Une rencontre de conciliation entre le Syndicat des employées et des employés de l'Université Laval (SEUL) et la direction a duré 4 minutes lundi matin. Les deux parties sont restées campées sur leurs positions et aucune autre rencontre n'est à l'horaire.

Université Laval: une grève de trois jours dès mardi

Les techniciens, ouvriers et employés de bureau de l'Université Laval seront de nouveau en grève mardi, mercredi et jeudi cette semaine.
Une rencontre de conciliation entre le Syndicat des employées et des employés de l'Université Laval (SEUL) et la direction a duré quatre minutes lundi matin. Les deux parties sont restées campées sur leurs positions. «On n'est plus prêts à discuter des demandes de l'employeur si ça ne touche pas le régime de retraite», a indiqué Éric-Jan Zubrzycki, conseiller syndical pour le SEUL. Devant l'impasse, aucune autre rencontre de conciliation n'est à l'horaire pour l'instant. 
Le SEUL a tenu deux jours et demi de grève au cours des deux dernières semaines. Ces arrêts de travail ont eu pour effet de perturber l'horaire des activités au PEPS et à la bibliothèque, entre autres. La plupart des cours ont pu être donnés, sauf certains qui nécessitent la présence d'un technicien de laboratoire.
En réaction à la grève, l'Université Laval demande à ses étudiants de vérifier l'horaire des différents services avant de se déplacer. 
Le SEUL a d'ailleurs partagé lundi son intention de faire la grève tous les mercredis et jeudis au cours des prochaines semaines, jusqu'à nouvel ordre. D'autres journées pourraient s'ajouter «au besoin». L'objectif de cibler toujours les mêmes journées est de compromettre, à terme, la session des étudiants qui se voient privés de leurs exercices en laboratoire. 
L'Université Laval se fait toutefois rassurante. «Les étudiants ne seront pas pénalisés, et pour l'instant, la session n'est définitivement pas compromise», indique la porte-parole Andrée-Anne Stewart. 
Comme c'était le cas la semaine dernière, les grévistes seront limités à une partie du stationnement devant le pavillon Alphonse-Desjardins pour manifester, comme le prévoit une injonction obtenue par l'Université Laval.