Marco Weber prendra place dans son kayak du matin au soir le long de la Rive-Sud du Saint-Laurent pour pouvoir rallier Montréal à Percé - et pagayer 1000 km - en 30 à 35 jours.

Marco Weber veut lutter contre l'intimidation en pagayant

Un photographe de presse longueuillois, Marco Weber, entamera vendredi un périple en kayak de mer de 1000 km en solitaire entre Montréal et Percé, avec pour but d'amasser des dons et de sensibiliser la population à la lutte contre l'intimidation faite aux enfants en milieu scolaire.
L'idée d'une pareille expédition est venue à M. Weber il y a quelques années grâce au comédien Jasmin Roy, qui venait alors tout juste de lancer la fondation portant son nom. «Je côtoyais Jasmin dans mon travail et quand il a lancé ça, j'ai fait wow», explique le photographe au sujet de la lutte que mène M. Roy contre la discrimination, l'intimidation et la violence faite aux jeunes. 
À compter de vendredi, Marco Weber prendra place dans son kayak du matin au soir le long de la rive sud du Saint-Laurent. Le chevronné kayakiste de 43 ans espère pouvoir rallier Percé en 30 à 35 jours, mais il avoue que la température aura son mot à dire dans la durée, et même la réussite, du défi. Chaque soir, il s'arrêtera pour camper, mais il est pratiquement impossible pour lui de prévoir où il sera. Les conditions optimales de navigation entre Montréal et Québec lui permettent néanmoins de croire qu'il croisera le Cap Diamant dès le troisième jour du défi, le 3 août. 
Marco Weber s'est entouré durant les derniers mois de nombreux commanditaires qui assureront avec lui toutes les dépenses nécessaires à la réalisation du défi sportif qu'il s'est lancé. Ainsi, tous les dons amassés via son site Internet www.defimarcoweber.com vont directement à la Fondation Jasmin Roy. M. Weber est convaincu que l'argent amassé pourra faire une différence rapidement. 
«La lutte contre l'intimidation, ça peut donner des résultats rapidement, ça ne prend pas 25 ans de recherche dans un laboratoire pour changer les choses», lance-t-il convaincu. Étant lui-même père d'un garçon de 7 ans dyspraxique, la cause lui tient particulièrement à coeur.
Faire la promotion du kayak
Au-delà de la cause de l'intimidation, le québécois d'adoption espère également faire la promotion du kayak, un sport auquel il a été initié très jeune par son père en Suisse, mais qu'il n'a commencé à pratiquer réellement qu'une fois au Québec au début de l'adolescence. «J'ai découvert un moyen de transport silencieux, rapide et efficace», explique le Longueuillois, désormais instructeur de kayak certifié.
M. Weber a contacté au cours des dernières semaines différents clubs de kayak de la province afin que des jeunes puissent venir pagayer à ses côtés pendant quelques kilomètres. Des familles se sont également manifestées pour venir le rejoindre. «Des parents m'ont contacté et m'ont dit que leur enfant avait été intimidé et que ce serait le fun de venir me voir avec lui en kayak.» 
Le tout sera rendu possible par un signal GPS qu'émettra Marco Weber toutes les heures de son embarcation. La population pourra donc suivre sa progression en temps réel via le site Internet du défi ainsi que sur sa page Facebook, où le principal intéressé publiera plusieurs photos et vidéos captées par des caméras GoPro montées à bord de son kayak.