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Annie Ménard (à gauche), enseignante de troisième année à l’école des Hauts-Clochers de L’Ancienne-Lorette, a eu cette idée : une classe tout équipée à l’extérieur. L’enseignante a pu bénéficier de l’aide de sa collègue Ema (à droite), une prof d’anglais.
Annie Ménard (à gauche), enseignante de troisième année à l’école des Hauts-Clochers de L’Ancienne-Lorette, a eu cette idée : une classe tout équipée à l’extérieur. L’enseignante a pu bénéficier de l’aide de sa collègue Ema (à droite), une prof d’anglais.

Une classe de primaire… extérieure!

Judith Desmeules
Judith Desmeules
Le Soleil
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«Bonjour, les enfants, le cours d’anglais d’aujourd’hui se fera dehors, à l’arrière de l’école.»

Les enseignants ont été confinés à la maison ces derniers mois. Ils ont eu le temps de réfléchir, d’innover. «Ils nous disent sans cesse de se réinventer», lance Annie Ménard, enseignante de troisième année à l’école des Hauts-Clochers de L’Ancienne-Lorette. 

Pendant le temps des Fêtes, c’est ce qu’elle a fait. Elle a eu cette idée : une classe tout équipée à l’extérieur, utilisable pendant les quatre saisons. Avec un tapis, une estrade et un tableau. 

«Une vraie classe dehors! L’idée est née pendant la pandémie. Le contexte demande de se réinventer. Mais c’est une aussi une façon logique de continuer à faire des apprentissages aux enfants. On évolue, pas juste pour la pandémie. On se demande toujours comment on fait pour les accrocher à l’école. Ce projet est un bon moyen», soulève l’enseignante.

Annie Ménard (à gauche), enseignante de troisième année à l’école des Hauts-Clochers de L’Ancienne-Lorette, a eu cette idée : une classe tout équipée à l’extérieur. L’enseignante a pu bénéficier de l’aide de sa collègue Ema (à droite), une prof d’anglais.

Mme Ménard s’est donc consacrée au projet à temps plein. Elle a accumulé les demandes de subventions puis a cogné à quelques portes pour des dons.

«J’ai commencé à avoir des réponses positives. Ma directrice m’a dit : laisse-toi aller. On part avec de bonnes intentions et ça fait boule de neige.»

Les appuis financiers importants ont commencé à se concrétiser, ce qui a rendu le projet bien vivant. La classe est aujourd’hui en construction dans la cour arrière de l’école de L’Ancienne-Lorette. La première pelletée de terre s’est déroulée le 17 avril. 

«On espère qu’elle soit 100 % fonctionnelle à l’automne, mais elle devrait être prête pour quelques jours en juin. Je capote!» exprime Annie Ménard, qui espère offrir un petit cadeau de fin d’année aux élèves.

Dès cet automne, la classe extérieure ressemblera à une petite maison dans la cour.

Un terrain de jeu idéal

L’enseignante a pu bénéficier de l’aide de sa collègue Ema, une prof d’anglais. Ensemble, elles ont rassemblé les sous nécessaires. Il faut dire que le duo avait de très bonnes bases. 

Un secteur de la cour arrière apparaissait idéal pour construire le projet : un plancher de ciment (40x20 pieds) et un toit de 10 pieds de hauteur permettent d’avoir un bon début. Ensuite, il suffit d’être créatifs pour ajouter les morceaux restants…

«Depuis 1997, ça n’avait jamais été utilisé cet espace-là. À part pour des soupers hot-dogs de notre fondation. C’est un endroit extraordinaire entre les deux pavillons. Il y a déjà plein de frais sauvés. Il fallait seulement trouver une façon de l’exploiter», explique Mme Ménard.

Dès cet automne, la classe extérieure ressemblera à une petite maison dans la cour. Les enseignants pourront réserver la classe spéciale pour certains de leurs cours dans le système informatique de l’école.

L’endroit sera protégé des intempéries et du vandalisme. En plus, il n’y a jamais beaucoup de neige accumulée dans ce secteur. 

Les parents ont rapidement embarqué à pieds joints dans le projet, d’ailleurs. Certains ont fait don d’un montant d’argent, d’autres ont donné du temps. Une maman ingénieure s’est occupée des plans, un papa en construction s’est occupé du drainage… 

Jusqu’à deux groupes pourront s’y installer le temps d’une période de classe. Il y aura aussi assez d’espace pour créer un endroit ludique pour le coloriage, par exemple. Les élèves seront amenés à imaginer cette partie du projet. 

«C’est un projet qui me motive beaucoup. En tant que prof, je veux apporter quelque chose à la communauté. Mon but premier est de travailler pour les enfants, leur laisser une petite surprise derrière, une sorte d’héritage», termine Annie Ménard, très passionnée par son projet.  

Quelques détails comme les partenaires financiers ne peuvent pas être divulgués tout de suite, il faudra attendre le projet final cet automne, lors du lancement officiel.