François Blais, député de Charlebourg et ministre de l'Emploi, hérite du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur après la démission d'Yves Bolduc.

Ordre professionnel des enseignants: le ministre Blais rejette la proposition de la CAQ

La Coalition avenir Québec (CAQ) est revenue à la charge mercredi avec sa proposition de créer un Ordre professionnel des enseignants. Une idée aussitôt rejetée par le nouveau ministre de l'Éducation, François Blais.
Le porte-parole de la CAQ en matière d'éducation, Jean-­François Roberge, estime qu'un ordre permettrait de valoriser la profession enseignante. «Un ordre professionnel, ça amène du sérieux. C'est une solution qui doit faire partie d'un plan global» de valorisation du métier d'enseignant, juge M.Roberge.
Mais la création d'un tel ordre pour les enseignants n'est pas dans les cartons du ministre Blais. «Il y a plusieurs façons de favoriser la qualité des enseignants et de l'enseignement au primaire et au secondaire. Ce qu'on favorise, c'est d'augmenter les exigences pour l'entrée au baccalauréat en enseignement», a dit au Soleil l'attachée de presse du ministre de l'Éducation, Julie White.
Si elle applaudit l'idée de resserrer les critères d'admission au bac, la CAQ croit que ce n'est qu'une partie de la solution. «La profession enseignante est malade, c'est une profession qui peine à attirer des candidats. [...] La dernière chose à faire, c'est d'appauvrir les enseignants en gelant leur salaire, comme veut le faire le gouvernement», estime le député Roberge, selon qui l'augmentation du nombre d'élèves par classe est «une autre chose à ne pas faire» si on veut attirer et retenir les recrues en enseignement.