QS à la défense des athlètes-étudiants de la LHJMQ

Dans l'éventualité d'une victoire le 1er octobre, Québec solidaire (QS) propose de modifier la loi sur les normes du travail afin que son application s'étendent aux athlètes-étudiants, actuellement exclus.

Le co-porte-parole de QS Gabriel Nadeau-Dubois en a fait l’annonce, samedi, devant le Centre Vidéotron, domicile des Remparts de Québec, équipe de la LHJMQ.

QS se pencherait particulièrement sur la situation des joueurs de hockey de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) en créant un comité afin de voir avec le milieu sportif de quelle manière encadrer les conditions de ces jeunes athlètes, qui passent beaucoup de temps sur la patinoire tout en continuant à étudier.

«Ils sont pris avec une pression énorme. On leur demande de poursuivre leurs études, mais on leur demande également de travailler six ou sept jours par semaine pour leur équipe», a dénoncé Gabriel Nadeau-Dubois, qui n’a pas pour autant chiffré le salaire acceptable pour ces athlètes-étudiants. 

Les joueurs de la LHJMQ sont entièrement pris en charge par leur équipe, mais ils ne sont pas salariés. Ils ne payent pas pour leur équipement, leur hébergement et leur transport, et ils reçoivent une allocation hebdomadaire de 60 à 150 $.

Les propriétaires de la LHJMQ estiment que les joueurs sont des étudiants et qu’ils n’ont pas à les rémunérer, une position inacceptable pour le co-porte-parole de QS. 

«La pratique du sport est pratiquement identique à celle des professionnels. Ces jeunes hommes sont soumis au repêchage. Ils peuvent être envoyés ou échangés n’importe où, n’importe quand, selon leurs performances», a-t-il déploré. 

En entrevue téléphonique, le porte-parole de la LHJMQ, Maxime Blouin, a indiqué au Soleil que le débat était clos et qu’il n’y aurait pas de changement. «Nos joueurs sont des étudiants, la loi le dit clairement. Nous n’avons donc pas à les rémunérer», a-t-il commenté.