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La ministre de l'Éducation supérieure, Danielle McCann
La ministre de l'Éducation supérieure, Danielle McCann

Rentrée sans distanciation probable dans les cégeps et universités

Olivier Bossé
Olivier Bossé
Le Soleil
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Si au moins 75 % des Québécois âgés de 16 à 29 ans ont reçu deux doses de vaccin, la rentrée se fera sans distanciation cet automne dans tous les cégeps et universités. Le port du masque pourrait toutefois demeurer obligatoire.

«Il y a maintenant une réelle possibilité que la rentrée se fasse en présence sur les campus collégiaux et universitaires au Québec. La contrainte de distanciation physique entre les étudiants ne s’appliquera plus pour le trimestre d’automne 2021», a annoncé le ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, lundi, en conférence de presse.

Mais, mais, mais. Si, si, si. Deux conditions devront être remplies.

La cible de 75 % de personnes de 16 à 29 ans pleinement vaccinées doit être atteinte. Et les conditions épidémiologiques doivent être stables, a insisté la ministre McCann, sous l’œil bienveillant du directeur national de la santé publique, Dr Horacio Arruda.

Ces conditions respectées, l’annulation de la mesure de distanciation entrerait en vigueur sur les campus, autant dans les salles de cours que dans les espaces communs.

Les activités parascolaires et sportives suivront pour leur part les mêmes mesures que le reste que le plan de déconfinement régulier du reste de la société.

«Peut-être qu’on va garder certaines mesures comme le port du masque ou d’autres», reconnaît toutefois Dr Arruda. «Il est trop tôt pour en parler. Faudra voir l’évolution au point de vue épidémiologique», ajoute Mme McCann.

Peut-on même en comprendre que la Santé publique lèvera la mesure de distanciation dans le reste de la société, une fois l’automne venu? «On souhaite avoir un maximum de cohérence, constate le Dr Arruda. Mais en temps de COVID, trois mois, c’est une éternité. Je ne pourrais pas dire pour les autres secteurs.»

Plan de repli

Advenant que la cible de vaccination d’au moins 75 % des 16 à 29 ans ne soit pas atteinte, chaque établissement devra mettre en branle son «plan de repli», comme l’appelle la ministre. Une demande de la Santé publique.

Ce qui ne signifie pas le retour complet des cours à distance. Mais les étudiants, enseignants et membres du personnel devront alors plutôt observer une règle de distanciation d’au moins 1 mètre d’espacement individuel dans les classes et les espaces communs.

Ce qui implique la présence de moins d’étudiants en même temps au même endroit.

Les établissements devront alors retrouver une forme d’enseignement en mode hybride.

«Ça fait beaucoup de travail, ils doivent faire deux planifications. Une en présence complète et une en repli», a indiqué la ministre McCann, à propos des directions des établissements et leurs profs.

«Mais j’ai leur adhésion. J’ai eu l’assurance qu’ils vont le faire», promet-elle, ajoutant que 1 m de distance de séparation s’avère déjà une amélioration marquée par rapport à la situation de la dernière année.

Dr Arruda indique que le taux actuel de vaccination pour la première dose au sein du groupe des 16 à 29 ans est de 42 %. Des activités de sensibilisation à la vaccination destinées à ce groupe d’âge seront déployées au cours des trois prochains mois par les autorités. Plus de cliniques de vaccination pourraient être ouvertes sur les campus, selon Mme McCann.

Pas de cible pour les profs

Aucune cible de vaccination précise ne sera en vigueur pour les enseignants et les membres du personnel des cégeps et universités.

«On s’attend à ce que la majorité des professeurs et des membres du personnel soient vaccinés», a répondu Mme McCann, se référant à l’objectif global de vacciner au moins 75 % des Québécois adultes de deux doses avant la fin août énoncé par le ministre de la Santé, Christian Dubé.

Quant à la montée possible en force d’un nouveau variant, Dr Arruda assure que la Santé publique «considère chaque variant comme une menace potentielle. Mais on ne peut pas vivre avec la peur ou la paralysie totale. C’est pour ça qu’il y a beaucoup de si, justement. La menace des variants est là pour rester. On va voir comment le virus se comporte l’année prochaine, s’il sera plus bénin ou s’il faudra vacciner encore chaque année comme avec la grippe. On surveille ça de très près», a-t-il résumé.