Le campus est situé sur le boulevard de l'Entente, près du chemin Sainte-Foy, entre l'avenue Holland et la rue Myrand. Une chaussée désignée passe tout près du cégep mais l'administration aimerait que la piste cyclable à l'étude sur le boulevard René-Lévesque, entre l'Université Laval et la colline parlementaire, passe aussi par le cégep.

Pas d'assemblée sur la désaffiliation à l'ASSÉ: des cégépiens de Garneau mécontents

«Les défenseurs de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante [ASSÉ] à Garneau n'ont même pas voulu qu'on discute de désaffiliation dans une assemblée générale! Comment voulez-vous qu'on débatte d'idées dans une telle situation?»
Les administrateurs de la page Facebook «Contre la grève au Cégep Garneau» en ont contre la façon dont s'est déroulé mardi le vote sur la tenue d'une assemblée destinée à voter sur le retrait de l'Association étudiante du Cégep Garneau (AGECFXG) de l'ASSÉ.
Pour rappel, quelque 200 étudiants avaient signé une pétition à cet effet début mars, ne voyant plus d'intérêt à faire partie de l'ASSÉ. Les membres de l'AGECFXG étaient donc invités mardi après-midi à se prononcer sur une motion réclamant la tenue d'une assemblée générale sur la désaffiliation à l'ASSÉ.
Second dépouillement
Les étudiants - ils n'étaient qu'une centaine - ont voté par une majorité de quelques voix en faveur de la tenue d'une telle assemblée. Sauf qu'un second dépouillement a été demandé, et une longue discussion s'en est suivie. Le vote a été repris, et la décision initiale a été infirmée par quelques voix. Entre les deux votes, des étudiants ont quitté la salle, d'autres y sont entrés.
«C'est catastrophique et complètement antidémocratique, voilà ce que c'est», écrivent les administrateurs de la page «Contre la grève au Cégep Garneau».
Un autre étudiant souligne que les pro-désaffiliation n'avaient qu'à se pointer, qu'ils n'étaient pas 200 dans la salle et que «c'est encore le noyau dur actif qui a pris la décision au nom de la majorité».
Bisbille sur la date
En entrevue au Soleil, l'un des administrateurs de la page, Ilrick Duhamel, a reproché à son association d'avoir tenu l'assemblée un mardi après-midi. «On aurait voulu que ça ait lieu un jeudi, entre midi et 14h, parce que c'est un bloc libéré et que ça aurait permis à plus d'étudiants d'être présents. Mais en le tenant un mardi après-midi à 14h, il y avait juste les étudiants en sciences humaines qui étaient libérés», déplore M. Duhamel, qui qualifie le processus de «malhonnête».
«C'est malhonnête qu'on refuse aux étudiants le droit de s'exprimer sur la désaffiliation à l'ASSÉ», s'indigne l'étudiant.
M. Duhamel précise qu'une autre pétition réclamant une nouvelle assemblée le jeudi 7 mai a été lancée. «On revient à la charge avec la même chose, sauf que là, on va s'assurer qu'il y aura beaucoup de monde à l'assemblée.»
Le coordonnateur de l'AGECFXG, Simon Marcoux-Piché, assure que tout s'est déroulé dans les règles. «On n'a pas pu tenir l'assemblée le jour qu'ils voulaient parce qu'il n'y avait pas de salle disponible. Quant à la demande de recomptage, c'est une procédure qui existe et qui est courante, surtout quand le vote est serré», explique-t-il.
Selon lui, il y a beaucoup de désinformation qui circule actuellement parce que les étudiants méconnaissent les procédures. «La culture démocratique doit être développée», remarque-t-il.
Des étudiants du Cégep du Vieux Montréal avaient formulé des critiques semblables la semaine dernière à propos du processus de vote sur la reconduction de la grève. À deux reprises, les étudiants avaient voté contre la poursuite du débrayage. Une décision qui a finalement été renversée à l'issue d'un troisième vote.