoir sauvé la vie de son fils.

Justice et faits divers

Collision mortelle à Baie-des-Sables: témoins recherchés

BAIE-DES-SABLES — Afin de faire progresser son enquête visant à comprendre les causes et les circonstances de la collision mortelle survenue lundi sur la route 132 à Baie-des-Sables, près de Matane, la Sûreté du Québec (SQ) recherche des témoins

«[…] Nous demandons la collaboration du public afin de retracer toute personne ayant été témoin de la collision ou du comportement des véhicules précédant celle-ci», précise la porte-parole de la SQ, Ann Mathieu.

L’accident s’est produit vers 18h lundi lorsqu’une voiture, qui s’apprêtait à amorcer un virage dans une entrée privée, a été percutée par un véhicule lourd. La collision a coûté la vie à Israël Beaulieu, 41 ans, de Baie-des-Sables, qui était l’un des deux passagers de l’auto. L’autre passager, qui est âgé de 19 ans, a été transporté dans un hôpital de Québec pour y soigner d’importantes blessures. Selon nos informations, le jeune homme prendrait du mieux, mais repose toujours dans un état critique. La conductrice a subi des blessures, mais sa vie n’est pas en danger. Quant au conducteur du camion semi-remorque, il s’en est tiré indemne.

Toute personne qui détient des informations pouvant faire avancer l’enquête est priée de communiquer avec la centrale de l’information criminelle de la SQ au 1 800 659-4264.

l'est du Québec

Eve Salvail: le retour de l’enfant prodigue [VIDÉO]

MATANE – Depuis qu’elle est revenue vivre au Québec en 2014, le mannequin et DJ Eve Salvail prend goût à revenir dans son alma mater. Alors qu’elle avait été quinze ans sans mettre les pieds à Matane, voilà qu’elle y est débarquée en fin de semaine pour la deuxième fois en quatre ans. Si la star a davantage fait carrière à l’international, il n’en demeure pas moins que pour les Matanais, elle est demeurée l’une des leurs. Plusieurs ont encore en tête la petite Eve de leur enfance et l’adolescente avec qui ils se sont éclatés.

Authentique, vraie, spontanée et naturellement souriante, Eve Salvail leur rend bien ce débordement d’amour. Elle multiplie les accolades et n’hésite pas à aller vers eux pour se prêter à tous les égoportraits. Dans la capitale de la crevette, elle est comme un poisson dans l’eau. Elle est résolument chez elle. «C’est malade, laisse-t-elle tomber. Vraiment, j’aime tellement ça! Il y a quelque chose de magique à Matane. Je ne sais pas pourquoi. C’est peut-être la mer ou les couchers de soleil fabuleux? C’est peut-être l’air frais?» Elle compare le sentiment qu’elle éprouve pour son lieu d’origine à ses grands-parents. «Nos grands-parents ont une place spéciale dans notre coeur, explique-t-elle. On a une certaine complicité avec nos grands-parents. Ma mère m’a dit, un jour, que moi, c’était ça avec Matane.»

L’artiste retrouve des amis de longue date. «Je suis choyée, considère-t-elle. J’ai une super bonne chum à moi, avec qui j’ai passé beaucoup, beaucoup d’années à rigoler, à faire le party et à faire de la natation.» Sonia Harrisson et elle se sont retrouvées devant un café, vendredi, à se remémorer de lointains souvenirs. «On a placoté comme deux petites adolescentes, raconte Eve Salvail. On s’était perdues de vue. Mais, grâce à Facebook, j’ai retrouvé beaucoup, beaucoup d’amis d’enfance et d’adolescence que j’avais ici. C’est cool!»

«Moi, mon sport, c’était la nage synchronisée, continue-t-elle. J’étais tout le temps dans la piscine: avant l’école, après l’école, les week-ends. Cette fille-là [Sonia Harrisson] était dans l’équipe de nage synchro avec moi. On a fait les Jeux du Québec ensemble, on est devenues coachs ensemble, on est devenues sauveteuses ensemble. J’ai commencé vers l’âge de 12 ans et j’ai fait ça longtemps.»

Lorsqu’elle séjourne à Matane, Eve Salvail loge chez le député de Matane-Matapédia et chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé. C’est un ami très proche. Ils sont d’ailleurs allés dans un supermarché de l’endroit, jeudi, ce qui a été fort remarqué. «Je suis chez lui et je mange des choses que lui ne mange pas, indique-t-elle. Il me manquait deux ou trois petites affaires et on est allés les chercher. C’est drôle parce que c’était toute une excursion! On arrêtait à toutes les 5 secondes pour placoter avec le monde!»

