«La session n'est pas à risque du tout. On se parle, les négociations avancent. Il y a des points qui achoppent, mais je crois qu'on va y arriver», a commenté Éric Bauce, vice-recteur exécutif de l'Université Laval.

Menace de grève à l'UL: Bauce pas inquiet pour la session d'hiver

Les dirigeants de l'Université Laval ne sont pas inquiets pour la session d'hiver qui commence, malgré une menace de grève qui plane de la part du Syndicat des employés de l'Université Laval (SEUL).
«La session n'est pas à risque du tout. On se parle, les négociations avancent. Il y a des points qui achoppent, mais je crois qu'on va y arriver», a commenté Éric Bauce, vice-recteur exécutif de l'Université Laval en marge d'une annonce de financement de l'Amundsen lundi. 
Depuis le début janvier, le SEUL mène une campagne sur les réseaux sociaux pour décourager les étudiants de s'inscrire à l'Université Laval pour la session d'hiver, car ils risquent de ne pas pouvoir la terminer. Un message que n'apprécie pas M. Bauce. «C'est une drôle de stratégie. Parce que c'est sûr que si on affecte les fonds de l'Université, ça va nous en faire moins à donner [...] Il y a des discussions qui se font entre le syndicat et l'employeur et je pense que ça devrait rester à ce niveau-là. On ne devrait pas venir inquiéter les étudiants pour des négociations comme ça», a-t-il soutenu. 
L'Université Laval n'a toutefois pas eu, pour l'instant, à gérer les incertitudes de plusieurs personnes inscrites à la présente session. «On ne sent pas une vague d'inquiétude chez nos étudiants du tout», admet M. Bauce. 
Le SEUL a commencé à exercer des moyens de pression et à organiser des manifestations l'automne dernier. Il a plusieurs fois menacé de paralyser l'Université. Ses membres ont voté à 80 % pour un mandat de grève, à exercer au moment opportun. Malgré tout, une douzaine de séances de conciliation sont prévues au cours des prochaines semaines avec l'employeur.