En conférence de presse à Baie-Saint-Paul dans Charlevoix, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a annoncé qu'il souhaite créer un «CRTC, version québécoise».

Le Bloc veut que les télécommunications et la radiodiffusion relèvent du Québec

BAIE-SAINT-PAUL — Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, souhaite créer un «CRTC, version québécoise».

En ce 18e jour de campagne électorale fédérale, le chef bloquiste était de passage à Baie-Saint-Paul, dans Charlevoix, pour proposer la tenue d’états généraux sur l’avenir des médias, où le Québec pourrait réclamer au gouvernement fédéral de lui céder ses pouvoirs en matière de télécommunications et de radiodiffusion.

«Il n’existe fondamentalement rien de plus important pour une nation que sa langue, son histoire, ses arts, sa culture, son identité, ses valeurs, ce qu’elle est», a fait valoir M. Blanchet, en point de presse samedi.

«Même si au gré des décennies et des siècles, malgré nos différends, nous sommes amis avec la nation canadienne. Il reste que la dernière personne à qui tu confies ton identité, c’est celui qui t’a conquis», a-t-il enchaîné.

M. Blanchet estime qu’un conseil québécois de la radiodiffusion et des télécommunications constituerait un «outil réglementaire fondamental pour être capable d’encadrer le développement, la pérennité de nos arts et culture», notamment par la réglementation d’internet.

«On est pas mal plus en confiance si c’est fait par une institution québécoise que par une institution canadienne qui n’en a pas la sensibilité», a-t-il soulevé, en citant en exemple l’établissement de quotas de contenu francophone.

M. Blanchet, un ancien président de l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ), estime que cette proposition pourrait être réalisée par entente administrative — sans rouvrir la constitution qui détermine le partage de pouvoirs entre les deux ordres de gouvernement.

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