François Legault était entouré de ses candidats de Québec et Lévis pour annoncer son plan pour la région.

Legault arrimerait le transport structurant au troisième lien à l'est

La Coalition avenir Québec (CAQ) a annoncé samedi après-midi son plan pour la région de Québec et de Lévis, sans le chiffrer. L’une de ses priorités, faire traverser la rive au mode de transport structurant via le troisième lien à l’est.

 À ce sujet, François Legault veut bien discuter avec le maire Régis Labeaume qui prône plus un troisième lien à l’ouest, mais il ne changera pas sa décision. 

«En 2014, Régis Labeaume était contre le troisième lien et maintenant il y a une ouverture. On progresse. […] Je suis prêt à travailler avec lui», a-t-il mentionné lors d'un point de presse au quai des Cageux.

Le chef de la CAQ a également assuré que le projet de transport structurant est également un engagement ferme pour son parti. Dans le document remis aux médias, le mot «tramway» n’apparaît pas, mais M. Legault assure qu’il croit à ce moyen de transport. «Le plan de Régis Labeaume, on y croit, ça dessert les banlieues. Si on n’avait pas eu des interventions ces derniers mois de certains représentants de la CAQ, je ne suis pas sûr qu’on aurait aussi bien desservi les banlieues, mais le plan de Régis Labeaume, on l’appuie», a-t-il martelé.

Le chef de la CAQ promet également de réaménager la tête des ponts et de repenser la traverse fluviale entre Québec et Lévis. Un gouvernement caquiste réduirait les tarifs des usagers en envisageant l’ajout d’une navette rapide dédiée uniquement aux piétons.

Des aménagements à Lévis

À Lévis, la CAQ au pouvoir poursuivra l’élargissement de l’autoroute 20 dans les deux directions, l’aménagement d’une nouvelle bretelle aérienne de sortie en direction ouest au-dessus de l’autoroute 20, la construction du viaduc de la rue Saint-Omer, et le réaménagement des routes 116 et 132 en boulevard urbain. 

Un gouvernement caquiste élargira aussi la couverture des nouveaux services mobiles facilitant les déplacements, notamment avec Uber. 

Main-d’oeuvre économique

Puisque les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches connaissent une pénurie de main-d’oeuvre sans précédent, pour combler les besoins, l’une des solutions de la CAQ est de passer par l’immigration, mais pas obligatoirement francophone. «On veut envoyer une directive claire au ministère de l’Immigration qu’à l’avenir, quand une personne a un contrat d’emploi avec une entreprise de Québec ou de Lévis, il faut qu’elle ait des points bonis et qu’elle passe en premier», a-t-il insisté. 

Que la personne ne parle pas français ne cause pas problème pour M. Legault. «On va choisir les immigrants qui ont les qualifications pour répondre aux besoins des entreprises et offrir des cours de français», a-t-il expliqué. «Un immigrant économique qui a un emploi à Québec, ça ne lui prendra pas trois ans pour apprendre le français, c’est plus facile à Québec qu’à Montréal», a-t-il poursuivi. 

Un cadre financier non détaillé pour la région

Le chef de la CAQ a fait référence au Plan québécois des infrastructures de 100 milliards $ sur 10 ans pour les immobilisations, mais il a refusé de détailler les coûts de ses promesses pour Québec et Lévis.

«M. Couillard n’est sûrement pas capable de vous dire combien coûte la ligne rose [de métro à Montréal]. Dans l’opposition, on n’a pas les moyens de chiffrer chaque projet», a-t-il plaidé.