La Société des Amis du Jardin Van den Hende doit quitter son local situé dans le pavillon de l'Envirotron, situé au coeur du jardin botanique de l'Université Laval.

L'Université Laval expulse la Société des Amis du Jardin Van den Hende

La Société des Amis du Jardin Van den Hende se fait montrer la porte par l'Université Laval, qui met fin à l'entente qui les liait depuis plus de 20 ans. L'organisation bénévole a jusqu'à jeudi pour plier bagage.
<p>Pierre Francois Ricard, Andrée Gosselin et Jacques Allarden plein déménagement</p>
Dans les rangs des bénévoles de la Société des Amis, c'est l'incompréhension. «On est sous le choc, affirme le président du conseil d'administration, Pierre-Claude Poulin. On n'a aucune idée de ce qu'on nous reproche. On aimerait comprendre pourquoi on veut nous mettre dehors.»
En avril, l'Université Laval a décidé de mettre un terme à sa collaboration avec la Société des Amis, qui compte plus de 400 membres. L'entente ne correspondait plus aux besoins et à la vision de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation, qui veut rendre ce lieu davantage accessible au grand public, explique la porte-parole Andrée-Anne Stewart. «La Faculté reprend en charge l'animation et l'accueil du public» qui étaient jusqu'à maintenant assurés par la Société des Amis, explique-t-elle.
Pour y arriver, l'Université s'affaire à créer son propre comité de bénévoles au sein même de la Faculté, alors que la Société des Amis était un organisme à but non lucratif autonome, géré par un conseil d'administration. Les bénévoles de la Société, qui organisaient plusieurs conférences et activités chaque été, ont commencé à faire leurs boîtes puisque le contrat avec l'Université prend fin le 24 juillet.
Une rencontre de la dernière chance est toutefois prévue mercredi entre le vice-recteur exécutif Éric Bauce et des membres de la Société des Amis. M. Poulin garde espoir d'en arriver à une entente. «Qu'on nous propose un projet et on va le soumettre à nos membres», affirme-t-il.
Du côté de l'Université, on admet que les relations n'étaient pas au beau fixe depuis quelques années. «Les communications entre la Société des Amis et la direction du Jardin étaient quasi inexistantes, ce qui n'aidait pas les relations de travail», indique Mme Stewart.
Cette dernière affirme qu'il n'y aura pas de perte de main-d'oeuvre, même si plusieurs bénévoles de la Société des Amis participaient à l'entretien du jardin. «Les gens qui étaient bénévoles peuvent continuer de l'être», assure-t-elle. Du côté de la Société, on estime au contraire que cette mésentente pourrait refroidir l'ardeur de plusieurs jardiniers.