Les employés de soutien de l'Université Laval accentuent la pression sur la direction et prolongent leur grève actuelle jusqu'au 1er mars.

Université Laval: la grève prolongée jusqu'au 1er mars

Les employés de soutien de l'Université Laval accentuent la pression sur la direction et prolongent leur grève actuelle jusqu'au 1er mars.
De trois jours, la grève passera à neuf jours d'affilée. «Le président du syndicat a parlé à Éric Bauce (le vice-recteur) au téléphone, et comme la position n'a pas changé, on a décidé de poursuivre», explique Éric-Jan Zubrzycki, conseiller syndical du Syndicat des employées et employés de l'Université Laval (SEUL). 
Le 1er mars a été choisi par le syndicat parce que c'est la date limite pour les demandes d'admission à l'Université à la session d'automne prochain. Comme l'université sera privée de ses employés de bureau pour compiler et vérifier les demandes, le SEUL évalue qu'elle donnera des réponses en retard et pourrait perdre de futurs étudiants, qui choisiront une autre université. 
«Oui, on a perturbé les cours et les activités de recherche jusqu'à maintenant, mais la vraie cible, c'est l'administration de l'Université», soutient M. Zubrzycki.
En faisant la grève de façon continue, les membres du SEUL veulent aussi éviter qu'on leur demande de reprendre le retard accumulé en heures supplémentaires.
Le SEUL avertit qu'il pourrait y avoir prolongation de la grève après le 1er mars. Tout dépend de la réaction de la haute direction. 
Cours maintenus
De son côté, la direction de l'Université Laval affirme que la plupart des cours sont maintenus. Les étudiants et les citoyens qui ont à se rendre à l'Université Laval au cours des prochains jours doivent toutefois vérifier l'horaire des services, plus particulièrement de la bibliothèque et du PEPS. 
Pour ce qui est de l'admission, l'Université Laval recommande à ses futurs étudiants de privilégier les demandes en ligne.
«Cette situation affecte l'ensemble de notre communauté universitaire. Tous les moyens sont mis en place pour assurer le maintien des services aux étudiants», a réagi Andrée-Anne Stewart, porte-parole de l'Université Laval.