Éric Bauce est actuellement vice-recteur exécutif de l'Université Laval.

Rectorat de l'UL: «Je veux aller au bout de mes rêves», lance Éric Bauce

L'actuel bras droit de Denis Brière veut lui succéder à la tête de l'Université Laval. Le vice-recteur exécutif Éric Bauce s'est lancé dans la course au rectorat jeudi, en misant sur son expérience et sa connaissance de l'institution.
«Je veux aller au bout de mes rêves», a souhaité M. Bauce sur les ondes de la radio étudiante CHYZ 94,3. Il a lancé sa campagne en compagnie d'étudiants, car «c'est pour vous que je me lève tous les matins», a-t-il confié.
Le candidat souhaite propulser l'université davantage à l'international, favoriser la qualité de l'enseignement et créer «des synergies» entre les différentes facultés. Heureux que l'Université Laval offre plusieurs cours à distance, il veut quand même que le campus soit vivant dans les années à venir. «Un des grands défis qu'on a, c'est de maintenir les relations humaines.»
Le fait qu'il participe à diriger l'université depuis 10 ans, en compagnie du recteur Brière, lui donnerait une longueur d'avance. «Cinq ans, c'est pas long. Si on prend deux ou trois ans à apprendre, ça ne fonctionne pas.»
M. Bauce a reconnu que l'université a eu à faire face à plusieurs crises ces dernières années et il admet qu'il y a «place à l'amélioration» dans la gestion de ces crises. En entrevue au Soleil, il raconte avoir beaucoup appris avec l'équipe de direction actuelle, mais compte maintenant faire les choses à sa façon, en étant «proche des gens». 
Le candidat veut justement entendre les idées de tous les membres de la communauté universitaire durant la campagne. Il a mis en ligne le site Internet ericbauce.ca, qui comporte une section ouverte aux commentaires. «Un recteur est là pour accompagner. C'est un peu la voix des aspirations d'une communauté».
Les employés de soutien de l'Université Laval sont en grève continue depuis 10 jours, mais M. Bauce n'a pas voulu commenter l'effet que pourrait avoir cette grève sur la course au rectorat. «Ça fait partie des dossiers à gérer par le vice-recteur exécutif, pas le candidat», a-t-il plaidé. 
Face à Sophie D'Amours
Le professeur en foresterie aura à se mesurer à la professeure en génie industriel Sophie D'Amours, qui a annoncé ses couleurs samedi dernier, dans une lettre aux médias. Le doyen de la Faculté des sciences de l'administration, Michel Gendron, pourrait aussi faire partie de la course.
Les candidats ont jusqu'au 16 mars pour se manifester. Un collège électoral d'environ 150 vice-recteurs, doyens, professeurs et étudiants élira le futur dirigeant le 26 avril.