La réforme amorcée par le gouvernement péquiste avait été mise sur la glace par Yves Bolduc. Devant les nombreuses critiques des enseignants, le ministre de l'Éducation a finalement décidé d'aller de l'avant avec le projet à partir de 2015-2016.

Subventions maintenues: le privé soulagé, mais non rassuré à 100 %

Les écoles privées poussent un soupir de soulagement, le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, ayant écarté l'idée de réduire de 50 % ou plus leurs subventions.
Jean-Marc Saint-Jacques, président de la Fédération des établissements d'enseignement privés (FEEP), se réjouit tout en demeurant prudent. «On est content, sans être rassuré à 100 %», lance-t-il.
Jeudi, La Presse rapportait que le ministre Bolduc avait finalement écarté l'hypothèse d'une réduction de la moitié ou plus des subventions gouvernementales accordées aux écoles privées, un scénario qui avait circulé dans le cadre des travaux de la commission Robillard sur la révision des programmes.
Il pourrait y avoir tout au plus de «petits ajustements», a laissé entendre le ministre.
Cette incertitude a eu un effet bien réel, puisque plusieurs écoles privées, en pleine période de recrutement cet automne, ont accueilli moins d'élèves aux tests de classement, affirme M. Saint-Jacques. Mais la facture pour le transport scolaire continuera d'augmenter l'an prochain, comme prévu dans le dernier budget, puisque Québec abolit son financement sur une période de trois ans. Les parents qui ont déjà reçu une facture plus élevée cet automne devront encore payer plus cher au cours des deux prochaines années.
«Ça nous inquiète, surtout pour les écoles en région», affirme M. Saint-Jacques.