Des travaux de dynamitage pour le renouvellement des réseaux d'aqueduc et d'égout sont à l'origine des émanations de monoxyde de carbone.

Émanations toxiques à Rimouski: les citoyens évacués ont regagné leur domicile

Sur la centaine de citoyens évacués dans la nuit de mercredi à jeudi dans le district Saint-Robert à Rimouski, tous avaient reçu l'autorisation de regagner leur domicile en fin de journée jeudi. Ce sont des émanations de monoxyde de carbone causées par des travaux de dynamitage dans le secteur qui ont forcé ces évacuations. Une quinzaine de personnes ont dû être transportées à l'hôpital après avoir été légèrement intoxiquées par ce gaz.

Quelques heures après leur transport, elles avaient toutes obtenu leur congé de l'hôpital. «La totalité des logis de la zone rouge, donc la zone la plus à risque, ont des teneurs en monoxyde de carbone sous la norme, soit inférieures à 10 ppm [parties par million], a pu confirmer au Soleil le maire de Rimouski tard jeudi. Ce qu'on appelle la zone rouge, c'est la zone la plus près de la zone de dynamitage, soit la zone la plus à risque. C'est une excellente nouvelle: les 37 portes vraiment les plus près de l'épicentre ont tous des taux de monoxyde sous la norme.»

«Cette nuit [de jeudi à vendredi], les pompiers vont continuer leur ronde et élargir leur périmètre, continue Marc Parent. Ils vont réveiller des citoyens, mais le protocole veut que la totalité des gens à l'intérieur du périmètre de 100 mètres de l'épicentre soit vérifiée. Tous les résidents sont munis d'un avertisseur de monoxyde de carbone. Dans l'éventualité où un avertisseur se déclenche, on demande aux gens de quitter la résidence et d'appeler le 9-1-1.»

Dans la nuit de mercredi à jeudi, les pompiers avaient visité 190 unités d'habitation. Ils avaient effectué 148 lectures pour évaluer la présence ou non de monoxyde de carbone. Sept détecteurs de monoxyde présentaient un taux 70 fois supérieur à la norme. L'incident a nécessité l'intervention de 35 pompiers, de 11 ambulanciers et de 12 policiers de la Sûreté du Québec (SQ).

Les inspecteurs de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) ont autorisé la reprise des travaux sur la rue Saint-Joseph Ouest. Ils ont cependant interdit les travaux de dynamitage. Un marteau pneumatique et une foreuse seront utilisés pour procéder à l'excavation.

«L'entrepreneur, sous la supervision d'équipes de la Ville, a dégagé toute la pierre de l'explosion dans le but de faire sortir toute poche de gaz, a raconté le maire Parent. Parallèlement à ça, ils ont creusé une tranchée dans le secteur où on pensait que le gaz aurait pu s'infiltrer pour s'assurer de la libération de ce gaz-là. Ça a clairement donné de bons résultats. On va faire un suivi continuel tout au long des travaux.»

La SQ et la CNESST ont ouvert une enquête. Pour l'instant, il est impossible de savoir si des accusations pourraient être portées. La Ville de Rimouski invite les citoyens touchés par l'événement à communiquer avec la ligne Info-Social 8-1-1 s'ils ressentent le besoin d'un soutien psychologique.