Plusieurs écoles de Québec, comme l'école Marguerite-Bourgeoys, sont demeurées fermées mardi.

Tempête: des écoles vites sur la gâchette...

Les commissions scolaires de Québec ont été rapides sur la gâchette, mardi matin, en décidant de fermer l'ensemble de leurs écoles en prévision de la tempête. Une décision contraire à celle des commissions scolaires de la Rive-Sud de Québec, qui ont analysé différemment les informations météo.
Plusieurs parents ont décrié sur les médias sociaux la décision des commissions scolaires de la Capitale, des Découvreurs, des Premières-Seigneuries et de Portneuf de fermer de façon préventive les écoles.
«On n'est pas des devins et ce n'est pas nous, les spécialistes de la météo. Au moment de prendre la décision, tôt mardi matin, on annonçait toujours entre 15 et 25 centimètres de neige, avec du grésil et du vent», justifie Alain Vézina, porte-parole de la commission scolaire des Découvreurs. 
Pour la commission scolaire, il n'était pas question de fermer les établissements en mi-journée, étant donné le casse-tête que cette décision représente pour les parents. «Ou bien on ferme le matin, ou bien on ne ferme pas. Dans ce cas-ci comme à chaque fois, c'est la sécurité des élèves qui a orienté nos décisions», ajoute M. Vézina. 
Même discours du côté des autres commissions scolaires de la rive nord du fleuve Saint-Laurent. «Les prévisions météorologiques ne sont pas toujours exactes et le territoire de la commission scolaire est grand. Si nous pouvions voir dans le futur à 5h le matin, la décision serait beaucoup plus facile à prendre! La réalité est bien différente», commente Marie-Élaine Dion, porte-parole de la commission scolaire de la Capitale. 
En plus de se fier aux prévisions météo, les dirigeants des commissions scolaires consultent Transport Québec, Hydro-Québec, les services policiers et leurs transporteurs scolaires. Elles se concertent également entre elles. 
Ouvertes sur la Rive-Sud
La commission scolaire des Navigateurs, à Lévis, se coordonne quant à elle avec les trois autres commissions scolaires de la Chaudière-Appalaches.
«De notre côté, il nous a semblé que les prévisions de la veille n'étaient plus tout à fait les mêmes. En regardant attentivement les radars météo, on a constaté que la neige allait arriver plus tard, qu'il y aurait des précipitations moindres et de moins longue durée», commente Louise Boisvert, porte-parole de la commission scolaire des Navigateurs. Ses dirigeants ont donc pris la décision, à 5h20 mardi, de laisser les écoles ouvertes. 
La loi prévoit que tous les élèves québécois doivent aller à l'école au minimum 180 jours par année. Environ trois journées pédagogiques flottantes peuvent être utilisées chaque hiver lors des tempêtes. Les commissions scolaires de Québec ont utilisé leur première de l'hiver mardi.
Rare erreur 
Du côté d'Environnement Canada, les météorologues ont bien humblement avoué leur erreur concernant la quantité de neige prévue mardi sur la capitale. «L'air en altitude était plus chaud que prévu, alors la neige qui traversait cette couche d'air chaud tombait plutôt en grésil ou en pluie verglaçante. La quantité de précipitations était exacte, mais elle était divisée entre neige et pluie», a expliqué au Soleil le météorologue Mircea Oltean.
«Il est plutôt rare que nos outils manquent ce genre de situation, mais ça arrive», poursuivait-il en soirée mardi. M. Oltean s'attendait d'ailleurs à ce que la pluie se change de nouveau en neige durant la nuit de mardi à mercredi, avec une accumulation prévue de 10 cm d'ici ce matin. «Ça se passera surtout durant la nuit et l'intensité devrait diminuer en matinée», conclut le météorologue.  Avec Ian Bussières