Julie Boulet

Julie Boulet: «Ça me fait beaucoup de peine»

Hérouxville — «Ça me fait beaucoup de peine et un pincement au cœur. C’est triste. Il ne faut pas que j’y pense. C’est le temps pour moi de laisser ma place à des plus jeunes. C’est une sage décision.»

Voilà comment la ministre régionale, Julie Boulet, se sentait mercredi en procédant à ses dernières annonces avant le déclenchement de la campagne électorale. Et le sort a voulu que sa tournée d’adieu se fasse dans deux municipalités que perdra son comté de Laviolette au profit de la circonscription de Champlain, soit Hérouxville et Lac-aux-Sables.

Conservant ses responsabilités ministérielles jusqu’à l’assermentation du prochain gouvernement, elle se rend disponible auprès de ses collègues libéraux pour les appuyer au besoin, que ce soit lors de rassemblements ou pour du porte-à-porte. D’ailleurs, jeudi, elle participera au lancement de la campagne en région aux côtés de son chef, Philippe Couillard.

«Ce rythme-là m’a toujours stimulée. La suite des choses m’inquiète un peu. J’ai peur», admet celle qui, pour la première fois en 17 ans, ne se lancera pas dans une bataille électorale. De plus, les journées de travail seront moins occupées d’ici octobre.

Malgré cela, Julie Boulet n’hésite pas à parler d’un bilan libéral «extraordinaire».

C’est à Lac-aux-Sables chez Les Équipements Gaétan que la ministre Julie Boulet a procédé à sa dernière annonce en tant que politicienne, avant de tirer sa révérence le 1er octobre prochain. Sur la photo: Audrey Genest, directrice des finances, Cynthia Genest, directrice générale, Gaétan Genest, président et Philippe Richard, directeur des opérations.

«On a réalisé de grands projets structurants, avec des investissements significatifs. On a redéfini le portrait de la Mauricie. On a tout ce qu’il faut», affirme-t-elle.

Quand on lui demande si on doit s’attendre à un appui quelconque de sa part envers son frère caquiste Jean Boulet, à Trois-Rivières, elle entend plutôt, au contraire, «prendre le micro» s’il devait contester son héritage de ministre régionale. «Il fait ses choix, mais je les respecte», a simplement ajouté la députée libérale.

À son arrivée, mercredi, au Domaine Tavibois, Julie Boulet a pris le temps de serrer les mains des personnes présentes, savourant manifestement ces derniers moments. «Je suis très heureuse de vous voir là», a-t-elle lancé avant d’annoncer une aide financière de 272 700 dollars.

Le maire d’Hérouxville, Bernard Thompson, lui a dit «100 fois merci» pour ce coup de pouce permettant de bonifier l’offre d’hébergement durant la saison hivernale. Et il a profité de cette dernière occasion pour lui rendre hommage.

«Tu as été parfaitement à l’écoute. Tu as fait un travail immense. Tu n’es pas une députée, mais une amie. C’est Julie qu’on élisait dans Mékinac», a déclaré le préfet.

En ce qui concerne le projet du Domaine Tavibois, évalué à près 450 000 dollars, on procédera à l’isolation de quatre chalets et du bâtiment d’accueil qui deviendra notamment un centre d’interprétation portant entre autres sur l’œuvre de Mgr Albert Tessier, pionnier du cinéma documentaire au Québec.

Cet ancien site de forge comprend plusieurs bâtiments érigés entre 1890 et 1970, dont 20 chalets offerts en hébergement, un manoir, une salle de réception et un centre d’interprétation du lieu.

«C’est à partir des rêves que naissent les projets les plus beaux et les plus grands. Moi, ça m’inspire», a déclaré la ministre responsable de la Mauricie avant de quitter pour Lac-aux-Sables.

À cet endroit, elle a confirmé une contribution financière de 92 000 dollars à l’entreprise Les équipements Gaétan pour l’aider à poursuivre le développement et l’optimisation de ses processus de forage, ce qui lui permettra d’accroître ses gains de productivité et d’améliorer son offre de produits et services. La somme versée pour appuyer ce projet, évalué à 186 947 $, provient du Fonds de diversification économique.