Au verso des pancartes électorales des libéraux, la tête du candidat est déplacée vers la bordure droite et son nom à gauche pour laisser un espace libre au centre... où passe le poteau

Moins de pancartes pour les libéraux

Avec l’impression recto verso de leurs affiches électorales, les libéraux n’ont pas économisé beaucoup d’argent. Mais ils ont économisé du plastique.

«J’ai la moitié moins de pancartes qu’en 2015. Donc pour 400 poteaux, je n’ai besoin que de 400 affiches, au lieu de 800 comme en 2015», explique Joël Lightbound, député sortant et candidat libéral dans le comté de Louis-Hébert, qui couvre l’arrondissement Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge.

Chaque campagne d’affichage est gérée par le comité de circonscription. La branche québécoise du Parti libéral du Canada (PLC) s’avère donc incapable de dire si la production d’affiches a tout simplement été coupée de moitié ou si certains candidats en ont profité pour en faire imprimer davantage qu’à l’habitude afin d’occuper plus de poteaux. On assure toutefois que la production n’a pas été doublée.

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Le budget nécessaire pour imprimer 400 affiches recto verso ne diffère pas beaucoup de 800 impressions uniquement recto comme continue de le faire les autres partis, assure M. Lightbound. Les libéraux ont même utilisé une encre moins nocive pour l’environnement. Et deux fois moins d’affiches signifie l’utilisation de deux fois moins d’attaches autobloquantes (tie wrap), soit deux par poteaux au lieu des quatre habituelles.

Avec le noir et le rouge à l’avant-plan comme en 2015, le contenu a toutefois été adapté en conséquence. Au recto, le visage, le nom du candidat et de la circonscription dans les deux tiers de droite, puis cette ligne verticale de quatre pictogrammes représentant des sujets prioritaires coiffée du logo du PLC.

Mais au verso, la tête du candidat est déplacée vers la bordure droite et son nom à gauche pour laisser un espace libre au centre... où passe le poteau.

«On innove et on réduit notre impact environnemental. Ça montre nos priorités», insiste M. Lightbound, qui s’est lui-même farci une dernière petite ronde d’affichage pas plus tard que dimanche soir, à monter dans l’escabeau avec ses bénévoles.

Les panneaux en polypropylène ondulé, mieux connu sous la marque de commerce Coroplast, sont recyclables à 100 % et souvent réutilisés. Mais comme tous les objets de plastique, leur fabrication nécessite du pétrole et en produire moins donne un coup de pouce à l’environnement.