Bien qu’ils soient tous les deux originaires de Matane, le député a connu Eve Salvail en 2013. «J’ai connu Eve à New York lorsque j’étais ministre du Tourisme, raconte M. Bérubé. Je l’avais invitée à venir manger avec moi.» Le politicien croit que les Matanais et les Québécois en général sous-estiment la renommée de l’artiste aux multiples talents puisqu’elle a bâti sa célébrité ailleurs dans le monde. 

Eve Salvail, alias DJ Evalicious, était à Matane vendredi pour animer la soirée sous le chapiteau, dans le cadre du 5e Festin de rue organisé par le Comité centre-ville de Matane. Pendant la soirée, où elle a fait danser les gens et où elle a enseigné à Pascal Bérubé les rudiments du métier de DJ, elle  a créé toute une surprise en faisant jouer la chanson «Matane, c’est ma ville» de Bobby Tremblay, comme un clin d’oeil à la joie qu’elle voulait exprimer d’être à Matane.

Le 16 juillet, elle a assuré la première partie du groupe Duran Duran à Orlando pour célébrer le 50e anniversaire de l’alunissage d’Apollo 11. «Ça fait longtemps que je les connais, mais c’est la première fois que je les voyais «live», souligne DJ Evalicious. On a beaucoup rigolé. J’ai vraiment aimé ça.»

Six jours avant, elle a participé, toujours comme disc jockey, à la présentation de la nouvelle montre Tag Heuer à New York. «C’est un gros événement, décrit-elle. C’était super chic avec des célébrités que je ne reconnais pas tout le temps parce que je suis pourrie là-dedans, probablement parce que je n’écoute pas la télé!»

DJ Evalicious participera aussi à Fierté Montréal le 11 août. «Ça va être la première fois que je fais le «stage» pour Fierté Montréal, indique-t-elle. Je suis vraiment excitée!»

Depuis la semaine dernière, celle qui s’est davantage fait connaître avec le crâne rasé arborant un tatouage de dragon, révèle une chevelure poivre et sel. «Ce nouveau look sort du four, indique la dame de 48 ans. Je les laisse pousser un petit peu. Le but de l’exercice, c’est d’avoir l’air de mon âge.»

Si elle affirme avoir «100 millions de projets», celui sur lequel elle se concentre actuellement est l’écriture de sa biographie, qui devrait être publiée par les Éditions de l’Homme au printemps 2020 . «C’est un gros morceau, reconnaît-elle. Ça prend beaucoup de temps.» La vie d’Eve Salvail sera écrite par Claire Gaillard. «Il faut connaître ses forces, explique le mannequin, DJ, comédienne, conférencière, chanteuse et dessinatrice. Moi, je n’écris pas dans la vie. De toute façon, je n’ai pas le temps. Je n’ai pas essayé de prendre la plume et ça ne m’intéresse pas non plus d’essayer. Claire est une bonne amie qui écrit tellement bien! Elle me comprend plus que je me comprends moi-même. Elle est éditrice d’un magazine et elle m’avait interviewée. Puis, j’avais vraiment aimé la manière avec laquelle elle s’exprimait et ce qu’elle avait écrit de moi. Je lui avais demandé, il y a très longtemps, si un jour, je faisais ma biographie, si elle l’écrirait pour moi. Elle avait dit oui tout de suite. Plusieurs années plus tard, ce jour-là est arrivé.»

L’ancienne top model, qui avait pris un certain recul du mannequinat, revient vers ses anciennes amours. «Je suis en pourparlers pour faire des trucs de mannequin à Montréal, confie-t-elle. Ce n’est pas confirmé. Donc, je ne peux pas en parler, malheureusement. Mais, il y a des choses qui se brassent à Montréal. C’est le «fun»!»

L'est du Québec

La saison du traversier Rimouski-Forestville est terminée

BAIE-COMEAU – Décidément, traverser le Saint-Laurent dans l’est du Québec représente toute une épopée ces derniers mois. Après les problèmes de toutes sortes à la traverse Matane-Baie-Comeau-Godbout, voilà que le service à la traverse Rimouski-Forestville est interrompu depuis jeudi et ce, pour le reste de la saison.

En raison d’un bris majeur, le CNM Évolution a vu sa saison de traversées entre Rimouski et Forestville prendre fin, saison qui devait s’étendre jusqu’au 16 septembre. Des centaines de personnes devront donc se dénicher une autre alternative afin de traverser le fleuve.

« Une des transmissions du navire est brisée et pour la réparer, il faut la sortir du bateau et pour ce faire, il faut sortir le bateau de l’eau «, a expliqué Isabelle Journault, porte-parole de l’entreprise propriétaire du CNM Évolution. « Ça nous aurait amené fin août au plus tôt (pour la reprise du service) «, a-t-elle ajouté.

