L'Université Laval doit rencontrer le conciliateur jeudi, mais pour le moment, aucune reprise des négociations entre les deux parties n'est à l'ordre du jour. La grève annoncée jusqu'au 3 mars pourrait se prolonger.

Université Laval: jusqu'à 70 briseurs de grève, selon le syndicat

Le syndicat des employés de soutien de l'Université Laval estime que près de 70 personnes agissent comme briseurs de grève à l'heure actuelle sur le campus.
Qu'ils soient préposés à l'accueil au PEPS ou à l'entretien ménager dans les résidences, ces employés contractuels ne devraient pas être au travail alors qu'une grève est en cours, croit le Syndicat des employées et employés de l'Université Laval (SEUL).
À la demande du SEUL, un inspecteur du ministère du Travail est venu faire le tour du campus lundi, afin de vérifier ces allégations sur les briseurs de grève. Il devrait remettre son rapport d'ici une dizaine de jours. 
«Pour nous, c'est trop long, alors on va demander une injonction à la cour. On a bon espoir d'être entendus d'ici vendredi», lance Éric-Jan Zubrzycki, conseiller syndical pour le SEUL. 
Agents contractuels
Le syndicat a découvert récemment l'existence d'environ 200 agents contractuels, qui travaillent de façon sporadique pour l'Université Laval. Pour le moment, ces personnes ne sont pas membres du SEUL, mais le syndicat croit qu'elles devraient l'être. «On est supposé représenter tous les employés de soutien de l'Université Laval, sans exception», estime M. Zubrzycki. 
Le SEUL croit également que l'Université utilise certains étudiants pour faire une partie du travail de ses membres. Ces étudiants sont embauchés comme auxiliaires administratifs. Ils ont le droit, en temps normal, de faire une partie des tâches réservées aux employés de bureau, jusqu'à un maximum de 15 heures par semaine. 
«En informatique, par exemple, on fait appel à plusieurs étudiants, pour monter un horaire complet et remplacer certains de nos membres», explique M. Zubrzycki.
L'Université Laval ne souhaite pas, pour l'instant, commenter la plainte du syndicat sur les briseurs de grève. «On va attendre les décisions dans ce dossier avant de prendre position», indique la porte-parole Andrée-Anne Stewart. 
L'Université assure toujours aux étudiants que leur session n'est pas compromise et que le calendrier n'est pas chamboulé.
Pour ce qui est des demandes d'admission pour l'automne, le personnel cadre autorisé met les «bouchées doubles» pour y répondre. «On priorise ce service-là. Ils sont nombreux au registraire pour s'assurer que les demandes sont traitées», indique Mme Stewart. 
L'employeur doit rencontrer le conciliateur jeudi, mais pour le moment, aucune reprise des négociations entre les deux parties n'est à l'ordre du jour. La grève annoncée jusqu'au 3 mars pourrait se prolonger.
Le PEPS ouvert en fin de semaine
Les effets d'une grève prolongée se font sentir au PEPS. Par exemple, les patinoires ont dû être fermées, car personne n'est présent pour opérer la surfaceuse.
La direction de l'Université Laval a toutefois pris les moyens pour que le PEPS reste ouvert au cours de la fin de semaine prochaine, que la grève se poursuive ou pas.
Si la grève se poursuit, le PEPS sera ouvert les 4 et 5 mars, de 8h à 16h, indique Andrée-Anne Stewart, porte-parole de l'Université Laval. Les arénas et les piscines devront demeurer fermés pour des raisons de sécurité.
Si la grève ne se poursuit pas, l'horaire régulier reprendra. Les arénas seront ouverts, la piscine olympique et la piscine avec tremplin. Les cours jeunesse auront lieu et les Ligues Intra aussi. Seul le bassin récréatif sera fermé.
Jusqu'à présent, aucun entraînement des étudiants-athlètes membres des équipes du Rouge et Or n'a été annulé.
Les parents qui ont inscrit leurs enfants à des camps de jour sportifs pour la relâche, la semaine prochaine, peuvent être rassurés. Que la grève se poursuive ou pas, ces camps auront lieu, indique Mme Stewart.
La bibliothèque voit aussi ses heures d'opération réduites, et offre un accès restreint à certaines collections et films anciens.