Éric-Jan Zubrzycki, conseiller pour le Syndicat des employées et employés de l'Université Laval (SEUL), a confirmé jeudi soir au Soleil que la grève en continu, qui dure depuis le 21 février, se poursuivrait jusqu'au 26 mars.

Université Laval: grève prolongée, amorce de discussion

Alors que la grève des employés de soutien de l'Université Laval est prolongée une nouvelle fois jusqu'au 26 mars, une discussion téléphonique entre les parties qui s'opposent vient semer une parcelle d'«espoir» dans le camp syndical pour une résolution rapide du conflit.
Éric-Jan Zubrzycki, conseiller pour le Syndicat des employées et employés de l'Université Laval (SEUL), a confirmé jeudi soir au Soleil que la grève en continu, qui dure depuis le 21 février, se poursuivrait jusqu'au 26 mars. Du même souffle, il ajoute toutefois que la discussion téléphonique entre Luc Brouillette, président du SEUL, et Éric Bauce, vice-recteur exécutif et au développement, a mené à «une amorce de discussion». «Depuis le 21 février, c'est la première fois qu'on a autre chose qu'une fin de non-recevoir», indique M. Zubrzycki, tout en se faisant prudent sur ce que signifie cette potentielle ouverture à la discussion.
«On souhaite que la grève arrête»
Jeudi, le syndicat a communiqué avec l'employeur pour tâter le pouls d'un éventuel retour à la table de négociation. «On nous a répondu qu'il nous dirait demain [vendredi] s'il avait de l'intérêt à négocier ou pas», indique M. Zubrzycki. «Nous, on souhaite reprendre les négociations. On souhaite que la grève arrête.»
Les régimes de retraite et certaines conditions de travail font partie des points de discorde entre les parties syndicale et patronale. Mais selon Éric-Jan Zubrzycki, «sur la question des régimes de retraite, les deux parties sont d'accord sur les chiffres. [...] Rendu là, c'est pas très compliqué en terme de négociations. Si on se mettait à négocier samedi, probablement qu'on aurait une entente samedi soir.»
À cela, l'Université Laval a répliqué en fin de soirée jeudi : «Nous sommes contents de l'ouverture du syndicat de revenir à la table de négociation et du fait qu'il reconnaisse la validité de nos chiffres.»