Des élèves de l'école Coeur-Vaillant-Campanile, dans Sainte-Foy, ont eu la chance d'échanger avec la rameuse Mylène Paquette durant sa traversée de l'Atlantique. L'aventurière était de passage hier à l'école où elle a reçu plusieurs témoignages de ses «fans».

Mylène Paquette comme outil pédagogique

Pendant les derniers mois de sa traversée de l'Atlantique, Mylène Paquette a servi d'outil pédagogique à une classe de deuxième année. Grâce à leurs échanges avec la rameuse sur Twitter, des élèves de l'école Coeur-Vaillant-Campanile, dans Sainte-Foy, ont entre autres assimilé des leçons de français et de géographie. Mais plus important encore, ils ont appris la signification de la persévérance et du dépassement de soi.
Les enfants ont pu la remercier pour sa généreuse implication auprès d'eux hier alors que l'aventurière était de passage dans leur école. Accueillie en héroïne dans le gymnase où la foule d'élèves, de professeurs et de parents scandait «Mylène! Mylène!», la rameuse a navigué de surprise en surprise pendant plus d'une heure et demie. Elle a d'abord eu droit à un petit goûter de fruits «qui lui ont manqué en mer», puis à de nombreux témoignages transmis sous diverses formes : montage vidéo, chanson, pièce de théâtre.
C'est «Madame Catherine», enseignante de deuxième année, qui a eu l'idée cet automne de communiquer sur Internet avec celle qui a entrepris en juillet le défi de traverser en solo l'Atlantique à la rame. La photo de Mylène «en train de faire des grands signes au Queen Mary 2 dans son petit bateau jaune» publiée dans les médias avait interpellé la prof qui se sert du réseau social en classe pour des projets de lecture et d'écriture.
«Sur Twitter, les jeunes n'ont pas l'impression de travailler, on lit, on écrit, on crée des phrases. Pour les élèves, comme ils étaient engagés, c'était beaucoup plus intéressant de parler de Mylène que de n'importe quel autre sujet qui a de lien avec leur vie. Là, ils trouvaient des liens avec tout ce que Mylène vivait, que ce soit le courage, ce qu'elle a mangé, les animaux marins, on parlait beaucoup de l'environnement aussi», explique Catherine Lapointe, qui n'a pas négligé les mathématiques ou la géographie dans l'exercice.
Lettre de remerciements
Dans une lettre de remerciements qu'elle a adressée à la rameuse, l'enseignante lui témoigne de l'influence «non négligeable d'un projet rassembleur avec les élèves en difficulté d'apprentissage. Ceux pour qui la persévérance est devenue une nécessité. J'ai eu l'impression qu'ils se projetaient dans ton aventure parfois ardue et longue, remplie d'obstacles», écrit-elle.
Maxime, un élève de sa classe qui en arrache en lecture, en a fait la démonstration hier. Prenant le micro devant l'audience pour présenter un livre audio réalisé avec ses camarades et pour lequel il a prêté sa voix, il a témoigné de son expérience. «Ça a été un gros défi. Je suis fier de moi», a-t-il dit, avant d'être applaudi par la foule.
Tout sourire, Mylène Paquette s'est dite très heureuse de l'expérience vécue avec les jeunes de l'école Coeur-Vaillant-Campanile réalisée grâce à son équipe au sol qui relayait ses messages aux enfants. «Ça me faisait me rendre compte à quel point ce que je faisais pouvait être important pour d'autres personnes [...] Cela avait plus de puissance d'être suivie par des écoles que monsieur et madame Tout-le-monde parce que ça devenait un moyen d'apprendre», souligne la rameuse qui avait hier un autre message à transmettre aux enfants. «C'est correct d'avoir peur, mais il faut être courageux. Il faut reconnaître les difficultés, mais se retrousser les manches pour travailler.»