François Blais

Régimes de retraite: les déficits passés des universités dans la mire

Il est «bien possible» que Québec permette aussi de rouvrir les contrats de travail des universités pour autoriser un partage des déficits passés des régimes de retraite.
Le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, a réitéré mardi qu'il déposera pour les universités un projet de loi qui sera «dans le même sillon» que celui porté par son collègue Pierre Moreau pour les municipalités.
Préoccupé par l'ampleur du déficit de plus de 1 milliard $ des caisses de retraite du milieu universitaire, le ministre Blais insiste sur la «maturité» de ces régimes. «Ça veut dire que vous avez beaucoup de retraités, mais peut-être pas assez de personnes actives, a commenté M. Blais. [...] C'est pour ça que, bien sûr, c'est bien possible qu'on ait besoin de toucher aussi au passé.»
Mêmes principes que la loi 3
La pièce législative sera portée par les mêmes principes d'équité intergénérationnelle, de pérennité des régimes et de respect de la capacité de payer des contribuables que le projet de loi 3, a répété le ministre Blais.
À l'Université Laval seulement, fin décembre 2013, le déficit des régimes s'est établi à 470 millions $. Là-dessus, plus de la moitié, 260 millions $, est attribuable aux retraités. Début septembre, le vice-recteur Éric Bauce plaidait qu'une suspension de l'indexation des retraités permettrait de récupérer la quasi-totalité des déficits de leurs régimes. 
«Un milliard [de déficit] pour les universités, c'est énorme, a commenté le ministre Blais. Moi-même, qui vient du milieu universitaire, j'ai bien vu ces dernières années jusqu'à quel point ça pouvait toucher les budgets des universités.»