Le PLQ promet de hausser le salaire des nouveaux enseignants

RIVIÈRE-DU-LOUP — Même s'il promet une hausse du salaire des nouveaux enseignants, à l'instar de la Coalition avenir Québec (CAQ), le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Philippe Couillard, a continué de se distancer, mercredi, de son principal adversaire dans la campagne électorale.

Dans le cadre d'une troisième annonce consécutive effectuée dans une cour d'école, le chef libéral a dévoilé six mesures, dont la proposition d'abolir les six premiers échelons salariaux des nouveaux enseignants, ce qui se traduirait par une augmentation d'environ 8000 $, ou 18 pour cent.

Leur salaire annuel atteindrait ainsi 53 134 $ à compter de 2020-2021, après le renouvellement des conventions collectives qui viennent à échéance en mars 2020.

«La pression est grande sur les enseignants en début de carrière, a dit M. Couillard. C'est souvent eux qui se retrouvent avec les classes les plus difficiles.»

Le premier échelon salarial est actuellement de 41 390 $ par année, mais les deux premiers paliers concernent très peu de gens, étant donné que la formation universitaire en éducation est maintenant de quatre ans par rapport à trois auparavant.

Au printemps, la CAQ avait également suggéré d'éliminer des échelons salariaux afin qu'un enseignant en début de carrière puisse toucher une paye de 53 134 $.

Interrogé, le chef libéral a estimé que cette «convergence» entourant la hausse salariale des nouveaux enseignants ne signifiait pas que le programme de son parti était similaire à celui de la CAQ en matière d'éducation.

«Il y a une énorme différence entre ce que l'on propose et ce que présentent les autres partis, a dit M. Couillard. Je vous rappelle que nous sommes la seule formation politique à présenter non pas un ensemble disparate de mesures, mais une proposition organisée.»

Le PLQ a chiffré à 79 millions $ sur cinq ans ses promesses dévoilées mercredi.

Dans le cadre des autres mesures proposées, la formation politique souhaite également procéder, avec les intervenants concernés, à une révision formation initiale des étudiants au baccalauréat en enseignement afin de mieux l'adapter aux besoins de la clientèle.

Le PLQ désire également créer un examen national de maîtrise du français pour remplacer l'épreuve actuelle.

«Nous voulons remplacer les tests parce que les conditions de passation peuvent varier d'un endroit à l'autre (selon l'établissement d'enseignement)», a dit M. Couillard.

Finalement, le PLQ propose de mettre sur pied un institut national en éducation dédié à la promotion et au développement des «meilleures pratiques pédagogiques».

Après un arrêt à l'usine de Bombardier à La Pocatière, la caravane libérale doit poursuivre sa journée par une série d'arrêts à Montmagny. Le chef du PLQ doit ensuite prendre part à un rassemblement militant en début de soirée.