Le candidat caquiste dans Trois-Rivières, Jean Boulet, en a profité pour taquiner sa sœur et ministre du Tourisme et députée libérale de Laviolette, Julie Boulet.

Une pause amicale pour une bonne cause

Trois-Rivières — L’organisme COMSEP a frappé un grand coup pour son plus récent défi Prends ma place... pour une journée! en attirant des représentants des cinq principaux partis politiques en lice dans la présente campagne électorale.

Dans le cadre de cette activité mise sur pied par l’organisme d’alphabétisation et d’éducation populaire, qui s’est déroulée lundi après-midi, des candidats de différentes circonscriptions de la Mauricie ainsi que des membres des équipes de ceux-ci ont dû concocter deux repas pour quatre personnes ainsi qu’un dessert en se débrouillant avec moins de 20 $ pour acheter les ingrédients nécessaires à leurs créations culinaires.

Contrastant avec les confrontations et les attaques qui ponctuent généralement une campagne électorale, la compétition amicale qui avait lieu dans les locaux de la Maison de la solidarité a plutôt été le théâtre d’échanges amicaux et de taquineries sans méchanceté. Visiblement pas trop habitué de manipuler chaudrons et casseroles, le candidat de la Coalition avenir Québec dans la circonscription de Trois-Rivières, Jean Boulet, a préféré laisser la place aux autres membres de son équipe, dont faisait entre autres partie le candidat caquiste dans Maskinongé, Simon Allaire. Il a plutôt circulé autour des îlots occupés par les équipes afin de tirer la pipe à ses adversaires et s’entretenir avec les citoyens qui étaient présents afin d’observer les chefs d’un jour à l’œuvre.

«Je suis plus un entertainer», a-t-il lancé alors qu’il s’approchait de l’îlot du Parti libéral, dont l’équipe était notamment composée des députés sortants et candidats Pierre Michel Auger, Marc H. Plante, Jean-Denis Girard ainsi que de la ministre du Tourisme et actuelle députée libérale de Laviolette, Julie Boulet. La sœur du candidat caquiste dans Trois-Rivières a également embarqué dans le jeu de son frère et lui a rendu la monnaie de sa pièce.

L’équipe du Parti libéral, dont Jean-Denis Girard, Pierre Michel Auger, Julie Boulet et Marc H. Plante ont mis la main à la pâte.

«Nous sommes des ennemis! Nous voyons aujourd’hui qui travaille pour vrai», a-t-elle poursuivi sur un ton moqueur.

Aux côtés de la ministre, Jean-Denis Girard et Pierre Michel Auger s’affairaient à couper des oignons et des carottes qui allaient servir à la préparation d’un riz frit. Si M. Auger a tenu à préciser qu’il enseignait la gestion hôtelière et non la cuisine avant de faire le saut en politique, M. Girard semblait visiblement à l’aise avec un couteau d’office dans les mains. Il faut dire qu’il a déjà été gérant de cuisine d’un restaurant de la chaîne Saint-Hubert dans le passé.

«La cuisine est devenue une passion pour moi», a-t-il confié pendant qu’il tranchait les oignons avec une habileté digne d’un Daniel Vézina ou d’un Ricardo Larrivée.

Alors que l’équipe de Québec solidaire en a fait rire plusieurs à quelques reprises en scandant: «Comment aime-t-on nos pogos? Dégelés, dégelés, dégelés!», – un clin d’œil à la déclaration amusante de la coporte-parole Manon Massé – celles du Parti vert et du Parti québécois ont été un peu moins bruyantes. Néanmoins, il s’est préparé des festins dignes des plus grandes tables autour de ces deux îlots. C’est d’ailleurs le Parti vert qui a remporté le défi avec un chili et un pâté chinois végétariens ainsi qu’une salade de fruits.

L’ancien député bloquiste de Trois-Rivières, Yves Rocheleau, le candidat caquiste Jean Boulet et le candidat péquiste dans Champlain, Gaétan Leclerc, ont discuté entre deux tâches à accomplir.

Du côté du PQ, c’est la candidate dans Trois-Rivières et ancienne conseillère municipale, Marie-Claude Camirand, qui a pris les choses en main et qui a en quelque sorte dirigé le travail de ses marmitons.

«On a choisi le menu ensemble, mais j’ai pris le lead», a-t-elle reconnu sous le regard approbateur de ses équipiers, dont les candidats Gaétan Leclerc et Nicole Morin.

Par contre, les candidats de la CAQ ont quitté l’activité vers 16 h, soit avant son dénouement. Ils ont donc laissé les membres de leur équipe terminer le travail. Cependant, l’histoire ne dit pas s’ils étaient attendus ailleurs où s’ils ont tout simplement jeté l’éponge en raison de leurs talents culinaires limités...

Le côté humain des candidats
La coordonnatrice générale de COMSEP, Sylvie Tardif, s’est dite très heureuse que toutes ces personnes aient pris part à l’activité.

Le candidat de la CAQ dans Maskinongé, Simon Allaire, et l’organisateur politique Jean-Claude Ayotte en pleine action.

«Nous sommes très fiers de notre coup. Mais il faut dire qu’on s’était pris tôt pour les inviter», a-t-elle indiqué.

Par ailleurs, il semble que les personnes présentes aient apprécié de voir que les politiciens ont un côté humain et qu’ils aient accepté de s’amuser et de décrocher de la campagne pour quelques heures.