Nouvelle chaire de recherche sur les bactéries lactiques à l'UL

Les bactéries qui permettent de fabriquer du yogourt ou du fromage pourraient bientôt servir comme antimicrobiens naturels et, à terme, remplacer certains antibiotiques. L'équipe du professeur Ismaïl Fliss, du Département des sciences des aliments de l'Université Laval, poussera la recherche en ce sens, grâce à la nouvelle Chaire sur les activités métaboliques et la fonctionnalité des cultures lactiques bioprotectrices, lancée lundi.
Le professeur Fliss a fait visiter aux médias son laboratoire où un système digestif est recréé in vitro. Il explique que ses recherches permettront de mettre au point des agents de conservation naturels pour les aliments, qui pourront remplacer le sel et les additifs chimiques. 
Dans le domaine vétérinaire, M. Fliss travaille depuis une dizaine d'années à mettre au point un antimicrobien naturel, qui pourrait remplacer les antibiotiques de croissance, donnés aujourd'hui à faible dose à la volaille ou au porc. «Le problème de résistance aux antibiotiques [chez l'humain] vient du fait qu'on utilise les antibiotiques à tort et à travers», a commenté M. Fliss. La chaire est financée à hauteur de 2,7 millions $ par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, le Consortium de recherche et innovations en bioprocédés industriels au Québec (CRIBIQ) et sept entreprises : Cascades, Novalait, Sani Marc, Coopérative Fédérée de Québec, Olymel, Biena et Fumoir Grizzly.