Virage techno de 2 millions $ au Séminaire Saint-François

Construit il y a 60 ans, le Séminaire Saint-François sent le besoin de transformer ses locaux pour les rendre plus technologiques et adaptés au travail en équipe.
L'école secondaire privée de Saint-Augustin-de-Desmaures a lancé mercredi la première grande campagne de financement de son histoire, qui vise à amasser 2 millions $ en cinq ans. Déjà, 1 million $ a été amassé par le personnel, les parents d'élèves et des anciens.
Il n'est pas question ici d'agrandir l'institution qui accueille chaque année 1150 adolescents, mais de la rénover. L'objectif premier de la campagne est de construire quatre laboratoires créatifs: en robotique et programmation, en création visuelle et sonore, en production artistique, et en conception technologique. «Ce sont des incubateurs d'idées, où les jeunes pourront venir faire des projets», explique Guillaume Pelletier, conseiller pédagogique, devant quatre garçons qui commandent de petits robots à l'aide de cellulaires ou de tablettes. 
L'institution veut également transformer les classes pour faciliter le travail en équipe, en plus de rénover sa bibliothèque. «La classe en rang d'oignons, on veut déconstruire ce concept-là», soutient Simon Robitaille, directeur général. 
Reconnu pour l'excellence de ses équipes sportives, le Séminaire Saint-François veut également remettre à neuf ses gymnases et sa surface synthétique extérieure. 
Le président d'honneur de cette campagne, l'hommes d'affaires Pierre Dolbec, dit avoir acquis des notions de discipline et de ténacité lors de son passage au séminaire, alors qu'il était un adolescent «turbulent». «À l'école, on n'est pas capables d'apprécier de qu'on nous donne pendant qu'on est là», a-t-il témoigné. Aujourd'hui, il cherche à développer le côté philanthropique des anciens élèves et de la communauté. 
M. Robitaille souhaite que son école privée subventionnée reste accessible «au plus grand nombre» de jeunes, qui proviennent en majorité de la classe moyenne. Il ne serait pas été réaliste selon lui d'augmenter les frais de scolarité pour payer cette remise à neuf de l'institution.