Le maire de L’Ancienne-Lorette, Émile Loranger

Émile Loranger isolé

Le maire de L’Ancienne-Lorette, Émile Loranger, est isolé au conseil municipal. Les quatre conseillers de son équipe l’ont abandonné pour siéger comme indépendants.

L’annonce de leur départ a été faite mardi, en assemblée. Au cours de la même soirée, nous apprenions que le maire Émile Loranger a prêté 55 000 $ au député caquiste du coin, Éric Caire, pour qu’il puisse acheter une maison dans sa municipalité.

«Aucun lien» avec Caire

Mais ces deux dossiers n’ont «aucun lien», soutient une des démissionnaires, la mairesse suppléante Sylvie Falardeau. «Les gens font un lien qui n’existe pas.»

Pourquoi quitter le maire alors? «On préférait prendre du recul. Le prêt ne fait pas partie de la décision; la décision était prise bien avant.»

C’est plutôt la plainte de harcèlement psychologique déposée en début d’année par une employée de la Ville contre le maire qui a motivé le repli des troupes d’Équipe Loranger, affirme-t-elle. Mal à l’aise, les conseillers Josée Ossio, Sylvie Papillon, André Laliberté ainsi que Mme Falardeau ont préféré délaisser leur chef.

S’il revient au conseil municipal, Émile Loranger se retrouvera donc face à six conseillers indépendants, les deux autres chaises étant déjà occupées par des élus ne s’étant pas présentés sous son étendard.

M. Loranger ne reviendra toutefois pas tout de suite. Il s’est retiré le temps que la plainte de harcèlement soit traitée.

Officiellement, il est toujours le maire, il reçoit son salaire et a le droit de se présenter à l’hôtel de ville quand il le souhaite. «On lui a demandé de ne pas revenir à son poste pour l’instant», note toutefois Sylvie Falardeau.

Depuis février, la municipalité a dépensé environ 27 000 $ pour assurer sa défense dans cette cause de harcèlement. Mme Falardeau espère qu’une rencontre de médiation prévue en septembre permettra de conclure une entente.