Le nouveau collectif, SOS Université, a remis mardi une pétition de 4000 noms aux représentants des trois partis d'opposition (de droite à gauche): Alexandre Cloutier du Parti québécois, Françoise David de Québec solidaire et Jean-François Roberge de la Coalition avenir Québec.

Sous-financement: SOS Université sonne l'alarme

Étudiants, professeurs, chargés de cours : une centaine de personnes ont formé un cortège funèbre un peu avant midi à l'Université Laval pour dénoncer les coupes dans le budget des universités et demander au gouvernement Couillard de réinvestir massivement dans le réseau.
Le nouveau collectif SOS Université a remis mardi une pétition de 4000 noms aux représentants de l'opposition Alexandre Cloutier du Parti québécois, Françoise David de Québec solidaire et Jean-François Roberge de la Coalition avenir Québec, qui l'ont déposée à l'Assemblée nationale.
C'est la première fois que les trois partis d'opposition parlaient d'une même voix cet automne pour défendre l'éducation, un sujet qui est cher à chacun. «Je pense que le gouvernement libéral réussit à faire l'unanimité contre lui», a lancé M. Roberge. Mme David quant à elle a décidé d'utiliser sa seule période d'interpellation de l'année pour «mettre sur le gril» pendant deux heures le ministre de l'Éducation François Blais. Ça aura lieu le 20 novembre, le jour même où des parents doivent manifester devant l'Assemblée nationale, revendiquant plus de services pour leurs enfants dans les écoles.
À l'Université Laval, on s'inquiète que des profs n'aient plus de temps à consacrer à la recherche, laissant des données dormir dans leurs tiroirs, que des chargés de cours perdent leur emploi et que des étudiants se sentent traités comme des numéros.
Cette mobilisation se tient alors qu'un mouvement de grève prend aussi forme au sein de l'université. Mardi, environ 5800 étudiants de divers programmes - en majorité de sciences sociales - étaient en grève pour soutenir le milieu communautaire et les fonctionnaires du gouvernement. Des associations se préparent déjà à voter pour la grève générale illimitée si les conditions de travail en éducation sont imposées par une loi spéciale. 
Les membres de la Fédération étudiante collégiale du Québec entrent eux aussi dans le mouvement de contestation aux coupes budgétaires en lançant mardi la campagne «Je sauve mon cégep».