Depuis septembre, la FNEEQ-CSN, à laquelle sont affiliés 46 syndicats de cégeps, accuse le Conseil du Trésor de vouloir geler le gagne-pain des enseignants du collégial et les rétrograder dans l'échelle salariale.

Salaires dans les cégeps: les professeurs suspendent leurs moyens de pression

À la suite de la promesse du président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, de ne pas rétrograder les professeurs de cégep au 21e rang de la fonction publique, ces derniers ont décidé vendredi de ranger leurs pancartes.
Mais elles ne demeureront pas loin, prévient la vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), Micheline Thibodeau. «Nos membres ont une confiance limitée avec le Conseil du trésor. Ils préfèrent prévoir des moyens d'action advenant un recul», explique-t-elle. La semaine prochaine, le syndicat se réunira à nouveau pour définir un nouveau plan d'attaque advenant que les pourparlers ne progressent pas à leur satisfaction.
Dans le cadre de l'exercice administratif de relativité salariale, Québec et la FNEEQ-CSN ont entrepris des discussions cet automne. Celui-ci vise à classer, sur une échelle comportant de nombreux critères, les différentes catégories d'emploi au sein du gouvernement.
Le Conseil du trésor avait entamé la conversation en «déclassant» les enseignants au 21e rang - entraînant selon eux une diminution de 5 % de leur salaire - alors qu'ils occupent présentement un échelon supérieur.
La FNEEQ-CSN souhaitait de son côté en gravir plusieurs et voir les diplômes de deuxième et troisième cycles être davantage valorisés, un enjeu qui concerne la convention collective des profs du collégial. Or, après que l'organisation syndicale eut promis la semaine dernière un «hiver chaud», Stéphane Bédard a promis dans les pages du Soleil de les maintenir au rang 22.
Selon Micheline Thibodeau, la question des diplômes de maîtrise et de doctorat n'est toutefois pas réglée. «Pour nous, le rang 22, ce n'est pas la reconnaissance que nous appartenons à l'enseignement supérieur», fait-elle valoir.