Le chef du Nouveau parti démocratique du Québec, Raphaël Fortin, dit être «réaliste et pragmatique» en vue des élections, qui serviront surtout de plateforme de lancement pour se faire connaître.

Québec, terre fertile pour les tiers partis

Une longue liste de noms apparaîtra sur le bulletin de vote des électeurs de la région de Québec le 1er octobre. Ceux-ci auront vraisemblablement plus de choix de candidats qu’ailleurs au Québec, car les tiers partis sont nombreux cette année à vouloir prendre racine dans la capitale, réputée pour être très politisée. En tout, 20 partis sont enregistrés auprès d’Élections Québec, soit le même nombre qu’aux élections de 2012. Portrait des alternatives en présence.

Le NPD Québec se lance

Né en 2017, le Nouveau parti démocratique du Québec (NPDQ) a recruté environ 30 candidats jusqu’à maintenant. Son chef Raphaël Fortin dit être «réaliste et pragmatique» en vue des élections, qui serviront surtout de plateforme de lancement pour se faire connaître.

Selon lui, plusieurs Québécois ont de l’appétit pour un parti de gauche qui n’est pas souverainiste. «Il y a énormément de gens qui ne votent pas parce qu’ils se considèrent orphelins politiques et c’est ce qu’on souhaite attirer chez nous. C’était mon cas. Je me suis trouvé une maison, j’en suis très content et j’espère que les gens feront de même», exprime M. Fortin lors de sa tournée à Québec jeudi.

Raphaël Fortin se présente dans la région de Montréal, mais il compte sur une équipe de quatre candidats dans la région de Québec, dont l’ex-député fédéral néo-démocrate Raymond Côté, qui se présente dans Jean-Lesage. M. Côté pourrait aller gruger une partie du vote à gauche que souhaite aller chercher Sol Zanetti, de Québec solidaire.

Le NPDQ ne pourra pas compter sur l’aide et la reconnaissance du NPD, son grand frère au fédéral. Mais M. Fortin ne s’en soucie guère. Selon lui, c’est important que les deux partis développent leurs plateformes en toute indépendance.

Le Parti conservateur prend de l’ampleur

Comptant sur une base militante à Québec depuis 2012, le Parti conservateur du Québec cherche maintenant à prendre de l’ampleur. Il a pour le moment 80 candidats sur les rangs, mais garde son objectif d’en présenter dans les 125 circonscriptions de la province.

Le chef du Parti conservateur du Québec, Adrien Pouliot, se présente dans Chauveau, où il met toute la gomme pour être élu.

Le chef du parti de droite Adrien Pouliot se présente dans Chauveau, où il met toute la gomme pour être élu ou à tout le moins aller chercher des votes à Sylvain Lévesque de la Coalition avenir Québec et à Véronyque Tremblay du Parti libéral.

Le Parti conservateur milite pour un État moins présent dans le quotidien des gens et contre le tramway à Québec, entre autres.

L’Alliance provinciale du Québec

Ce parti qui veut «combattre la pauvreté par la richesse» ne présente que deux candidats, mais l’un d’eux est le chef Sébastien Roy, qui se présente aussi dans Chauveau, tout comme Adrien Pouliot du Parti conservateur. Cette circonscription située au nord de Québec semble définitivement attirer les partis de droite.

Parti vert

Le parti qui prône le respect de l’environnement souhaite présenter une équipe complète de 125 candidats le 1er octobre. Il fait des appels sur les réseaux sociaux pour trouver des candidats dans la capitale qui voudraient compléter l’équipe actuelle qui compte 65 personnes. Son chef Alex Tyrrell se présente dans Verdun contre l’actuelle ministre de l’Environnement Isabelle Melançon.

Citoyens au pouvoir

Le nouveau chef de Citoyens au pouvoir est Stéphane Blais, un comptable lévisien qui s’était présenté à la mairie de Lévis en 2013. Cette formation politique, qui a souvent changé de nom, s’appelait autrefois le Parti des sans-parti. Son objectif est d’établir une démocratie directe, qui permettrait aux citoyens de tenir des référendums ou de destituer leur député. Le parti réclame une transparence totale du gouvernement et souhaite s’attaquer aux paradis fiscaux. Le parti a recruté 44 candidats à l’heure actuelle, dont 6 à Québec et dans Chaudière-Appalaches. Stéphane Blais se présente pour sa part dans Chutes-de-la-Chaudière.

Équipe autonomiste

Comptant cinq candidats à Québec, l’Équipe autonomiste souhaite contrôler l’immigration et fermer les frontières du pays, comme on «ferme les portes de la maison». Le parti se présente comme très à droite, mais «pas dans le champ». Son chef intérimaire Stéphane Pouleur se présente dans Jean-Talon.

Le nouveau chef de Citoyens au pouvoir est Stéphane Blais, qui s’était présenté à la mairie de Lévis en 2013.

Parti 51

Il s’agit du parti d’un seul homme pour l’instant, l’avocat Hans Mercier. Le chef se présente dans Beauce-Sud avec l’idée de faire du Québec le 51e État des États-Unis. Selon lui, le Québec pourrait ainsi se doter de sa propre milice et de son propre droit criminel. M. Mercier a ressuscité ce parti politique qui a déjà existé entre 1989 et 1991.

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PARTIS POLITIQUES AUTORISÉS SANS ÉLU À L'ASSEMBLÉE NATIONALE

  • Alliance provinciale du Québec
  • Bloc Pot
  • Changement intégrité pour notre Québec
  • Citoyens au pouvoir du Québec
  • Équipe autonomiste
  • Nouveau parti démocratique du Québec
  • Parti conservateur du Québec
  • Parti culinaire du Québec
  • Parti équitable
  • Parti libre
  • Parti marxiste-léniniste du Québec
  • Parti nul
  • Parti vert
  • Parti 51
  • Québec cosmopolitain
  • Québec en marche

Source : Élections Québec