«Si ce n'était pas dans le budget, c'est parce que ce n'est pas dans notre intention de changer ce crédit-là pour l'instant», a commenté ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx.

Proulx insensible au cri d'alarme des garderies privées

Le ministre de la Famille Sébastien Proulx n'a pas l'intention d'alléger la facture des parents qui choisissent de placer leur enfant dans une garderie privée.
«Si ce n'était pas dans le budget, c'est parce que ce n'est pas dans notre intention de changer ce crédit-là pour l'instant», a commenté le ministre. Il réagissait à l'article du Soleil de mercredi, dans lequel l'Association des garderies non subventionnées en installation (AGNSI) demandait de rehausser le crédit d'impôt maximal que peuvent toucher les parents qui leur confient leurs enfants, un crédit qui n'a pas été revu à la hausse depuis 2009.
Le ministre Proulx s'est montré insensible à leur cri d'alarme et a dit ne pas croire que les garderies privées se trouvent dans une situation inéquitable par rapport au reste du réseau qui touche des subventions. Par contre, il comprend les inquiétudes de tout un chacun, parce que des places libres, il y en a «de plus en plus», que ce soit dans les Centres de la petite enfance (CPE), dans les garderies privées subventionnées, dans les garderies privées non subventionnées ou dans les milieux familiaux.
«On est dans une situation différente dans les services de garde qu'on était il y a quelques années. On n'est plus dans un enjeu de quantité, on est dans un enjeu de qualité. (...) Les parents se promènent d'un réseau à l'autre, parce qu'ils font des choix.»
Le ministre a bien l'intention de maintenir ce type de liberté pour les parents. Par contre, il dit vouloir entamer «une réflexion» cette année sur le redéploiement des places dans l'avenir. «Ça prend une place à la bonne place», illustre-t-il, afin qu'il y ait un équilibre entre l'offre et la demande un peu partout au Québec. 
Avec Simon Boivin