Selon Éric-Jan Zubrycki, conseiller syndical au SEUL, la principale pierre d'achoppement est la volonté de la direction de l'UL de pouvoir affecter ses employés un peu n'importe où, au besoin. 

Pas de grève à l'UL... pour l'instant

Deux rencontres de la dernière chance auront lieu ce matin et demain matin entre le Syndicat des employées et employés de l'Université Laval (SEUL) et la direction de l'institution. Mais si l'employeur se montre inflexible, les employés de soutien de l'université pourraient débrayer dès mardi.
«On a une rencontre de conciliation qui est prévue [ce matin], alors ça va dépendre de l'évolution de cette rencontre-là. Le plus tôt qu'il pourrait y avoir une grève, ce serait [ce midi], mais pour l'instant, j'ai plutôt l'impression que ce ne sera pas le cas. Mais mardi, après la seconde rencontre, on pourrait avoir une grève. Ça dépend vraiment de l'attitude et des positions qui seront développées demain pendant la conciliation», indique Éric-Jan Zubrycki, conseiller syndical au SEUL.
Sans contrat de travail depuis le 1er avril dernier, les membres du SEUL ont voté en faveur de la grève à la mi-décembre. Ce sont quelque 1900 employés de soutien qui pourraient débrayer dès cette semaine, ce qui risquerait d'entraver considérablement de nombreux cours et les activités de plusieurs laboratoires, qui seraient privés de techniciens.
Selon M. Zubrycki, la principale pierre d'achoppement est la volonté de la direction de l'UL de pouvoir affecter ses employés un peu n'importe où, au besoin. Le SEUL affirme avoir déjà concédé sur le principe de déplacer un employé vers un autre service, pour aider pour quelques heures ou une journée en cas de besoin, «mais l'employeur veut plus que ça, il veut déplacer qui il veut comme il le veut sans aucune espèce d'encadrement», dit M. Zubrycki.
Notons que les pourparlers sur le volet monétaire n'ont même pas été entamés entre le SEUL et la direction.
Le syndicat s'est fait remarquer, ces dernières semaines, par une campagne sur les réseaux sociaux visant à décourager les étudiants de s'inscrire à la session d'hiver, puisqu'ils risquent de ne pas pouvoir la terminer - une tactique que la direction n'apprécie guère. «C'est une drôle de stratégie. Parce que c'est sûr que si on affecte les fonds de l'Université, ça va nous en faire moins à donner», avait commenté le vice-recteur exécutif Éric Bauce lors d'un entretien avec Le Soleil, le mois dernier.