Sous sa gouverne, le français va rester sur les panneaux routiers, dit Lisée

MONTRÉAL — Sous sa gouverne, le français ne reculera pas au Québec et restera sur les panneaux routiers, a déclaré jeudi le chef péquiste Jean-François Lisée.

Il a été questionné à ce sujet, alors qu'il tenait un point de presse pour présenter le cadre financier de son parti.

Il a ainsi réagi à l'intention du gouvernement libéral sortant de remplacer les panneaux routiers unilingues français par des pictogrammes, une nouvelle d'abord rapportée par le journal anglophone The Suburban qui affirme se l'être fait confirmer par le ministre des Transports sortant, André Fortin.

«L'absence de défense du français par le gouvernement Couillard est condamnable à 100 %», a dénoncé le chef péquiste.

M. Lisée a dit ne pas comprendre pourquoi les libéraux s'engagent dans cette direction. Philippe Couillard se plaît à répéter que 94 % des Québécois connaissent le français, a rappelé le chef péquiste, «mais là ils ne pourraient pas lire “dégel”?».

Au ministère des Transports, on précise que 90 % des panneaux routiers comportent déjà un pictogramme — avec ou sans mots.

Ce sont surtout les panneaux d'affichage électroniques «à message variable», comme on les appelle au ministère, qui font l'objet d'une révision. Ceux qui indiquent, par exemple: «congestion sur 2 kilomètres» ou «fermeture de la voie de droite dans 1 km». Le ministère planche sur une façon de faire qui serait en vigueur partout dans la province, mais aucune date n'est prévue, a indiqué un porte-parole du ministère, Martin Girard. Il ne pouvait confirmer si les pictogrammes s'ajouteraient au français ou le remplaceraient carrément.

«Lors du développement de nouveaux panneaux, le pictogramme est privilégié», a-t-il aussi affirmé.

M. Lisée convient que la présence de pictogrammes est une bonne idée: il y a un million d'Américains qui viennent au Québec chaque année, a-t-il dit, et des dessins sur les panneaux routiers peuvent aider à garder les routes sécuritaires.

Mais pas question d'y éliminer le français.

«Le pictogramme, je suis pour. Mais laissez le mot “dégel” en dessous.»

Au pire, les Américains apprendront de nouveaux mots, a-t-il lancé, blagueur mais ferme.

Il soutient que s'il devient premier ministre, le français ne reculera jamais sur le territoire du Québec.