Mme Journault a assuré que le navire est régulièrement inspecté et qu’au début de la saison, rien ne laissait présager le bris de cette transmission. Pour la vingtaine d’employés de l’entreprise, la saison se termine donc plutôt abruptement. D’ici là, l’entreprise tente de rejoindre les gens qui avaient une réservation afin qu’ils puissent prendre les mesures nécessaires.

Le CNM Évolution se retrouvera bientôt à Sainte-Flavie pour y être réparé afin de pouvoir reprendre ses activités au printemps prochain.

Évidemment, la nouvelle de cette fin de service pour 2019 ne pouvait que décevoir la mairesse de Forestville, Micheline Anctil. « C’est une très mauvaise nouvelle, a-t-elle commenté. Le carnet de réservations était complet et ça nous amenait un bel achalandage. C’est important de rappeler que ce lien maritime est indispensable pour notre développement touristique et économique. «

Mme Anctil entend d’ailleurs interpeller la Société des traversiers du Québec (STQ) afin que la traverse Rimouski-Forestville soit considérée comme celles opérées par la STQ.

« Même s’il s’agit ici d’une entreprise privée, est-ce que ce lien essentiel ne devrait pas passer dans le giron de la STQ? En tout cas, il faut revoir cette organisation «, a-t-elle martelé.

La mairesse n’a évidemment pas passé sous silence le fait que bien des commerçants de la localité de 3000 habitants auront à pâtir de cette perte d’achalandage estival. « Il y a beaucoup de gens d’un peu partout qui passent par cette traverse «, a-t-elle affirmé en conclusion.

L'est du Québec

Dégât d’eau majeur à l’hôpital de Rimouski

MATANE — Un important dégât d’eau est survenu à l’hôpital de Rimouski, causant des dommages sur six des sept niveaux de l’établissement. Le bris d’une conduite d’eau dans une chambre du cinquième étage est à l’origine du sinistre.

L’incident est survenu samedi soir, mais ce n’est que jeudi que le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent en a avisé la population. «On voulait mettre en place l’organisation et bien coordonner les travaux entre les différents secteurs qui étaient impactés par le dégât d’eau», justifie la conseillère aux communications du CISSS, Ariane Doucet-Michaud.

La porte-parole du centre hospitalier confirme que beaucoup d’eau s’est infiltrée d’un étage à l’autre, mais de façon très localisée. «C’est dans un périmètre très circonscrit, explique-t-elle. C’est d’une chambre à l’autre en hauteur.» Des experts examinent actuellement la pièce défaillante afin de comprendre la nature du bris.

Aucune évacuation n’a été nécessaire, si ce n’est d’avoir dû déménager certains patients au même étage. «On les a changés de chambre pour permettre de faire un périmètre autour de la chambre qui nécessite des travaux d’assèchement, précise Mme Doucet-Michaud. Ça a très bien été géré à l’interne.»

Pas de conséquences sur les patients

Si l’incident n’a pas de conséquences sur la clientèle de l’hôpital, il n’en demeure pas moins que l’équipement servant à l’assèchement sur les six étages est bruyant.

«C’est inévitable, indique la conseillère aux communications du CISSS. On ne peut pas s’en sortir, si on veut bien assécher les parois. Il y a des bâches et des zones de sécurité autour d’une chambre par étage. Ça réduit un peu la largeur du corridor.» Mais, selon elle, les employés n’en sont pas affectés. «On s’est assurés que ça permette le bon déroulement des fonctions de chacun et que ça ne nuise pas en termes de sécurité et santé au travail, pour la réalisation des codes bleus et des codes blancs.»

Aucun appareil spécialisé n’a été touché, ce qui, autrement, aurait pu faire grimper l’évaluation des dommages. À ce chapitre, le CISSS n’avance aucun chiffre. «Pour le moment, il est trop tôt pour avoir un estimé du budget», affirme Ariane Doucet-Michaud. C’est la même chose pour l’échéancier des travaux.

«Il est un peu tôt pour avoir un échéancier final, mais on parle de deux à trois semaines de travail d’assèchement et de réparations mineures, dit-elle. On parle de faire certaines rénovations aux murs qui ont été percés et dans les salles de bain, s’il y a du carrelage à refaire.»

C’est Assek Technologie de Lévis qui a obtenu le contrat d’assèchement d’un montant de 54 000 $. «C’est une firme qui se spécialise en dégâts d’eau et qui est certifiée pour travailler avec des organisations publiques et des hôpitaux, spécifie la porte-parole du CISSS. Donc, elle connaît les normes auxquelles nous sommes assujettis pour éviter qu’il y ait des moisissures ou des infections qui se propagent.»