Jean-Martin Aussant situe l'appui à l'option souverainiste entre 35 et 40%.

Réaliser la souveraineté en trois étapes

Au premier jour de la campagne électorale, Jean-François Lisée a lancé un appel aux souverainistes qui se seraient égarés à la Coalition avenir Québec et ailleurs. Et pour convaincre ceux qui doutent de sa propre détermination à réaliser la souveraineté, le chef péquiste a décliné un plan en trois étapes pour «préparer la réussite» de ce projet — pour l’après 2022, s’entend.

Situant l’appui à l’option souverainiste entre 35 et 40 %, son candidat dans la circonscription de Pointe-aux-Trembles, Jean-Martin Aussant, déclare qu’elle fait mieux que n’importe quel parti politique québécois actuellement. D’où cet appel de son chef, explique-t-il en entrevue avec Le Soleil.

«Les élections fédérales de 2019 constitueront une excellente occasion de démontrer l’injustice économique du système actuel», croit le candidat Aussant, revenu au PQ après lui avoir tourné le dos sous Pauline Marois. Ces élections fédérales constituent la première étape évoquée par Jean-François Lisée quelques heures plus tôt.

Dans un gouvernement péquiste, Jean-Martin Aussant superviserait la mise à jour d’études sur la souveraineté. Il viserait à ce qu’elles soient complétées et dévoilées en 2020. Voilà pour la deuxième étape.

La troisième passerait par le congrès que le Parti québécois doit tenir en 2021. Les militants y prépareraient et «adapteraient l’offre indépendantiste».

Évidemment, ces trois moments en supposent deux autres, soit l’élection d’un gouvernement péquiste le 1er octobre et, si tout se déroulait comme voulu par le PQ, une campagne électorale en 2022 qui porterait sur l’indépendance — ce qui fait cinq étapes en réalité.

L’espoir du «rebond»

En ce premier jour de campagne, le chef péquiste a encore une fois dû répondre à des questions sur la troisième place de son parti dans les intentions de vote des Québécois. Il a dit croire en la «capacité de rebond légendaire» du Parti québécois.

En mai dernier, à un congrès de son parti, M. Lisée avait évoqué la situation en Ontario pour faire valoir que tout est possible. À ce moment-là, et contre toute attente, le NPD ontarien venait de passer en tête dans les intentions de vote.

Jean-François Lisée affirmait alors que son parti surprendrait les sceptiques de la même façon que le NPD était à ce moment-là en train de surprendre sur la scène politique ontarienne.

Les conservateurs dirigés par Doug Ford pourraient bien perdre le scrutin qu’ils devaient pourtant gagner, se réjouissait M. Lisée en y voyant une preuve que ceux qui sont donnés gagnants peuvent perdre. Il pensait à la CAQ. Doug Ford est finalement devenu premier ministre de l’Ontario.