Si Sophie D'Amours était élue à la tête de l'Université Laval, elle serait la première femme de l'histoire de l'institution à occuper ce poste.

Rectorat de l'Université Laval: Sophie D'Amours sur les rangs

La professeure en génie industriel Sophie D'Amours plonge la première dans la course au rectorat à l'Université Laval.
Dans une lettre d'opinion transmise aux médias, Mme D'Amours trace les grandes lignes de sa vision des universités québécoises. Selon elle, ces institutions du savoir ne doivent pas servir uniquement de leviers économiques pour une région ou une province, elles doivent aussi répondre à des questions «humaines et humanitaires». 
Mme D'Amours soutient que «les compressions budgétaires des dernières années ont fragilisé les universités québécoises» et appelle à un réinvestissement public immédiat. La candidate au rectorat croit également à une meilleure intégration de la recherche et de l'enseignement et à des universités encore plus ouvertes sur l'étranger. 
De retour vendredi d'une mission du gouverneur général du Canada en Suède, Mme D'Amours n'était pas disponible pour accorder une entrevue au Soleil. Elle devrait toutefois déposer officiellement sa candidature et lancer sa campagne au cours de la semaine prochaine. 
Vice-rectrice à la recherche
Mme D'Amours a occupé le poste de vice-rectrice à la recherche à l'Université Laval jusqu'à sa démission, pour des raisons personnelles, en juin 2015. Fille de l'ex-président du Mouvement Desjardins Alban D'Amours, la professeure a été nommée en novembre dernier coprésidente du comité-conseil sur la Stratégie québécoise de la recherche et de l'innovation. Elle est également présidente du conseil d'administration du Centre de recherche industrielle du Québec. 
Si Mme D'Amours était élue à la tête de l'Université Laval, elle serait la première femme de l'histoire de l'institution à occuper ce poste. 
Pour l'heure, aucun autre candidat ne s'est officiellement lancé dans la course pour succéder au recteur Denis Brière. Éric Bauce, l'actuel vice-recteur exécutif, devrait toutefois être sur les rangs, tout comme Michel Gendron, doyen de la Faculté des sciences de l'administration.
Les candidats ont jusqu'au 16 mars pour déposer leur candidature. Un collège électoral d'environ 150 vice-recteurs, doyens, professeurs et étudiants élira le futur dirigeant le 26 avril.