Photo; Andre Pichette -- La Presse photo no: 780222-- Actualite - Sujet: Greve des professeurs Point de presse de Sylvain Mallette, president de la Féderation autonome de l’enseignement (FAE), C’est a cet endroit qu’au moins 20 000 enseignantes et enseignants de la FAE se rassembleront-30-30-09-2015

Possible grève des enseignants à Montréal, mais pas à Québec

Les 34 000 membres de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) devront se prononcer ces prochains jours sur trois jours de grève, les 9, 10 et 11 décembre. «On pense qu'il faut hausser le ton», a lancé son président, Sylvain Mallette, lundi. Cette association représente le tiers des enseignants du Québec, surtout dans les régions de Montréal, Laval et de l'Outaouais.
La FAE, qui ne fait pas partie du front commun syndical, a quitté sa table de négociation sectorielle le 3 novembre et ne compte pas y retourner tant que le gouvernement maintiendra sa position de régler les conventions collectives à coût nul.
À Québec, la stratégie est tout autre. Les enseignants font partie du front commun syndical, qui a décidé de suspendre la grève prévue des 1er, 2 et 3 décembre pour donner une chance à la négociation.
Signes d'essoufflement
Déjà, le 13 novembre dernier, les membres du Syndicat de l'enseignement des Deux-Rives (SEDR) montraient des signes d'essoufflement par rapport à la grève. Ils ont voté à 54 % en faveur de la poursuite de ce moyen de pression, mais en choisissant de faire la grève une seule journée au lieu de trois, se dissociant ainsi de la position du front commun. Une journée, le 1er décembre, qui n'aura finalement pas lieu.
«On est plus dans une logique qu'on se croise les doigts pour que ça aboutisse avant Noël. Parce que sinon, c'est sûr que je retournerais voir mes membres. Il n'y aurait pas de grève d'emblée», a indiqué Jocelyn Noël, président du SEDR. Les membres du syndicat de l'enseignement de la région de Québec (SERQ) avaient quant à eux voté à 79 % en faveur de la poursuite de la grève. 
Avec  La Presse Canadienne