Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Les cégeps de Sainte-Foy (photo), de Victoriaville, de Drummondville, du Bois-de-Boulogne (Montréal), de la Gaspésie et des Îles, de Rivière-du-Loup et de Rimouski sont notamment touchés par la grève des enseignants.
Les cégeps de Sainte-Foy (photo), de Victoriaville, de Drummondville, du Bois-de-Boulogne (Montréal), de la Gaspésie et des Îles, de Rivière-du-Loup et de Rimouski sont notamment touchés par la grève des enseignants.

Première journée de grève le 30 mars pour le personnel du niveau collégial

Lia Lévesque
La Presse Canadienne
Article réservé aux abonnés
La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) donne un premier coup de semonce : environ 10 000 de ses membres, ceux du niveau collégial, vont tenir leur première journée de grève le 30 mars. 

Près d’une quarantaine d’établissements seront touchés. Les enseignants syndiqués du Cégep de Sainte-Foy seront de ceux en grève le 30 mars dans la région de Québec.

Dans l'Est du Québec, les établissements impliqués sont le Cégep de Rivière-du-Loup, le Cégep de Rimouski, Institut maritime du Québec (Rimouski), le Centre de formation aux mesures d’urgence (Rimouski), le Cégep de Matane et le Cégep de la Gaspésie et des Îles.

Les cours seront donc annulés dans 15 cégeps si aucune entente ne survient d’ici la fin du mois. Des professionnels seront aussi en débrayage dans 29 cégeps, comme le seront également le personnel de soutien de 12 établissements.

La CSQ représente la majorité des enseignants des niveaux primaire et secondaire, en plus des professionnels de l’éducation et du personnel de soutien scolaire.

La journée de débrayage du 30 mars ne concernera toutefois que ses membres du niveau collégial, tant les syndicats d’enseignants que les syndicats des professionnels et des employés du soutien, mais pas ceux du primaire et du secondaire pour l’instant.

Ses membres avaient déjà voté à 73 % en faveur d’un mandat de «l’équivalent de cinq jours» de grève, à être tenues au moment opportun. Le mardi 30 mars sera donc la première journée de ce mandat. 

«Pas de gaieté de cœur»

Des représentants de la centrale syndicale ont d’ailleurs manifesté, jeudi avant-midi, devant le parlement à Québec, pour dénoncer la lenteur des négociations pour le renouvellement des conventions collectives.

«Ce n’est pas de gaieté de cœur» que les membres de la CSQ en sont arrivés là, a tenu à dire en entrevue la présidente Sonia Éthier. «Il n’y a jamais de bon moment pour débrayer.»

La CSQ revendique une enveloppe de 200 millions $ pour l’amélioration des conditions de travail de ses membres.

Elle veut notamment plus de soutien pour les enseignants et de meilleurs salaires. Mme Éthier souligne que de plus en plus d’étudiants ont des troubles d’apprentissage, ce qui augmente la charge de travail des enseignants.

Le Trésor prêt à intensifier

La présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel, avait pourtant fait preuve d’ouverture, en février dernier, en évoquant une «accélération des négociations» avec la CSQ.

Jeudi encore, son cabinet disait avoir justement proposé de modifier la composition de la table de négociation «afin de mettre tout en œuvre pour dégager dans les meilleurs délais une entente sectorielle» dans le secteur de l’éducation.

Mais Mme Éthier affirme que depuis l’ouverture de la ministre en février, les choses n’ont guère changé. «Le message a toujours été le même : le cadre financier ne bougera pas. Ça n’a pas changé depuis. Il n’y a toujours pas d’avancée, à aucune table, qui nous permettrait de dire “voici le gouvernement nous a entendus”.»

Le gouvernement Legault réitère que l’éducation est une priorité pour lui. «Il en découle un engagement ferme du gouvernement d’améliorer les conditions de travail des enseignants ainsi que la mise en place de mesures pour améliorer la réussite éducative des élèves, mais particulièrement ceux ayant des besoins particuliers», a répondu le cabinet de la ministre LeBel. Avec Judith Desmeules, Le Soleil