Élections 2018: l'état des troupes

Ils impriment leurs pancartes, préparent leurs bénévoles et aiguisent leur message. À un mois du déclenchement électoral, on vous présente, en chiffres, l’état actuel des troupes des principaux partis politiques québécois. Un, deux, trois, partez!

Plusieurs mois d’annonces

Des annonces de candidats politiques, il y en a depuis l’automne dernier. Et c’est loin d’être terminé. Québec solidaire pourrait bien être le premier parti à compléter son équipe, car il ne lui manque que 14 joueurs. Pour les autres toutefois, il faut s’attendre à des annonces en rafale en août, car tous ont comme objectif de commencer la campagne avec une équipe complète. 

Les partis rappellent que certains candidats préfèrent s’afficher à la dernière minute seulement, afin de ne pas compromettre leur emploi. La Coalition avenir Québec traîne de la patte avec tout juste la moitié de ses candidats annoncés. Thomas Verville, porte-parole de la CAQ, explique que ce n’est pas parce que le parti manque de volontaires. C’est plutôt parce que la direction n’a pas encore fait son choix. Tous les partis représentés à l’Assemblée nationale atteignent, pour le moment, la zone de parité avec au moins 40 % de femmes candidates.

Les dons affluent

S’ils ne divulguent pas à l’avance leur budget électoral, les partis politiques québécois ont profité des derniers mois pour faire le plein de dons, question d’être prêts à livrer la bataille. Le Parti québécois est celui qui a le coffre le mieux garni, car il peut compter sur une solide base de 80 000 membres. Un nombre de membres plus élevé que ce que compte le Parti libéral et la Coalition avenir Québec, qui préfèrent ne pas rendre publics leurs chiffres. 

Québec solidaire indique quant à lui avoir augmenté son nombre de militants, situé autour de 20 000 aujourd’hui. Chose certaine, les partis ont déployé des efforts de financement ces dernières semaines, car ils ont presque tous doublé le contenu de leur caisse en comparaison à ce qu’ils avaient en mai.