Le député sortant Jean-Yves Duclos (ici avec sa consœur Mélanie Joly) est en avance de 12 points, selon un sondage.

Sondage Mainstreet: Duclos toujours en avance dans Québec

Le portrait électoral a bien changé au cours des dernières semaines dans la circonscription de Québec, mais une chose est demeurée la même : c’est le député sortant et ministre de la Famille Jean-Yves Duclos qui est en avance, selon le plus récent sondage Mainstreet.

Le coup de sonde accorde 39 % des intentions de vote à M. Duclos, ce qui représente une avance de 12 points sur la bloquiste (et députée de Québec de 1993 à 2011) Christiane Gagnon (27 %). Suivent dans l’ordre la conservatrice Bianca Boutin (17 %), le néo-démocrate Tommy Bureau (8 %) et le vert Luc Joli-Cœur (6 %).

Le fait que M. Duclos soit en tête est toutefois à peu près la seule chose que ces résultats ont en commun avec ceux d’un autre sondage Mainstreet réalisé en juillet. Le candidat libéral menait alors par seulement 3 points (33 à 30), mais c’était sur sa rivale conservatrice et Mme Gagnon suivait à 21 %. Ces deux dernières ont, depuis, changé de place au classement puisque Bianca Boutin a vu ses appuis s’écrouler depuis le milieu de l’été, passant de 30 à 17 %.

«Il faut dire que le Parti conservateur est en baisse partout au Québec depuis le début de la campagne. Et ce qu’on voit ici, c’est une hausse équivalente de M. Duclos et de Mme Gagnon depuis juillet», souligne Luc Fortin, président de Mainstreet-Québec, indiquant par là que les électeurs de Québec qui ont quitté le Parti conservateur semblent s’être répartis également entre le PLC et le Bloc.

Plus fédéraliste

Fait à noter, Mme Gagnon n’a pas, jusqu’à présent, connu une progression aussi importante que le Bloc à l’échelle de la province — environ 6 points pour la première et de l’ordre de 15 points pour le second. De même, M. Duclos (+ 7 %) n’a pas semblé affecté par le recul qu’ont connu les libéraux dans la Belle Province au cours des dernières semaines (environ –12 points).

«La région de Québec est assez fédéraliste, alors si ceux qui ont quitté le PCC dans Québec ont plus opté pour le Parti libéral qu’ailleurs au Québec, c’est peut-être pour cette raison», suppute M. Fortin.