Le chef du PQ, Jean-Francois Lisée

Le PQ veut lancer une application mobile de covoiturage

TERREBONNE — Un gouvernement du Parti québécois instaurerait une nouvelle application mobile pour augmenter l'offre de covoiturage pendant l'heure de pointe. Ce registre central permettrait aussi de chercher parmi les plateformes mobiles déjà existantes, comme Netlift et Amigo Express.

Le chef péquiste, Jean-François Lisée a fait cette annonce lundi matin, à Terrebonne, une ville au nord de Montréal aux prises avec un grave problème de congestion.

«La progression naturelle du covoiturage est très lente. Beaucoup trop lente», a expliqué M. Lisée en conférence de presse.

«On veut une explosion très rapide du covoiturage.»

Pour la première année, le gouvernement verserait 4 $ aux conducteurs et aux passagers. Les années suivantes, la prime serait de 3 $. Une distance minimale devrait toutefois être atteinte, et il faudrait obligatoirement que ce soit pendant l'heure de pointe.

Le parti estime que la mesure est à coût nul, puisqu'il pigerait dans le Fonds vert pour obtenir les 313 millions $ dont il a besoin sur quatre ans.

«Plutôt que des subventions actuelles qui ont très peu d'impact sur les (gaz à effet de serre) sur des entreprises qui auraient très bien pu faire ces investissements elles-mêmes, eh bien on utiliserait le Fonds vert pour ça», a indiqué le chef.

À terme, il espère que cette plateforme puisse contribuer à retirer chaque année 150 000 véhicules des routes du Québec — dont 110 000 à Montréal — à l'heure de pointe. Le PQ souhaite, d'ici 2025, faire passer la moyenne québécoise d'automobiliste par voiture de 1,2 à 1,4.

Une certaine confusion régnait au début de la journée quant à cette application, car il était question au départ que l'application du gouvernement vienne en concurrence avec les autres plateformes existantes.

Le parti a toutefois précisé plus tard qu'il s'agirait bel et bien d'un registre qui permettrait de centraliser les recherches.

Pour cette cinquième journée de campagne électorale, le chef Jean-François Lisée a passé du temps dans des circonscriptions au nord de Montréal, où il espère conserver ses acquis. Selon certaines projections électorales, le député péquiste Mathieu Traversy serait menacé par le candidat caquiste, Pierre Fitzgibbon.

Dans Masson, la circonscription voisine, l'ancienne députée Diane Gadoury-Hamelin tente de regagner son siège contre le député actuel, Mathieu Lemay.

M. Lisée doit se rendre ensuite dans la circonscription montréalaise de Bourget, avant de se diriger vers Trois-Rivières.