Jill Côté déplore que l'entente qu'elle avait avec la commission scolaire des Navigateurs pour que son fils Antoine (qui n'est pas sur la photo) fréquente l'école Saint-Dominique ne tienne plus.

Relâche d'automne: la CS des Navigateurs fait marche arrière

Le projet d'instaurer une deuxième semaine de relâche, à l'automne, est tombé à l'eau à la commission scolaire des Navigateurs.
Le calendrier proposé pour 2018-2019, où les enfants entraient à l'école plus tôt en août et profitaient d'une semaine de congé en octobre, était loin de faire l'unanimité au sein du personnel et des membres du comité de parents.
«L'intention de base était de venir en aide aux élèves en difficulté. Si la réceptivité n'a pas nécessairement été celle attendue, on estime que le concept n'a malheureusement pas pu être expliqué à sa juste valeur», soutient Louise Boisvert, responsable des communications aux Navigateurs. 
La commission scolaire située sur la rive sud de Québec soutenait que le congé scolaire estival était trop long pour les élèves en difficulté, qui auraient pu bénéficier de plus de repos en cours d'année. L'idée avait commencé à être étudiée en janvier. Des consultations ont été menées, mais la commission scolaire a finalement décidé de faire marche arrière et a adopté un calendrier relativement similaire à ceux des années passées le 28 mars dernier. 
Le Syndicat de l'enseignement des Deux Rives (SEDR) avait mené en février une consultation auprès de ses membres, qui étaient en grande majorité défavorables à la nouvelle mesure. «La volonté des enseignants n'allait pas dans ce sens-là. Peut-être qu'à l'avenir, si on revient avec un projet comme celui-là, il faudrait prendre le temps de l'élaborer avec tous les acteurs, comme les syndicats», estime Jocelyn Noël, président du SEDR. 
Sans s'engager pour l'an prochain, la commission scolaire des Navigateurs soutient qu'elle «ne ferme pas la porte définitivement» à un tel changement des habitudes.